vendredi 27 août 2010

Ce qui se cache derrière le retour de Fidel


Après avoir été absent de la scène publique pendant près de quatre ans, le vieux dictateur multiplie les apparitions. L’éditorialiste Andres Oppenheimer tente d’en décrypter les raisons.

La perplexité règne chez tous ceux qui suivent l’actualité cubaine et qui voudraient savoir ce que Fidel Castro est en train de tramer.

Depuis le mois dernier, où il a fait sa première apparition publique depuis quatre ans, le dictateur cubain officiellement à la retraite, qui a fêté ses 84 ans le 13 août, n’a cessé de se montrer en public et de monopoliser les gros titres. S’affirmant totalement guéri de la maladie intestinale qui l’avait contraint en 2006 à déléguer la présidence à son frère, le général Raúl Castro, Fidel a fait plus d’une dizaine de sorties en public depuis qu’il a été photographié, le 7 juillet, lors d’une visite au Centre national de recherche scientifique.

Chercherait-il à saper l’image de son frère, ou au contraire à l’aider ? Il existe au moins cinq théories autour de ce retour inopiné de Fidel sous les projecteurs.

Théorie n° 1
Il le fait pour envoyer un message fort aux Cubains, y compris à son frère Raúl, selon lequel il ne faut pas dévier de l’orthodoxie communiste au moment où les problèmes économiques de l’île incitent beaucoup de Cubains à envisager des réformes économiques libérales.

Théorie n° 2
Fidel Castro fait son retour sur la scène publique pour manifester son soutien à son frère et pour envoyer un message à la frange la plus intransigeante du Parti communiste cubain afin qu’elle soutienne les réformes économiques limitées proposées par Raúl. “En se rendant aussi visible, Fidel envoie un message à la ligne la plus dure du Parti : ‘Je suis lucide, je tiens la barre, je suis au courant de ce qui se passe dans le monde, et je refuse qu’on fasse quoi que ce soit contre Raúl’”, estime le dissident cubain Guillermo Fariñas, en convalescence chez lui à Santa Clara après une grève de la faim de 135 jours.

Théorie n° 3
Il cherche à attirer l’attention de la presse internationale pour éclipser la nouvelle de la mort du prisonnier politique Orlando Zapata Tamayo et les manifestations de dissidents qui ont suivi. Jusqu’à la réapparition du Líder Máximo, le traitement journalistique international de Cuba se résumait à la mort de Zapata Tamayo et aux manifestations. Désormais, la presse ne parle plus que de Fidel.

Théorie n° 4
Il cherche à attirer l’attention de la presse internationale pour la détourner du récent accord passé entre le régime cubain et l’Eglise catholique en vue de la libération de cinquante-deux prisonniers politiques, dont vingt et un ont été relâchés (ou plutôt forcés à l’exil). En plus de chercher à détourner l’attention mondiale des dissidents, Fidel Castro s’efforce aussi de détourner l’attention des Cubains, pour éviter qu’ils n’interprètent les récentes libérations de prisonniers politiques comme un signe d’affaiblissement du gouvernement, ce qui risquerait d’encourager les opposants pacifiques à intensifier leurs manifestations.

Théorie n° 5
C’est une question d’ego. Fidel Castro, grand champion du narcissisme-léninisme, ne supportait plus de jouer le rôle d’éditorialiste invisible sur les questions internationales auquel il était cantonné depuis quatre ans. Il sent aujourd’hui que sa santé s’est améliorée, et il n’a pu s’empêcher de faire un grand retour retentissant.

A mon avis, il y a sans doute du vrai dans chacune des cinq théories, mais je crois que l’hypothèse la plus proche de la réalité est une combinaison des trois dernières. Ce n’est pas une coïncidence si la première apparition publique de Fidel Castro a eu lieu le 7 juillet, le jour même de l’annonce par l’Eglise cubaine de l’accord conclu avec le régime sur la libération de prisonniers politiques. Il n’y a pas de hasard non plus dans la date de la première réapparition de Fidel à la télévision cubaine – le 12 juillet –, quelques heures à peine avant que le premier groupe de détenus libérés n’arrive en Espagne et ne commence à raconter au monde entier les horreurs des prisons cubaines.

dimanche 22 août 2010

L'increvable logiciel colonial


Evo Morales en Bolivie, Hugo Chávez au Venezuela, Rafael Correa en Equateur : ces trois dirigeants doivent leur existence politique au fait que la société créole a perpétué jusqu'à aujourd'hui des relations de pouvoir héritées de la conquête espagnole, sans laisser émerger la composante indienne. L'analyse du chroniqueur espagnol Miguel Angel Bastenier.

De gauche à droite, le président bolivien Evo Morales et ses homologues équatorien Rafael Correa et vénézuélien Hugo Chávez lèvent le poing au sommet de l'Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), 25 juin 2010.

On a qualifié l'Amérique latine d'"autre Occident" ou d'"Extrême-Occident", toujours dans le sens de variante ou de prolongement de l'Europe. Une vision moins charmante consisterait à la présenter comme une caricature du Vieux Continent. Quoi qu'il en soit, toutes ces conceptions eurocentriques du monde indo- ou ibéro-américain sont remises en question en ce XXIe siècle.

On ne peut pas porter le même regard sur toute l'Amérique latine. Même si les Argentins et les Uruguayens auraient tort de se considérer simplement comme des Européens nés dans la Pampa ou sur les rives du río de la Plata, le développement tardif de la colonie et l'afflux massif d'Européens du Sud qui a marqué ces deux pays au XIXe siècle sont tels que la composante européenne reste aujourd'hui très forte. Mais de Salta, dans le nord de l'Argentine, au río Bravo, à la frontière mexicaine avec les Etats-Unis, en passant par l'extrême Sud chilien, l'européanité est un exercice politique qui, pour se nourrir, a dû nier le pays sous-jacent.

La première alerte a été la révolte indienne du Chiapas, en 1994, dirigée par le "créole" Rafael Guillén, plus connu sous le nom de sous-commandant Marcos. Ce mouvement, qui aspirait à ébranler le continent, ne devait cependant atteindre sa majorité qu'en 2006, avec l'élection à la présidence de la Bolivie d'Evo Morales, dont l'objectif est de faire affleurer ce pays d'en bas au détriment de celui d'en haut, le "créolat" [la société créole].

La tentative de cet Indien Aymara pour refonder la Bolivie peut s'entendre comme un premier pas, ou bien comme une fin en soi. Dans la première hypothèse, Morales pourrait penser que la société bolivienne n'était pas encore prête à se défaire totalement de ses habits occidentaux, pas plus que ne l'était en 1810 la société coloniale pour revendiquer l'indépendance au lieu de soutenir le roi d'Espagne Fernando VII contre Napoléon. Dans la seconde hypothèse, la réinvention d'une légalité indienne devrait trouver sa place aux côtés de l'européanité laissée par la colonie. Mais une partie de la population indienne de Bolivie semble redouter que cette première synthèse ne soit en fait la définitive, multipliant par son agitation les problèmes pour l'ancien leader syndical des cultivateurs de coca.

Le président vénézuélien Hugo Chávez, en revanche, appelle "socialisme du XXIe siècle" sa tentative de révolution, noire et métisse, lui accolant le qualificatif de "bolivarienne" pour souligner son ambition de réunification de l'ancien espace impérial. Et cela n'est pas un hasard si Chávez s'est récemment découvert du sang indien.

Le troisième acteur de ce mouvement, bien qu'allié des deux autres, s'en distingue sur des questions de fond. C'est d'ailleurs pourquoi le créolat équatorien, au lieu de livrer une guerre des mots au président Rafael Correa, ferait mieux de prier pour lui : car si son socialisme jacobin et occidentalisant échoue, c'est un Evo équatorien qui les attend ou un Evo à la puissance deux, comme cela pourrait arriver aussi à la Bolivie. On peut en dire autant d'Alan García, rempart de l'Occident au Pérou, et de la plupart des gouvernements d'Amérique centrale.

Qu'ont en commun ces pays dont les dirigeants bataillent pour changer les relations de pouvoir héritées de la conquête espagnole et perpétuées après l'indépendance ? Appelons cela le logiciel colonial.

Ce n'est pas tant que les Espagnols, des assassins génocidaires, comme les qualifie l'auteur de chevet de Hugo Chávez Eduardo Galeano [auteur en 1971 des Veines ouvertes de l'Amérique latine], aient été foncièrement pervers, mais que leurs successeurs, les libérateurs et les artisans de l'indépendance, ont été contaminés par le logiciel colonial, autrement dit incapables de cesser d'être ce qu'ils étaient : des produits de la colonie, qui continue de vivre dans tout ce qu'ils font et qui les a empêchés de laisser émerger le pays d'en bas.

Le premier et grand exemple de logiciel colonial a sans doute été le président mexicain Carlos Salinas de Gortari qui, en signant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en cette année 1994 d'insurrection, a cru assurer l'entrée automatique de son pays dans le "premier monde" industrialisé.

Le problème de cette Amérique qui veut se réinventer n'est pas son occidentalité plus ou moins profonde, mais le fait qu'elle est marquée par le logiciel d'un monde d'origine, l'Europe, qui a mal atterri en Amérique, qui a été incapable de façonner un pays qui, quoiqu'injuste comme l'est tout l'Occident, aurait au moins su être intégrateur. Morales sait ce qu'il veut, qu'il s'arrête à la première étape ou bien veuille achever la seconde, mais il ne sait pas comment y parvenir. Chávez sait ce qu'il est en train de construire, une démocratie électorale à son service, mais il est probable qu'il ignore où il va. Et Correa entend réformer l'Equateur, mais sans le bouger de sa place en Occident. Une chose est sûre : tous trois doivent leur existence à ce stigmate durable de la colonie, qui transforme en caricature l'imitation latino-américaine du monde occidental.

jeudi 19 août 2010

Chavez n’est pas disposé à céder à Washington


Le président vénézuélien réitère son refus d’accréditer le nouvel ambassadeur américain à Caracas, lui reprochant de s’être immiscé dans les affaires intérieures de son pays.
Simple péripétie diplomatique entre Caracas et Washington ou nouvelle tentative de déstabilisation américaine du Venezuela à l’approche des élections de la fin septembre ? Hugo Chavez a renouvelé lundi son refus d’accréditer Larry Palmer, le diplomate désigné par les États-Unis pour le poste d’ambassadeur à Caracas. Il a en outre prévenu qu’il serait expulsé si l’impétrant venait à prendre son poste au Venezuela.
Le président vénézuélien, dans une interview diffusée par la chaîne de télévision publique VTV, a estimé «impossible» que Palmer, qui fut au début des années 2000 ambassadeur au Honduras…, puisse assumer le poste d’ambassadeur à Caracas, lui reprochant de s’être prononcé sur la situation intérieure de son pays.
Avant de valider sa candidature début août devant une commission du sénat américain, Palmer avait estimé que le moral des Forces armées vénézuéliennes était «bas» et il s’était dit «convaincu» de la présence de camps des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) sur le sol vénézuélien. Cette accusation, immédiatement condamnée par Chavez, avait été également formulée par Bogota et avait abouti à la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays jusqu’à la prise de fonctions du nouveau président colombien, Juan Manuel Santos, le 7 août dernier.
Hugo Chavez a demandé à Barack Obama de «chercher un autre candidat» pour la représentation américaine à Caracas. «Il ne peut pas venir comme ambassadeur. Il a rompu lui-même les règles de la diplomatie. Il ne peut pas venir ici», a-t-il dit la semaine dernière. De son côté Washington a déclaré partager les «préoccupations» de son diplomate, tout en précisant qu’il n’avait pas interféré dans les affaires internes du Venezuela. Ce que visiblement le président Chavez a du mal à croire, compte tenu du lourd passif de l’administration américaine à l’égard du Venezuela. On se souvient de la tentative de putsch de 2002 où l’ambassade américaine avait apporté un soutien politique appuyé à Pedro Carmona, le futur chef de la junte, ou encore du travail de sape entrepris dans la zone pétrolière de Zulia tout près des îles d’Aruba et de Curaçao, dont les bases militaires américaines ont vu leurs effectifs renforcés.

vendredi 30 juillet 2010

Chavez annonce le déploiement de troupes à la frontière colombienne


Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi que son pays avait déployé des unités d'infanterie et d'aviation à la frontière avec la Colombie, parce que le président sortant de ce pays, Alvaro Uribe, était "capable de n'importe quoi".

"Nous avons déployé des troupes, de l'armée de l'air (...) de l'infanterie, mais en silence parce que nous ne voulons déranger personne dans la population", a déclaré Hugo Chavez par téléphone à la télévision d'Etat VTV, sans donner de détails sur les troupes déployées.

"Uribe est capable de n'importe quoi dans les jours qui lui restent (au pouvoir) (...) Cela est devenu une menace de guerre et nous ne voulons pas la guerre", a poursuivi M. Chavez.

Arrivé au terme de son dernier mandat, Alvaro Uribe transmettra ses pouvoirs le 7 août à son successeur élu Juan Manuel Santos.

Hugo Chavez a également annoncé la création d'une nouvelle "région militaire" à la frontière avec la Colombie.

Parallèlement, l'armée de l'air colombienne a annoncé vendredi l'installation d'une base aérienne à Yopal (est de la Colombie), destinée à la surveillance de la zone frontalière avec le Venezuela et au combat contre les rebelles colombiens dans la région.

Le 22 juillet, l'ambassadeur de Colombie auprès de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Hoyos, avait présenté une série de "preuves" (images satellites, coordonnées GPS, photos) de la présence "active" de quelque 1.500 rebelles colombiens au Venezuela.

Hugo Chavez avait immédiatement annoncé la rupture des relations avec la Colombie, une première depuis son arrivée au pouvoir en 1999, même si le chef de file de la gauche radicale latino-américaine entretient depuis des années des relations houleuses avec le conservateur Uribe.

Il avait également placé l'armée en "état d'alerte maximal".

Répondant aux accusations colombiennes, Hugo Chavez a affirmé vendredi que l'armée vénézuelienne avait inspecté, sans rien trouver, les sites que Bogota soupçonne d'abriter des rebelles colombiens.

"Nous avons effectué un vol à la recherche des endroits indiqués (...) A l'une des coordonnées signalée par cet énergumène (M. Hoyo, ndlr), il y a une pierre. J'ai dit aux camarades de soulever la pierre, peut-être y a-t-il un tunnel en dessous", a ironisé le président vénézuélien.

A un autre endroit, "il y a une vieille maison et un petit hangar abandonnés, qui ont été décrits comme le grand campement bolivarien", a-t-il ajouté.

"En dépit du +show+ (de la Colombie), nous ne pouvons permettre que des forces paramilitaires colombiennes s'installent en territoire vénézuélien ou y transitent ou quoique ce soit d'autre", a-t-il toutefois assuré.

Il a également affirmé qu'un "hélicoptère colombien avait violé l'espace aérien vénézuélien pendant cinq minutes dans la zone frontalière" entre l'Etat de Zulia et du nord de celui de Tachira", frontaliers de la Colombie.

M. Chavez a annulé une visité prévue lundi dernier à Cuba, affirmant que le risque d'une attaque aérienne colombienne n'avait jamais été aussi important.

La Colombie et le Venezuela sont restés figés sur leurs positions jeudi lors d'une réunion régionale, laissant visiblement le soin au prochain gouvernement colombien de Juan Manuel Santos, investi dans une semaine, d'une éventuelle normalisation.

jeudi 22 juillet 2010

Venezuela: Bogota rappelle son ambassadeur


La Colombie a rappelé son ambassadeur à Caracas, dernier épisode en date d'un différend avec le Venezuela voisin qu'elle accuse d'abriter des rebelles des Farc sur son territoire. La semaine passée, le président Hugo Chavez avait rappelé son ambassadeur à Bogota. Les autorités colombiennes ont répliqué par une mesure similaire mercredi soir.

mercredi 21 juillet 2010

Venezuela: Chavez veut s'emparer de la majorité de la chaîne d'opposition Globovision


Le président socialiste du Venezuela, Hugo Chavez, a assuré mardi qu'il comptait s'emparer de la majorité des actions de la chaîne de télévision privée Globovision, très critique à son égard, en dépit de l'opposition déclarée du groupe propriétaire de cette chaîne.

Chef de file de la gauche radicale latino-américaine, Hugo Chavez a par ailleurs menacé de révoquer l'autorisation d'émettre de la chaîne Vale TV, accordée à l'Eglise vénézuélienne avant son arrivée au pouvoir et qui doit, selon lui, "retourner au peuple".

Lors d'une cérémonie retransmise à la télévision, le président vénézuélien a révélé que le président de la Banque fédérale, Nelson Mezerhane, était intervenu en juin à la demande du gouvernement pour acquérir "20% des actions de Globovision" et, via une autre entreprise, 5,8% supplémentaires.

De plus, "il y a encore 20% des actions de Globovision qui sont dans l'air", appartenant à un des fondateurs de la chaîne, Luis Teofilo Nunez, décédé en 2007 et qui vont donc "passer à l'Etat", a ajouté Hugo Chavez.

Ainsi, "25,8% plus 20% font 45,8%, l'ami", s'est réjoui le chef de l'Etat, salué par les rires et les applaudissements de ses partisans.

"Personne ne va dire que nous les exproprions. Non, nous nous joignons à l'affaire", a-t-il ajouté.

Pour Hugo Chavez, "dans les prochains jours, le conseil supérieur de la Banque fédérale va devoir désigner un représentant au conseil d'administration de Globovision", a-t-il dit, citant quelques noms de présentateurs de programmes de la télévision d'Etat.

Globovision a annoncé dans un communiqué son refus de l'opération, les statuts de l'entreprise propriétaire de la chaîne stipulant que "les actionnaires individuels n'ont pas le droit de désigner des membres du conseil d'administration", nommés en assemblée générale avec le vote requis de 55% du capital social.

"Au-delà des personnes qui peuvent s'asseoir à son conseil d'administration, la ligne éditoriale de Globovision ne se mesure pas en pourcentage d'actions (...) ni ne s'exproprie", a ajouté le communiqué.

Globovision est sous le coup de plusieurs procès déclenchés par Hugo Chavez et a été menacée de fermeture à maintes reprises par le chef de l'Etat, qui a qualifié ses programmes de "terrorisme médiatique".

mardi 20 juillet 2010

Dernière minute :Chavez-Castro


Le Président Hugo Chavez vient de déclarer à Caracas que Fidel Castro pourrait faire une apparition publique dans la capitale Venezuelienne.La déclaration a été faite sur la télévision publique VTV.La semaine dernière Chavez avait salué la réapparition publique à 5 reprises du leader maximo qu'il considère comme son père spirituel en politique.Il lui avait à cette occasion lancé une invitation à se rendre au Venezuela.Fidel Castro est aujourd'hui âgé de 83 ans .