
Chavez a déclaré à des journalistes jeudi soir que le premier hélicoptère arriverait en Colombie vendredi après-midi.
"Vers 15h00 locales les hélicoptères décolleront avec leurs équipages, l'un d'entre eux avec du matériel médical. C'est l'avant-garde de l'opération", a-t-il dit.
Le plan prévoit qu'un convoi aérien, marqué aux couleurs de la Croix-Rouge, se rende dans la ville de Villavicencio, située dans le centre de la Colombie, au pied des Andes.
Des hélicoptères prendront alors la direction d'un camp rebelle pour récupérer les otages et les ramener à Villavicencio ou les conduire directement en territoire vénézuélien.
Des émissaires étrangers prendront part à l'opération, dont l'ancien président argentin Nestor Kirchner. Ils sont arrivés jeudi dans la capitale vénézuélienne, Caracas, avec des proches des otages.
La mission pourrait prendre du temps en raison de la difficulté du terrain et des conditions météo incertaines dans le secteur où les Farc leurs otages.
"Les termes de l'opération ont fait l'objet d'un accord, mais cela reste une opération difficile", a déclaré un haut responsable de l'armée colombienne à Reuters, en requérant l'anonymat.
PROBLÈMES LOGISTIQUES
Les Farc se livrent depuis 40 ans à une guérilla contre le pouvoir colombien financée depuis 20 ans par les revenus du trafic de cocaïne.
Chavez, à qui la guérilla marxiste colombienne se dit prête à remettre les otages, avait déclaré que l'opération pourrait être bouclée avant la fin de la journée de jeudi, mais des responsables de la Croix-Rouge ont fait état de problèmes logistiques et de sécurité à régler.
"Nous avons obtenu le feu vert des Farc pour participer à l'opération. Maintenant nous travaillons sur les questions de logistique", a déclaré Yves Heller, porte-parole du CICR en Colombie.
Les Farc avaient annoncé ce mois-ci qu'elles étaient prêtes à remettre les otages à Chavez ou à quelqu'un qu'il désignerait.
Il s'agirait d'un triomphe diplomatique pour Chavez, coutumier de virulentes diatribes contre Washington.
Le président colombien Alvaro Uribe avait mis fin brutalement le mois dernier à la médiation menée par Chavez avec les Farc mais ce dernier a poursuivi les discussions avec la guérilla colombienne qui dit vouloir remettre les otages au président vénézuélien ou à une personne désignée par ses soins.
Les Farc, qui séquestrent des centaines de personnes, ont dit le 18 décembre qu'elles se préparaient à libérer Clara Rojas - collaboratrice d'Ingrid Betancourt enlevée en même temps qu'elle en février 2002 -, son fils Emmanuel, conçu et né en détention, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez, kidnappée en 2001.
La libération des trois otages pourrait créer des conditions favorables pour un échange avec d'autres prisonniers des Farc, notamment la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt ainsi que trois ressortissants américains capturés par les guérilleros en 2003.
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