
La menace du président vénézuélien, Hugo Chavez, de transformer la Bolivie en un «Vietnam des mitrailleuses» en cas de coup d'État contre son allié, le président Evo Morales, a provoqué une violente polémique dans le pays andin.
Ce n'est pas la première fois que le président Chavez prévient qu'il «ne restera pas les bras croisés» si le président socialiste Evo Morales était assassiné ou renversé.
En Bolivie, l'opposition libérale a critiqué cette «ingérence inadmissible» et a demandé la révision des relations avec Caracas. L'ancien président conservateur Jorge Quiroga (2001-2002) a pour sa part qualifié de «lâche» le dirigeant vénézuélien.
Hugo Chavez avait déclaré dimanche à Cuba lors d'une émission en la mémoire du Che Guevara que «les vénézuéliens ne resteraient pas les bras croisés» si Evo Morales était renversé, évoquant «le Vietnam des mitrailleuses, le Vietnam de la guerre».
M. Chavez faisait allusion aux paroles du révolutionnaire argentin qui avait lancé dans les années soixantes la consigne de créer «un, deux, trois Vietnam» dans la lutte contre les États-Unis.
Le Venezuela accorde une aide importante à la Bolivie notamment en hydrocarbures.
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