vendredi 21 décembre 2007

Cordoba confirme



La sénatrice d'opposition colombienne Piedad Cordoba a confirmé jeudi devant un groupe de journalistes, lors de son retour des États-Unis à Bogota, qu'un haut fonctionnaire du gouvernement colombien a donné des ordres pour l'assassiner au Venezuela.


«Il ne s'agit pas de menaces, mais il s'agit d'un ordre provenant d'un haut fonctionnaire du gouvernement pour m'assassiner à Caracas», a indiqué Piedad Cordoba qui a joué un rôle de médiatrice aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez.

Mme Cordoba a par ailleurs nié avoir accusé le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos d'être ce haut fonctionnaire.

«Je souhaiterai connaître le nom de celui qui +en messe-basse+ a déclaré que le ministre de la Défense était ce haut fonctionnaire», a ajouté la sénatrice.

Depuis les premières accusations de la sénatrice le 19 décembre à Washington, les dirigeants du gouvernement colombien accusent Mme Cordoba de «diffamer» le pays.

Mme Cordoba avait été mandatée en août par le président colombien Alvaro Uribe pour assurer avec M. Chavez une médiation dans l'affaire des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la principale organisation de guérilla d'extrême gauche colombienne.

Avant que le président colombien Alvaro Uribe ait mis fin de manière brutale à sa médiation le 21 novembre ainsi qu'à celle du président Chavez, elle s'était engagée à oeuvrer à un accord permettant la libération de 45 otages détenus par les FARC, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de celle de 500 guérilleros.