vendredi 2 novembre 2007

Betancourt: le président du Venezuela Chavez à Paris le 20 novembre



Le président du Venezuela Hugo Chavez, médiateur dans le dossier des otages en Colombie, effectuera une visite le 20 novembre à Paris, où il rencontrera notamment son homologue français Nicolas Sarkozy, a annoncé vendredi l'Elysée.
M. Chavez devrait s'entretenir avec M. Sarkozy de la situation des otages aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), parmi lesquels se trouvent la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.
Cette visite intervient alors que M. Chavez a rencontré récemment Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla marxiste afin de préparer une rencontre entre le président vénézuélien et un chef des FARC.
La tenue de cette réunion, initialement prévue le 8 octobre à Caracas, est cruciale en vue d'un éventuel échange de 45 otages des FARC contre 500 rebelles incarcérés, réclamé par la guérilla.
Rodrigo Granda avait été libéré de sa geôle colombienne le 4 juin sur ordre du président Alvaro Uribe, après que Nicolas Sarkozy, qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt l'une des ses priorités, eut plaidé en ce sens afin d'encourager le dialogue.
Selon la presse vénézuélienne, une nouvelle rencontre était prévue vendredi au Venezuela entre M. Chavez et Rodrigo Granda, installé à Cuba depuis sa libération.
Ces derniers développements incitent à "l'optimisme", a jugé un comité français de soutien à Ingrid Betancourt, proche du père et des enfants de l'ancienne candidate des Verts à la présidence colombienne.
Ingrid Betancourt a été enlevée le 23 février 2002 avec sa directrice de campagne Clara Rojas, trois jours après la rupture des négociations entre la guérilla et le gouvernement colombien de l'ex-président Andres Pastrana (1998-2002).
Plus de 3.000 otages sont retenus en Colombie par des groupes rebelles dont les FARC, première guérilla du pays fondée en 1964 et forte de 17.000 hommes, et les groupes paramilitaires d'extrême droite.
Les familles des otages ainsi que la France s'opposent à toute solution militaire régulièrement évoquée par Bogota, pour la libération de leurs proches, et demandent l'ouverture de négociations entre les rebelles et le gouvernement colombien.