
Affiche demandant la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages des Farc. Nicolas Sarkozy, qui veut encorager la démarche de médiation proposée par son homologue vénézuélien Hugo Chavez, s'est entretenu avec ce dernier et doit contacter ce jeudi le président colombien Alvaro Uribe pour évoquer le sort de l'otage franco-colombienne
Nicolas Sarkozy a téléphoné mercredi à son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, et devait s'entretenir jeudi avec le président colombien Alvaro Uribe pour évoquer le sort d'Ingrid Betancourt, annonce le porte-parole du président français.
Le chef de l'Etat a dit à Hugo Chavez que "la libération des otages, et en particulier celle d'Ingrid Betancourt, reste un objectif de première importance pour lui", a rapporté David Martinon lors de son point de presse hebdomadaire.
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt est otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis plus de cinq ans.
Selon David Martinon, Nicolas Sarkozy veut "encourager" la démarche d'Hugo Chavez, qui s'est engagé à jouer un rôle "d'observateur et de garant" dans le processus de libération des otages en Colombie.
"Le président s'entretiendra cet après-midi avec le président Uribe, avec lequel il compte rester en contact très étroit", a aussi fait savoir le porte-parole de l'Elysée. "Le sujet et suffisamment complexe et douloureux pour qu'on essaie d'utiliser tous les ressorts possibles".
Ce que la France attend désormais, "ce sont des preuves de vie de Mme Betancourt", a-t-il rappelé.
Hugo Chavez a proposé d'accueillir dans son pays des pourparlers sur la libération des otages des Farc. Selon un dirigeant des Farc, la guérilla a accepté le principe de négociations au Venezuela, mais affirme que toute libération d'otages devra avoir lieu en Colombie.
Interrogé sur la capacité d'Hugo Chavez à faire avancer ce dossier, David Martinon a répondu : "Savoir si le président Chavez a ou non une influence sur les Farc est une question superflue. On n'a pas besoin de le savoir pour saisir la perche".
Les Farc détiennent depuis des années des centaines de policiers, soldats et dirigeants politiques, dont Ingrid Betancourt, ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne, qui fut enlevée en février 2002.
1 commentaires:
Incroyable.Cela m'aurait étonné qu'il ne s'en mêle pas ce monsieur touche à tout .Dans cette affaire, seule compte la sensibilité latino américaine .Et c'est elle qui réglera le problème .
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