mercredi 19 décembre 2007

Hugo Chavez veut ouvrir la tombe de Simon Bolivar


Simon Bolivar, le père de l'indépendance latino-américaine, est l’idole d’Hugo Chavez. Mais le président vénézuélien doute de l'authenticité de la dépouille gardée au Panthéon national... et des résultats de l'autopsie menée au XIXème siècle sur ces restes. La solution: ouvrir sa tombe!


Le sarcophage contenant les restes de Simon Bolivar, icône de l’indépendance latino-américaine, va être ouvert. Le président vénézuélien, Hugo Chavez, doute de l’authenticité de la dépouille conservée au Panthéon national de Caracas depuis le XIXème siècle.

Le gouvernement va donc autoriser "l’ouverture immédiate de cet autel sacro-saint", a déclaré Hugo Chavez, ce lundi, dans son discours de commémoration, pour le 177e anniversaire de la mort de Bolivar. Ce dernier est son idole absolue, au point de renommer le Venezuela en 1999 en "République bolivarienne du Venezuela".

"Pourvu que ces restes soient bien ceux de Bolivar!", s’est exclamé le président vénézuélien, au cours de son discours-fleuve de 5 heures. "Mais j’ai des doutes. Nous avons le devoir moral de lever cette inconnue. (…) C’est une enquête à la fois politique et historique."

De quoi est-il mort?
Car si les restes ne sont pas ceux du "Libérateur", voilà qui fausse considérablement les résultats de l’autopsie menée sur le corps ! A l’époque, les médecins avaient conclu que Simon Bolivar était décédé des suites de la tuberculose. Et d’après les textes historiques officiels, il mourut entouré de ses proches.

Mais pourrait-il avoir été assassiné? Et par qui? D’après Hugo Chavez, la tuberculose ne l’aurait pas foudroyé ainsi en quelques semaines. Il s’appuie sur une lettre signée du "Libérateur", quelques mois à peine avant sa mort, et dans laquelle il expose nombre de projets. Hugo Chavez compte donc "réviser" les résultats de l’autopsie grâce aux "avancées scientifiques du XXe et du XXIe siècle".

Bolivar, leader de l’indépendance de plusieurs pays de la région au début du XIXème siècle (Venezuela, Colombie, Pérou, Equateur, Bolivie et Panama), mourut en 1830, à Santa Marta, en Colombie. Ce pays rétrocéda la dépouille en 1842 à Caracas, la capitale du Venezuela. Une dépouille incomplète : on ne retrouva jamais son crâne.