vendredi 29 juin 2007
La fête nationale du Venezuela
Avec le soutien de la Mairie de la ville de Barinas,L'Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela en France,La Maison des Cultures du Monde,Fraven,présentent:
Un concert exceptionnel du groupe ''Ensamble Venezuela''Musique Llanera du Venezuela
Le jeudi 5 juillet 2007 à 20 heures
Maison des Cultures du Monde
101, boulevard Raspail
75006 Paris (métro Rennes et Saint- Placide)
Participation: 10 euros
La nouvelle donne en Amérique latine
mercredi 27 juin 2007
L'avertissement d'Evo Morales
mardi 26 juin 2007
La naissance du Parti Socialiste Uni du Venezuela
Les affiliés du nouveau parti qui agglutinerait toutes les organisations et les forces proches du chavisme représentent autour de 80 pour cent des voix que le président a reçues lors de l'élection présidentielle de la fin de l'année dernière. "Ce sera un parti de multitudes organisées, de fronts organisés, de masses en mouvements, de multitudes et de masses qui forme des cadres politiques", a expliqué Chavez.
Le mandataire n'a pas voulu ne pas mentionner à l'autre 20 pour cent, qui n'accepte pas encore le nouveau projet politique du chavisme. "Le nouveau parti ne doit pas être taché par les vices de la vieille particratie politique vénézuélienne", a lancé le président et, sûrement prochain leader du PSUV. Après sa réélection le 3 décembre dernier, Chavez a annoncé l'unification des structures qui le soutiennent. Les résistances des petits partis du chavisme ne se sont pas fait attendre. Podemos, le Partido Patria para Todos (PPT) et le Partido Comunista (PCV) ont maintenu depuis le début une claire réticence à disparaître à l'intérieur de la gigantesque masse chaviste, perdant ainsi leur petite autonomie et leur capacité de se battre pour des postes publics.
Chavez n'a pas attaqué ces mises en question durant quelques mois. Cependant, quand il a vu la nécessité d'accélérer le processus, il n'a pas publiquement douté de fustiger ses alliés et même de les accuser de jouer le jeu de l'opposition. Il n'a pas accepté les conditions et les bénéfices que ses ex-amis demandaient et il a décidé de continuer seul. L'entrée massive d'affiliés a laissé les partis alliés dans une position de faiblesse, et ils ont déjà affirmé qu'ils ne veulent pas passer dans le camp de l'opposition.
Sur le site de Saint Laurent du Maroni
dimanche 24 juin 2007
Sur Paris Fréquence Plurielle
jeudi 21 juin 2007
Brésil-Venezuela
J'ai été en votre conférence à la Maison de l'Amérique Latine, et ça
ma
fait dévéloper encore plus ma sympathie pour le gouvernament de M. Hugo
Chaves.
Par l'instante je prépare une thèse en doctorat sur l'histoire de la
politique culturelle française au Brésil (à Strasbourg 3); et je suis
à
Paris pour faire des recherches. Je pense en m'instaler à Caracas,
après
finir ma thèse, pour, si possible, travailler avec le gouvernament de
Venezuela.
Bref, pouvez-vous ma concéder un rendez-vous, pour qu'on parle sur la
possibilité de je travailler avec vous?
Très cordialment, Marcio Rodrigues Pereira (brésilien)
lundi 18 juin 2007
RCTV : Les explications d'un universitaire
samedi 16 juin 2007
France-Antilles interroge Jean-Jacques Seymour à la Maison de l'Amérique Latine
INTERVIEW. Jean-Jacques Seymour, auteur de Une obsession nommée Hugo
Le journaliste Jean-Jacques Seymour publie chez Menaibuc un livre de réflexion autour du président Hugo Chavez et de sa révolution bolivarienne.
« Hugo Chavez est un révolutionnaire »repro-livre.JPG
Pourquoi vous être intéressé à Hugo Chavez ?
Après huit ans au pouvoir, le président vénézuélien Hugo Chavez a été réélu à une écrasante majorité en décembre 2006. Face à un nouveau mandat de six ans, riche des revenus pétroliers du pays et enhardi par une forte cote de popularité, il se dit confiant pour l’avenir de ce qu’il appelle sa révolution bolivarienne et compte bien établir son socialisme du 21ème siècle, encore mal défini. On s’inquiète pourtant que, pour arriver à ses fins, l’ancien colonel, autrefois instigateur d’un coup d’État, soit prêt à sacrifier les principes démocratiques. Il n’est pas encore un dictateur et n’a en général pas tenté de se conduire comme tel mais il a montré une forte tendance à l’autocratie.
Quelle est l’incidence du phénomène Chavez sur la politique régionale et dans l’hémisphère ?
Chavez s’est attelé à reconstruire le Venezuela depuis sa première élection en 1998. Un an plus tard, il a fait adopter une nouvelle constitution mettant fin au condominium des partis traditionnels qui avait dominé le pays depuis plus de deux générations pour le remplacer par une démocratie participative fondée sur une relation directe entre le président et le peuple. Le Congrès bicaméral est devenu une seule Assemblée nationale qui, depuis qu’une opposition fortement divisée a eu l’imprudence de boycotter les élections législatives de décembre 2005, ne compte que des membres pro-Chavez.
Et l’opposition ?
Les traditionnels contre-pouvoirs qui équilibrent l’exécutif ont disparu à mesure que les principales institutions de l’État, comme le bureau du procureur général, la Cour suprême, le Conseil électoral national et les forces armées, sont progressivement passés sous le contrôle du président et de ses fidèles, des officiers et militaires en service actif et des réservistes occupant des postes normalement tenus par des civils. D’importants programmes de services sociaux ont été lancés dans les quartiers pauvres sous le nom de missions et ont aidé le gouvernement à acquérir un soutien populaire
JJ-SEYMOUR.JPG (Photos RDG)
Il a pourtant été fortement contesté …
Durant ses cinq premières années au pouvoir, Hugo Chavez a dû faire face à plusieurs tentatives visant à le renverser, que ce soit par des moyens constitutionnels ou non. En avril 2002 et à la fin 2003, il a essuyé d’abord un coup d’État puis une grève nationale prolongée ; en août 2004, il est sorti victorieux d’un plébiscite. Stimulé par ce vote et des prix du pétrole élevés, il agit depuis sur un mode offensif. En janvier 2007, l’Assemblée nationale a adopté après un court débat une loi accordant au président de larges pouvoirs législatifs pour une période de dix-huit mois.
La prolifération des groupes armés ne pourrait-elle pas devenir un problème ?
De nombreux groupes chavistes, notamment à Caracas, ont accès à des armes tandis que d’autres groupes formés par le gouvernement comme le Front Francisco Miranda, une organisation civile qui regroupe des jeunes envoyés depuis Cuba pour suivre une formation idéologique, devraient en recevoir. La Garde territoriale et l’armée de réserve récemment créées sont en dehors de la chaîne de commandement militaire et répondent directement au président. On craint que certains des groupes armés se transforment en mafia criminelles. Chavez devra par ailleurs combler les fissures qui sont apparues au sein de son propre camp sur la question de savoir quelle direction donner à sa révolution.
Peut-il bousculer l’ordre établi ?
Hugo Chavez est un révolutionnaire. Depuis son accession au pouvoir en 1999, il est dans une logique de rupture tant dans sa façon de gérer l’Etat que dans ses relations avec le monde capitaliste. C’est un pays qui avait été mis sous coupe réglée par les multinationales. Un pays plongé pour une grande partie de sa population, dans la pauvreté, dont Chavez hérite. D’un côté, il y a la misère du peuple et de l’autre, les multinationales qui pompent les richesses du pays.
La Banque du Sud peut-elle apporter des solutions ?
Quelques semaines après avoir fini de payer sa dette aux institutions financières iknternationales, le Venezuela est sur le point de se retirer de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. La manne pétrolière a permis de solder, avant terme, la dette du pays et l’un des premiers pays producteurs de pétrole n’entend plus se laisser dicter sa politique par quiconque. C’est donc une affirmation de son indépendance politique et économique. La Banque du sud financerait désormais les chantiers du développement des Etats membres à partir des revenus du pétrole.
Y a-t-il un front international anti-Chavez ?
Les mesures de rétorsions, les intimidations, le chantage et même la subversion ne manqueront certainement pas. Les enjeux sont énormes et il faudrait avoir du cran pour tenir. Les alter mondialistes et les pays du tiers-monde tiennent là un moyen d’affaiblir le système néolibéral en élargissant le cercle des émules du projet Chavez. La défiance prendrait alors une nouvelle ampleur et crédibiliserait ainsi les alternatives des alter mondialistes face à la déferlante néolibérale.
par fxg publié dans : fxgpariscaraibe
vendredi 15 juin 2007
De l'Ambassade de la Guinée équatoriale au Royaume-Unie
HUGO CHAVEZ, LE COURAGE POUR UNE MONDIALISATION ACCEPTABLE?
Vendredi lors de la conférence sur les crimes économiques en Afrique, Hugo Chavez avait été évoqué. C'était assez normal puisque le modérateur du débat était Jean-Jacques Seymour un journaliste qui a écrit : "Une obsession nommée Hugo" et que les africains s'interrogent à juste titre sur ce qui se passe au Venezuela (gros producteur pétrolier) par rapport à ce qui peut se passer dans les pays producteurs de pétrole en Afrique.
Jean-Jacques Seymour avait expliqué comment il avait vu le changement dans le pays depuis qu'Hugo Chavez avait pris le pouvoir. Changement positif selon lui pour les couches défavorisées de la population. Les effets de la rente pétrolières redescendant bénéfiquement sur les habitants des bidonvilles. Pour conclure, Seymour avait estimé qu'Hugo Chavez marquait une nouvelle génération de leaders qui pourraient changer les choses par rapport aux nombreux effets pervers de la mondialisation. Un leader qui les a bien accrochées !
Un article du monde d'aujourd'hui est là pour nous le prouver: "Le Venezuela d'Hugo Chavez claque la porte du FMI et de la Banque Mondiale". Deux jours après ma note sur la crétinerie de plus en plus avérée des hauts fonctionnaires de ces institutions internationales. On peut noter à ce propos que contrairement à Sassou Nguesso qui continue d'endetter son pays pour les 1000 prochaines générations en empruntant en Chine, en Inde et ailleurs, le président Hugo Chavez a fini de payer tous ses arriérés vis à vis de la Banque Mondiale. Il y a des présidents qui ont l'amour de leur pays et de leur peuple. D'autres ont l'amour d'eux-mêmes et de l'argent. C'est dommage qu'ils soient trop souvent en Afrique...
Source : http://suis-jeleseulcommecela.hautetfort.com/
Censure quand tu nous tiens
YouTube, Google, et la liberté d'expression.
Au Vénézuela, la licence de la chaîne de télévision RCTV n'a pas été renouvellée au moment où elle arrivait à son terme, comme cela se passe souvent et en toute légalité. Cette chaîne ultralibérale avait participé de son mieux au coup d'état manqué contre Hugo Chavez en 2002. Elle continuait à répandre une propagande ehontée et mensongère, allant jusqu'à insulter le président du Vénézuela. Le monde libéral a cependant pris sa défense avec acharnement au nom de la "liberté d'expression". Même l'Europe s'en est mêlée (preuve supplémentaire que celle-ci défend avec ardeur les instruments de propagande néo-cons). Au nom de la liberté d'expression à n'en pas douter, YouTube, récemment racheté par Google, vient de faire disparaître plusieurs centaines de videos vénézuéliennes dont les plus récentes concernaient ce non renouvellement de licence.
Youtube a purement et simplement suspendu le compte de Luigino Bracci, qui accueillait 250 videos (du 16 Mai au 10 Juin 2006) parce-qu'il s'y trouvait une video avec un débat sur la non-reconduction de la licence qui n'était pas en faveur de RCTV. Celui-ci avait été organisé par la chaîne espagnole Antena 3. C'est celle-ci qui a demandé à YouTube de la retirer.Youtube a aussi éliminé 450 videos datant de 2006 et 2007. Ces video ont été vues par des millions de personnes dans le monde entier. http://www.aporrea.org/medios/n96509.html , en español.
Actuellement la droite mobilise les étudiants vénézuéliens dans des actions violentes pour la "liberté d'expression" (des néocons uniquement, on l'aura compris)) au Venezuela afin de "démontrer" que le pays n'est pas correctement gouverné et qu'il faut... Vous avez deviné ? Aller le "démocratiser" manu militari, comme d'hab'...
Cependant, les Vénézuéliens ne se laissent pas faire, et luttent contre la manipulation et la désinformation (mensonge) en démontant leurs mécanismes, en anticipant leurs résultats. Plus sa résistance est efficace, plus l'acharnement à détruire ce gouvernement désobeissant est violent et tordu. (Jusqu'à tenter de faire croire qu'INgid Bettencourt était au Vénézuela !). Heureusement, Negroponte, responsable des "escadrons de la mort" au Chili, puis dignitaire US en Irak (juste avant les charniers) et récememnt en visite au Darfour (juste avant l'appel à la compassion internationnale) n'est pas bienvenu dans le pays.
jeudi 14 juin 2007
Témoignage:RCTV continue d'émettre
J’étais au Venezuela pendant l’affaire RCTV. Une fois encore, j’ai pu mesurer l’écart entre entre les médias internationaux et la réalité...
Imaginez, en France, une chaîne qui participe activement à un coup d’Etat militaire contre le gouvernement élu, qui se rend ensuite complice d’un sabotage économique du pays par les Etats-Unis, qui appelle chaque jour à la violence et au renversement des institutions démocratiques, qui enfreint à 652 reprises en six mois les règlements audiovisuels sur la pub, la violence, les images subliminales, etc., qui refuse tout entretien de conciliation, dont les journalistes sont payés par le gouvernement des Etats-Unis, eh bien ces Messieurs de Reporters sans Frontières, du Monde, Libé et autres TF1, ne seraient-ils pas les premiers à réclamer son interdiction après cinq minutes? Mais comme cela se passe au Venezuela, ils baptisent tout cela "liberté d’expression".
Rappelons aussi que RCTV n’est pas "fermée". En fait, elle continue à émettre sans problèmes sur le câble et par satellite. Qu’elle n’était pas "la dernière chaîne d’opposition" (il en reste beaucoup). Que les monopoles privés (étroitement liés aux USA) continuent à dominer de façon écrasante l’audiovisuel et la presse écrite, diffusant massivement la propagande et le modèle US si néfastes pour le tiers monde. Signalons que, dimanche 27 mai, des groupes d’opposition ont attaqué la police, tirant même à balles (11 blessés, tous policiers), sans que la police se laisse entraîner dans la provocation : vous imaginez ça au pays de Sarkozy ou n’importe où en Europe ?
Et demandons-nous ce que cache cet écran de fumée ? Que le peuple du Venezuela est en train de se libérer de la Banque Mondiale et du FMI, qu’il invente une alternative aux multinationales et à la misère et que nous n’avons pas le droit d’en entendre parler ? Comme le montre le film Bruxelles - Caracas de Vanessa Stojilkovic.
Comme toujours, l’important n’est pas ce que disent les grands médias, mais ce qu’ils cachent...
Je vous défie, Messieurs Ménard, du Monde et de Libé, d’accepter un débat public sur tout ceci. Et je vous propose de commencer par montrer des images de cette fameuse RCTV afin que chacun puisse juger sur pièces. Oserez-vous ?
MICHEL COLLON
Lu dans coconews Guadeloupe
Auteur : Jean-Luc G. | Posté le 09-06-2007 Je souhaiterais savoir si parmi vous certains ont lu l'ouvrage de Jean-Jacques SEYMOUR " Une obsession nommée Hugo" . (Editions MENAIBUC)
Je viens de l'avoir et j'espère que je comprendrai mieux la stratégiue de Chavez. Yonn a lot
mercredi 13 juin 2007
Nouveau tête à tête Castro-Chavez
mardi 12 juin 2007
Une lettre à l'Ambassadeur de la république Bolivarienne du Venezuela
Paris le 7 juin 2007
Monsieur l’Ambassadeur,
Les organisations signataires de cette lettre souhaitent témoigner leur entière solidarité et leur soutien au Président Hugo Chávez Frías face à cette nouvelle campagne de diffamation organisée à son encontre à l’occasion du non renouvellement de la concession par voie hertzienne de la chaîne RCTV.
Le Venezuela est un pays souverain et son président élu a, non seulement le droit mais aussi le devoir, de prendre les décisions les meilleures dans l’intérêt du peuple et de la démocratie qui s’est mise en marche depuis son élection en 1998.
Ne pas renouveler la licence de RCTV, une télévision qui véhiculait massivement les modèles et valeurs de la société néolibérale étasunienne et dont l’unique enjeu était d’accumuler des profits, qui a construit sa notoriété sur des programmes de violence et de sexe, qui avait soutenu le putsch en 2002, était une mesure légitime et nécessaire décidée dans le stricte cadre de la loi vénézuelienne. D’ailleurs, celle-ci n’est pas interdite ; elle émet désormais sur câble et satellite et a laissé la place à une chaîne culturelle et éducative qui sera consacrée aux productions communautaires et alternatives.
Ce droit, de nombreux pays l’ont utilisé à maintes reprises, sans provoquer les vagues d’indignation manipulées largement relayées par les medias internationaux.
Ces manipulations de l’opinion publique internationale sont un leurre pour dissimuler le véritable objectif de toute cette agitation organisée. Derrière la supposée « défense de la liberté d’expression » se profile une nouvelle tentative de coup d’état orchestrée par les Etats-Unis et soutenue par l’Union Européenne, avec les mêmes acteurs et les mêmes armes : désinformation, terrorisme, CIA, grands monopoles et Robert Ménard, encore lui, président sans honneur de Reporters Sans Frontières, toujours prêt à hurler avec les loups pourvu que les fonds de l’USAID continuent de financer ses faux combats.
Nous saluons la Révolution bolivarienne menée par le Président Hugo Chávez Frías qui a redonné au peuple vénézuélien sa dignité en le libérant de l’analphabétisme, en lui donnant accès aux droits sociaux fondamentaux, en se réappropriant les richesses naturelles pillées par les oligarchies successives et l’impérialisme dominant, pour les mettre au service de l’intégration latino-américaine.
Nous partageons avec Hugo Chávez l’idée que les moyens de communication doivent être au service de la diversité culturelle et de l’éducation. Avec la création de la chaîne continentale TeleSur et aujourd’hui la nouvelle chaîne TEV, le Venezuela a ouvert une brèche dans le puissant monopole médiatique et ouvert la voie en Amérique latine à une information pluraliste.
Les peuples d’Amérique Latine et du monde prennent leur destin en main. Face à eux, l’Empire se déchaîne.
La solidarité internationale sera toujours aux côtés de ceux qui luttent pour un autre monde plus juste et plus fraternel.
Monsieur l’Ambassadeur, transmettez au Président Hugo Chávez et au peuple vénézuelien notre soutien sans réserve dans sa lutte pour le respect et l’indépendance du Venezuela.
Vive la Révolution Bolivarienne Vive la solidarité entre les peuples
Organisations signataires :
ALBA FRANCE
AMICA de l’Uruguay
Argentinos en el Exterior
Association des Irakien(nes)et leurs Ami(e)s de France A.I.A.F
Cercle bolivarien de Paris
Cuba Linda
Collectif Alba Grenoble
Collectif pour Cuba de Grenoble
Consejo Pro-Bolivia Francia
Coordination de Défense de la Révolution Cubaine
Cuba Si France
Espace Che Guevara
France Cuba
France Amérique Latine
France Amérique Latine Comité Bordeaux-Gironde
Forum pour un autre monde
Juntos Podemos –CHILE (représentation en France)
Les Alternatifs
La Voie démocratique Maroc
Latino America Unica
Moncada 26 de julio
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
Pôle de Renaissance Communiste en France
Raíces Cubanas
URCF (Union des Révolutionnaires Communistes de France
vendredi 8 juin 2007
Rencontre Jean-Jacques Seymour-Jean-Emmanuel Pondi
M.Pondi s'est fortement intéressé au livre consacré à Hugo Chavez. Dans la dédicace qu'il lui a faite Jean-Jacques Seymour écrit notamment :''Hugo Chavez s'affirme comme un modèle de résistance politique qui vise essentiellement à nous montrer que nous pouvons penser et agir en toute indépendance ''.
mercredi 6 juin 2007
Une Interview d'Hugo Chavez
Hugo en Espagnol
Une obsession nommée Hugo
La révolution d’Hugo Chavez
Démocratie participative
Quelle est l’incidence du phénomène Chavez sur la politique régionale et dans l’hémisphère. Chavez s’est attelé à reconstruire le Venezuela depuis sa première élection en 1998. Un an plus tard, il a fait adopter une nouvelle constitution mettant fin au condominium des partis traditionnels qui avait dominé le pays depuis plus de deux générations pour le remplacer par une démocratie “participative” fondée sur une relation directe entre le président et le peuple. Le Congrès bicaméral est devenu une seule Assemblée nationale qui, depuis qu’une opposition fortement divisée a eu l’imprudence de boycotter les élections législatives de décembre 2005, ne compte que des membres pro-Chavez.
Les traditionnels contre-pouvoirs qui équilibrent l’exécutif ont disparu à mesure que les principales institutions de l’État, comme le bureau du procureur général, la Cour suprême, le Conseil électoral national et les forces armées, sont progressivement passés sous le contrôle du président et de ses fidèles, des officiers et militaires en service actif et des réservistes occupant des postes normalement tenus par des civils. D’importants programmes de services sociaux ont été lancés dans les quartiers pauvres sous le nom de “missions” et ont aidé le gouvernement à acquérir un soutien populaire
Les pleins pouvoirs
La polarisation de la scène politique vénézuélienne a atteint des proportions historiques lorsque les élites traditionnelles et une bonne partie des classes moyennes se sont opposées à ces profonds changements lors d’une série d’élections et par des manifestations. Durant ses cinq premières années au pouvoir, Hugo Chavez a dû faire face à plusieurs tentatives visant à le renverser, que ce soit par des moyens constitutionnels ou non. En avril 2002 et à la fin 2003, il a essuyé d’abord un coup d’État puis une grève nationale prolongée ; en août 2004, il est sorti victorieux d’un plébiscite. Stimulé par ce vote et des prix du pétrole élevés, il agit depuis sur un mode offensif. En janvier 2007, l’Assemblée nationale a adopté après un court débat une loi accordant au président de larges pouvoirs législatifs pour une période de dix-huit mois.
La prolifération des groupes armés pourrait également devenir un problème. De nombreux groupes chavistes, notamment à Caracas, ont accès à des armes tandis que d’autres groupes formés par le gouvernement comme le Front Francisco Miranda, une organisation civile qui regroupe des jeunes envoyés depuis Cuba pour suivre une formation idéologique, devraient en recevoir. La Garde territoriale et l’armée de réserve récemment créées sont en dehors de la chaîne de commandement militaire et répondent directement au président. On craint que certains des groupes armés se transforment en mafia criminelles. Chavez devra par ailleurs combler les fissures qui sont apparues au sein de son propre camp sur la question de savoir quelle direction donner à sa révolution.
Il est difficile de dire si la polarisation sociale et les tensions qui s’accumulent déboucheront sur des violences ; cela dépendra surtout de la capacité de Chavez à agir avec modération alors même qu’il est porté par son triomphe et en particulier à :
- limiter l’utilisation des pouvoirs considérables qui lui ont été octroyés par l’Assemblée nationale afin d’éviter de nuire davantage à l’équilibre institutionnel traditionnel et respecter les obligations du Venezuela en application de la Charte démocratique interaméricaine, de la Convention américaine sur les droits de l’Homme et d’autres traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme ;
- garantir l’indépendance d’un procureur général, d’un contrôleur général et d’un médiateur par rapport à l’exécutif, comme il est prévu dans la constitution de 1999 ;
- accroître les efforts d’amélioration de la durabilité des programmes sociaux et d’infrastructure en s’attaquant à l’inflation et aux déficits fiscaux et en évitant un contrôle excessif de l’État sur l’économie ; et
- mettre fin à la prolifération à travers le pays des groupes armés qui échappent au contrôle de l’armée régulière et des forces de police.
Bousculer l’ordre établi
Il a l’art d’enflammer son auditoire. Il sait parler à son peuple. Il agit. Il veut changer le destin de son peuple et celui des Latino-Américains. Pour cela, il veut bousculer l’ordre établi. Hugo Chavez ne prend pas de gant. Cette fois, il s’attaque à des citadelles du capitalisme néolibéral que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.
A ses risques et périls, penseront certains de ses pairs, plus enclins à préserver leur confort douillet des Palais, leurs comptes bancaires à l’étranger, qu’à booster résolument le développement de leur nation.
Pour tout dire, Hugo Chavez est un révolutionnaire. Depuis son accession au pouvoir en 1999, il est dans une logique de rupture tant dans sa façon de gérer l’Etat que dans ses relations avec le monde capitaliste. C’est un pays qui avait été mis sous coupe réglée par les multinationales. Un pays plongé pour une grande partie de sa population, dans la pauvreté, dont Chavez hérite. D’un côté, il y a la misère du peuple et de l’autre, les multinationales qui pompent les richesses du pays.
La Banque du Sud
Il entre en guerre contre le président Bush, symbole de l’unilatéralisme et du néolibéralisme. Quelques semaines après avoir fini de payer sa dette aux institutions de Bretton woods, le Venezuela est sur le point de se retirer de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
Derrière cette décision, se cache un exploit économique. La manne pétrolière a permis de solder, avant terme, la dette du pays et l’un des premiers pays producteurs de pétrole n’entend plus se laisser dicter sa politique par quiconque. C’est donc une affirmation de son indépendance politique et économique. Les politiques imposées par la Banque mondiale et le FMI sont à ses yeux, un moyen pour perpétuer l’impérialisme des Américains et des Occidentaux. Quid alors des pays cités comme les bons élèves de Bretton Woods ?
Ils sont nombreux en Afrique, à s’en vanter. Dans la perspective défendue par Hugo Chavez, les dirigeants de ces pays ne sont-ils pas que des "valets locaux de l’impérialisme" ? Sur un tout autre plan, comment comprendre que ces bons élèves trônent au bas du classement du PNUD avec des indices de développement humains très faibles ?
L’avantage avec Chavez, c’est qu’il assure servir le peuple et ses actes ne l’ont pas encore trahi. Et le peuple le lui rend si bien, autrement, Chavez aurait perdu son fauteuil, lors de la tentative de putsch de 2002 notamment.
Au lendemain de son élection, il lance de vastes programmes sociaux au profit des plus démunis, dans les secteurs de la santé, de la réforme agraire, de l’alphabétisation et de l’éducation, de l’approvisionnement en produits de base à prix subventionnés, etc. Le président s’engage dans un projet de redistribution des richesses dans un pays marqué par une très forte corruption. Jusqu’où pourra-t-il aller en défiant l’ordre établi ? Une partie de la réponse se trouve dans la détermination sans faille de l’homme. Il sait qu’il s’attaque à de gros intérêts. Mais il a un précieux bouclier : son peuple qui fait corps avec lui.
Mais l’idylle ne saurait perdurer si une alliance régionale ne se tisse pas autour de l’idée qu’il vient de lancer : la Banque du sud. Cette institution régionale financerait désormais les chantiers du développement des Etats membres à partir des revenus du pétrole.
La Banque du sud est donc un défi personnel à relever si celui que l’on taxe de révolutionnaire bolivarien veut que ses idées lui survivent
C’est une brèche qui s’ouvre ainsi et tout le front anti-libéral devrait s’y engouffrer. Un certain nombre de pays de la zone semble y adhérer déjà. C’est la preuve que dans cette contrée, la Banque mondiale et le FMI ont échoué dans leur mission. L’idée de Hugo Chavez n’est pas sortie subitement d’un chapeau de magicien. Il faut cependant espérer que les soutiens du dirigeant aient cette capacité à s’affranchir moralement et financièrement de la tutelle des institutions de Bretton Woods.
Les mesures de rétorsions, les intimidations, le chantage et même la subversion ne manqueront certainement pas. Les enjeux sont énormes et il faudrait avoir du cran pour tenir. Les alter mondialistes et les pays du tiers-monde tiennent là un moyen d’affaiblir le système néolibéral en élargissant le cercle des émules du projet Chavez. La défiance prendrait alors une nouvelle ampleur et crédibiliserait ainsi les alternatives des alter mondialistes face à la déferlante néolibérale.
Jean-Jacques Seymour à la Maison de l’Amérique Latine le 4 Juin 2007