vendredi 30 novembre 2007

Betancourt, l'émotion et l'espoir


Après la diffusion de la vidéo d'Ingrid Betancourt, fatiguée et amaigrie certes mais vivante, l'Elysée et Matignon ont fait part tout à la fois de leur émotion et de leur optimisme quant à une issue heureuse et prochaine pour la députée franco-colombienne. Nicolas Sarkozy a précisé qu'il s'entretiendrait vendredi par téléphone avec son homologue colombien, Alvaro Uribe.


Ingrid Betancourt, fatiguée et amaigrie, dans une vidéo du mois d'octobre semble-t-il.
Les preuves de vie "incontestables" d'Ingrid Betancourt encouragent la France à redoubler d'efforts pour la libération de l'otage, aux mains de la guérilla colombienne depuis 2002, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy. Le président français a précisé qu'il s'entretiendrait "dans les heures qui viennent" avec son homologue colombien, Alvaro Uribe, à ce sujet. "Ça va nous encourager à redoubler d'efforts pour obtenir sa libération. Je l'ai toujours dit, on ne laissera jamais tomber Ingrid Betancourt", a déclaré le chef de l'Etat à son arrivée à Nice pour participer au 26e sommet franco-italien. "Maintenant, on sait qu'elle est vivante, maintenant il faut se battre avec acharnement pour obtenir sa libération et la fin de ce calvaire dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté.

Le gouvernement colombien a diffusé vendredi des vidéos montrant certains otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), dont Ingrid Betancourt. Certaines images ont apparemment été filmées en octobre dernier. Elles sont accompagnées de lettres des otages. Nicolas Sarkozy a précisé qu'il n'avait pas encore vu ces documents mais que les preuves étaient pour lui "incontestables". "Il y a une image, il y a en même temps une lettre et partant, il n'y a pas de problème pour nous: elle est vivante. C'est ce que nous attendions, c'est ce que nous avons", a-t-il dit. "Tout ce qu'on a fait depuis six mois sans preuve de vie, juste avec la conviction que cette malheureuse femme était vivante, aujourd'hui trouve sa concrétisation. Rien n'est gagné parce qu'elle n'est pas libre. Le but, ce n'est pas d'avoir la preuve qu'elle soit vivante, le but c'est de la libérer", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

François Fillon en Argentine

"Je sais que (les images) sont très émouvantes parce qu'Ingrid à l'air extrêmement éprouvée. Il faut vraiment que tout soit mis en oeuvre pour qu'on mette fin à son calvaire le plus rapidement possible, ça n'a que trop duré", a-t-il ajouté. Le Premier ministre, François Fillon, qui accompagne le président de la République, estime que ce nouveau développement démontre que les efforts français portent leurs fruits. "Ça veut dire que les efforts qu'on fait ont contribué à faire bouger les choses. C'est incontestable, si la France n'avait pas bougé on n'aurait pas ces preuves de vie", a-t-il dit à la presse.

Le chef du gouvernement a précisé que le dossier Betancourt serait au programme de son voyage en Argentine, qu'il entame le 7 décembre, à l'occasion de l'entrée en fonction de la nouvelle présidente, Cristina Kirchner. De nombreux chefs d'Etat de la région devraient être présents, dont Alvaro Uribe. "Je vais dans la région à la fin de la semaine, donc j'aurai des contacts avec le président colombien, et avec Hugo Chavez, on verra ce qu'il en est", a-t-il dit. Le président vénézuélien avait entamé il y a trois mois une médiation avec les Farc pour tenter d'obtenir la libération de leurs otages, à laquelle le gouvernement colombien a mis brutalement fin il y a quelques jours.

oui Chavez et Cordoba ont réussi.Les premières preuves de vie.


L'armée colombienne a diffusé vendredi des images d'une vidéo d'Ingrid Betancourt qu'elle dit avoir obtenue lors de la capture trois guérilleros des FARC et qui daterait de fin octobre
Selon le Haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo, la preuve de vie d'Ingrid Betancourt, otage depuis février 2002, date du 24 octobre et était entre les mains de trois guérilleros des milices urbaines de Bogota.
"La preuve de vie d'Ingrid Betancourt obtenue par les autorités colombiennes est une grande nouvelle", a réagi vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "C'est la première preuve de vie depuis plus de quatre ans. Le président de la République est heureux d'abord pour la famille, qui a été prévenue", a-t-il poursuivi dans une déclaration lue à l'AFP.
Sur l'image, Ingrid Betancourt est enchaînée et a la tête baissée, et apparaît très affaiblie.
La soeur d'Ingrid Betancourt, Astrid Betancourt, s'est dite "très émue" vendredi après avoir vu des images obtenues par l'armée colombienne et prouvant que l'otage franco-colombienne des Farc était en vie.
Dans des déclarations à la chaîne d'information LCI, Astrid Betancourt a également salué l'action du président vénézuélien Hugo Chavez, qui avait été chargé d'une médiation dans ce dossier avant que celle-ci ne lui soit retirée par son homologue colombien Alvaro Uribe.
"Nous sommes extrêmement émues, avec maman, nous sommes très, très, très émues de voir ces images de ma soeur", a-t-elle dit.
"Concernant ma soeur, pour l'instant ce qu'on voit c'est une seule photo, elle est assise devant une petite table, elle parait assez menue, avec les cheveux très très longs, elle regarde vers le bas, triste, j'ai l'impression qu'elle est enchainée de la main", dit-elle.
"C'est une image triste de ma soeur, mais elle est vivante", ajoute-t-elle.
Les images "datent apparemment des derniers jours du mois d'octobre, cequi prouve bien que les Farc étaient en train de réunir ces preuves et de les acheminer pour les donner au président Chavez, ce qui prouve bien que la médiation de la sénatrice Piedad Cordoba et du président Chavez a été efficace", assure encore Astrid Betancourt.
Le gouvernement colombien a également assuré disposer de preuves de vie de trois Américains, de policiers, d'hommes politiques et de militaires colombiens détenus par la guérilla.

mardi 27 novembre 2007

La réconciliation avec la Colombie est impossible, selon Chavez



Le président vénézuélien Hugo Chavez a écarté lundi toute idée de réconciliation avec son homologue colombien Alvaro Uribe, qui a brutalement mis fin à sa médiation auprès les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Lorsque des chefs d'Etat en arrive à ce stade, la réconciliation est impossible. Pour moi, nous devrons attendre la formation d'un nouveau gouvernement", a-t-il affirmé à la chaîne VTV.

La veille, Chavez, qui accuse Uribe d'avoir "menti de façon éhontée" dans l'affaire des otages des Farc, avait annoncé le gel des relations entre Caracas et Bogota et laissé entendre que la crise pourrait avoir des conséquences économiques.

Le président vénézuélien tentait depuis août de convaincre les Farc de relâcher une cinquantaine d'otages, parmi lesquels la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, ainsi que trois salariés d'une entreprise américaine retenus dans la jungle depuis plusieurs années.

Uribe a mis fin mercredi à cette médiation en l'accusant d'avoir outrepassé son mandat et d'avoir dévoilé publiquement des éléments de discussions privées.

Les FARC dénoncent la fin de la médiation d'Hugo Chavez "dernier espoir" d'un accord humanitaire



Les FARC ont dénoncé mardi dans un communiqué la fin de la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, estimant que sa participation était "le dernier espoir" d'un accord humanitaire.
Le président colombien Alvaro Uribe a décidé mercredi dernier de mettre fin à la médiation de son homologue vénézuélien pour obtenir la libération d'otages de la guérilla marxiste colombienne, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de la libération de membres des FARC incarcérés en Colombie. Le président Uribe reprochait à Hugo Chavez d'avoir parlé directement au chef de l'armée colombienne alors qu'il lui avait demandé de ne pas le faire.

Mardi, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont réagi pour la première fois aux récents événements. "Misérable, très misérable est l'attitude d'Uribe de suspendre le président Hugo Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, quand c'était le seul espoir de parvenir à un échange de prisonniers en Colombie", déclare un communiqué adressé par mail à l'Associated Press et signé d'un commandant de la guérilla connu sous le nom d'Ivan Marquez.

Sur un ton plus énigmatique, ce dernier termine son message en remerciant Hugo Chavez et Piedad Cordoba en ajoutant que "quelque chose nous dit que vos efforts n'auront pas été menés en vain. Aux familles et aux proches de ceux qui sont retenus prisonniers des deux parties, notre appel est de persister. Ne laissez-pas la lumière d'un échange être éteinte. Nous trouverons un moyen".

Mardi, la crise diplomatique entre le Venezuela et la Colombie s'est accentuée, après des échanges de plus en plus vifs entre Alvaro Uribe et Hugo Chavez. Le Venezuela a annoncé mardi qu'il avait rappelé son ambassadeur en Colombie pour consultation, Pavel Rondon, "dans l'objectif de superviser une évaluation exhaustive des relations bilatérales". Selon le ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur est rentré à Caracas depuis samedi.

Bogota a paru toutefois vouloir faire retomber les tensions. Le ministre colombien des Affaires étrangères Fernando Araujo a précisé que son gouvernement n'ordonnerait pas le rappel de son ambassadeur et assuré que le conflit était avec les FARC et pas avec Caracas. "L'ennemi du peuple colombien, ce sont les FARC", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

dimanche 25 novembre 2007

Otages en Colombie: accusations et insultes entre Chavez et Uribe


Le ton est brusquement monté en fin de semaine entre les présidents colombien Alvaro Uribe et vénézuélien Hugo Chavez qui a "gelé" les relations diplomatiques avec son voisin dans un contexte d'échange d'accusations et d'insultes.

"La vérité", a affirmé le président Uribe en s'adressant à Chavez, "est que nous (les Colombiens) avons besoin d'une médiation contre le terrorisme et pas de personnes qui légitiment le terrorisme."

"Si vous êtes en train de fomenter un projet expansionniste sur le continent (sud-américain), en Colombie, ce projet ne passera pas", a-t-il soutenu.

Auparavant le président vénézuélien, furieux de l'annulation mercredi par son homologue de son mandat de médiation dans l'affaire des otages de la guérilla des FARC, a annoncé qu'il avait décidé de "geler" les relations diplomatiques entre Caracas et Bogota.

"Je déclare au monde que je place les relations avec la Colombie au congélateur. Je ne crois plus personne dans le gouvernement de Colombie", a lancé Hugo Chavez à Caracas.

Ce dernier a également multiplié les attaques personnelles contre Uribe. Le qualifiant de "menteur et cynique", Chavez a proclamé: "Je crois que la Colombie mérite un autre président, un président meilleur plus digne et moins tricheur."

S'adressant aux responsables militaires et aux ministres vénézuéliens, il leur a demandé d'être vigilants sur la frontière commune et a annoncé des restrictions dans les relations commerciales avec la Colombie.

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint cette année quelque 6 milliards de dollars dont 4,4 milliards d'exportations colombiennes au Venezuela, deuxième partenaire commercial de la Colombie après les Etats-Unis.

Le différend a commencé quand Uribe a annulé brutalement le mandat de médiation qu'il avait confié à Chavez pour oeuvrer à la libération des 45 otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc - marxistes), dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de 500 guérilleros détenus.

Alvaro Uribe reprochait à Chavez d'avoir appelé directement au téléphone le chef de l'armée colombienne, violant ainsi la souveraineté de l'Etat.

"Je me sens trahi dans ma bonne foi. Cela va affecter les relations bilatérales", a répondu samedi Hugo Chavez annonçant des représailles.

Chavez avait alors mis en cause l'entourage d'Uribe. "Il y a des gens très proches d'Uribe, avec beaucoup de pouvoir, qui ne veulent pas d'accord humanitaire", avait-il dit, qualifiant le Haut commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, de "Haut commissaire pour la guerre".

M. Uribe s'était efforcé samedi soir de détourner la colère de son homologue vers la guérilla. Il lui avait demandé de ne pas "tomber dans le piège" ourdi, selon lui, par les FARC "pour nuire aux relations entre les deux pays".

La sénatrice d'opposition colombienne Piedad Cordoba, également mandatée par Uribe pour intervenir dans l'échange humanitaire, est arrivée samedi à Caracas afin de remettre à Chavez une preuve de vie d'un policier colombien sequestré par les rebelles. Et cette initiative qui a déplu à son gouvernement a relancé la vive polémique.

Il s'agit d'une interview d'un capitaine de la police otage des rebelles depuis le 4 juin 2007, diffusée dimanche par la chaîne de télévision Telesur, basée au Venezuela. Cette vidéo a été tournée par le journaliste colombien William Parra.

Le général Oscar Naranjo, directeur de la police colombienne, a soutenu qu'il s'agissait d'une manipulation et a accusé le journaliste de complicité d'enlèvement.

Enfin dimanche, la Cour suprême de justice de Colombie a ouvert une enquête sur Mme Cordoba pour "association de malfaiteurs et trahison de la patrie".

Libération et Chavez





Lundi 19 novembre, Libération apportait sa contribution à la croisade anti-Chavez. En deux épisodes : page 11, rubrique « Décryptage », un article de François Meurisse. Pages « Rebonds », la publication d’une tribune sur « L’opportunisme humanitaire de Chavez ». Parmi les signataires français, on retrouve sans surprise les habitués du genre : BHL, Bruckner, Finkielkraut et Glucskman, toujours là pour stigmatiser ceux qui s’opposent à l’ordre impérialiste.

Principale accusation à charge : la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ce que nos pétitionnaires traduisent immédiatement : « Ce nouveau texte constitutionnel propose la réélection indéfinie du président » ! Plus gêné, le journaliste de Libération est obligé de reconnaître que « la non-limitation des mandats est en vigueur au Royaume-Uni, en Espagne et en France ». Mais, c’est pour ajouter immédiatement que … cela n’a rien à voir ! Car là, on est en « Amérique du Sud, durement marquée par trop de passage d’hommes forts au pouvoir au xxe siècle ». Rien à voir, c’est sûr, avec 30 ans de dictature franquiste en Espagne où, comme au Royaume-Uni, perdure… une monarchie héréditaire !

Cette Constitution – nos pétitionnaires en sont sûrs – est « rejetée par la majorité des Vénézuéliens ». Ceux-ci vont pourtant pouvoir se prononcer par référendum ? Certes, mais « la tenue d’un référendum ne garantira pas l’expression d’un suffrage universel impartial » ! Sans doute, vaudrait-il mieux, comme en Europe pour le traité « simplifié », décider à la place des peuples… Horreur supplémentaire : « Le vote électronique […] se prête à toutes les manipulations. » Nos procureurs n’avaient pourtant pas jugé bon d’émettre de réserves à son utilisation… en France.

Le journaliste de Libé concède que des dispositions contestées par « des personnalités chavistes » ont finalement été retirées, que le projet de Constitution prévoit aussi la fin de l’indépendance de la banque centrale et le droit, pour l’État, de « promouvoir le développement d’un modèle économique productif au-dessus de la liberté individuelle ». Satisfaire les besoins sociaux plutôt que sauvegarder la « liberté d’entreprendre » : c’est bien cela qui fait enrager nos bons esprits !

Affaire des otages: Chavez gèle les relations avec la Colombie et l'Espagne



Le président vénézuélien Hugo Chavez, furieux de l'annulation par son homologue colombien de son mandat de médiation dans l'affaire des otages de la guérilla des FARC, a annoncé dimanche qu'il avait décidé de geler les relations entre Caracas et Bogota.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé aussi dimanche qu'il gelait les relations du Venezuela avec l'Espagne jusqu'à ce que le roi Juan Carlos, qui lui avait ordonné de se taire lors d'un sommet au Chili, lui ait présenté des excuses.
"Jusqu'à ce que le roi d'Espagne ait présenté ses excuses, je gèle les relations avec l'Espagne", a déclaré M. Chavez, sans indiquer quelles étaient les conséquences précises de sa décision sur les relations diplomatiques entre les deux pays.
"Je déclare au monde que je place les relations avec la Colombie au congélateur. Je ne crois plus personne dans le gouvernement de Colombie", a lancé M. Chavez à Caracas.
La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, impliquée dans une médiation pour la libération des otages de la guérilla des FARC, a annoncé dimanche que la Cour suprême de justice de Colombie avait ouvert une enquête sur elle pour "trahison de la patrie".
Mme Cordoba, une sénatrice de l'opposition colombienne proche du président vénézuélien Hugo Chavez, a fait cette annonce depuis Caracas à la radio privée colombienne Radio Caracol.
Le président vénézuélien s'est livré à une diatribe contre les responsables colombiens. "Ils ont publié hier un communiqué rempli de mensonges, et c'est grave qu'un gouvernement mente. Ils nous ont brutalement craché au visage, alors que nous nous sommes engagés pour tenter de trouver le chemin de la paix", a-t-il lancé.
M. Chavez n'avait cessé de hausser le ton contre Bogota depuis que M. Uribe avait annulé mercredi le mandat de médiation qu'il lui avait confié pour qu'il oeuvre à la libération des otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), l'organisation de guérilla d'extrême gauche.
Le président vénézuélien s'était engagé à contribuer à un accord pour la libération de 45 otages des FARC, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de celle de quelque 500 guérilleros détenus par les autorités colombiennes.
Mais M. Uribe lui avait reproché d'avoir appelé directement au téléphone le chef de l'armée colombienne, alors qu'il l'avait instamment prié de ne pas le faire.
Après l'annulation de son mandat, M. Chavez avait annoncé des représailles. "Je me sens trahi dans ma bonne foi. Cela va affecter les relations bilatérales", avait-il averti samedi.
Avant même l'annonce du gel des relations, la sénatrice d'opposition colombienne Piedad Cordoba, qui se trouvait à Caracas, en a fait état dimanche sur la radio privée colombienne Radio Caracol, et elle a affirmé qu'elle tentait de faire revenir M. Chavez sur sa décision.
Proche du président vénézuélien, la sénatrice colombienne avait elle aussi été mandatée par M. Uribe pour intervenir dans l'affaire des otages. Son mandat a également été annulé mercredi.
Apparemment inquiet du ton de M. Chavez, M. Uribe s'était efforcé samedi de détourner la colère de son homologue vers la guérilla. Il lui avait demandé de ne pas "tomber dans le piège" ourdi selon lui par les FARC "pour nuire aux relations entre les deux pays".
M. Chavez, pour sa part, avait accusé l'entourage de M. Uribe. "Il y a des gens très proches d'Uribe, avec beaucoup de pouvoir, qui ne veulent pas d'accord humanitaire", avait-il affirmé, qualifiant le Haut commissaire pour la paix colombien, Luis Carlos Restrepo, de "Haut commissaire pour la guerre".
M. Chavez avait rencontré le 20 novembre à Paris le président français Nicolas Sarkozy, sans réussir à lui apporter, comme il l'avait promis, une preuve de vie de Mme Betancourt, assurant toutefois qu'il en aurait bientôt.
"Les preuves de vie vont arriver", a répété la sénatrice Cordoba dans l'hebdomadaire colombien Semana.
Sa venue samedi à Caracas pour remettre à M. Chavez une preuve de vie de l'un des otages, un policier colombien, a créé une vive polémique.
Il s'agit d'une interview d'un capitaine de la police otage des rebelles depuis le 4 juin 2007. Cette vidéo, dont l'AFP a pu prendre connaissance, a été tournée par le journaliste colombien William Parra de la chaîne de télévision Telesur, basée au Venezuela et lancée à l'initiative de M. Chavez.
Le général Oscar Naranjo, directeur de la police colombienne, a déclaré qu'il s'agissait d'une manipulation et a accusé le journaliste de complicité d'enlèvement.

vendredi 23 novembre 2007

Hugo Chavez regrette et désapprouve la décision d'Alvaro Uribe

Le président vénézuélien Hugo Chavez a qualifié jeudi de "vraiment regrettable" la décision de son homologue colombien Alvaro Uribe de mettre fin à sa médiation pour tenter d'obtenir la libération d'otages de la rébellion des Farc.

"Pour des raisons que je désapprouve totalement, le gouvernement colombien (...) a pris cette décision unilatérale sans consultation, sans même un coup de téléphone", a déclaré Chavez devant des milliers de partisans lors d'un meeting de campagne en vue du référendum constitutionnel du 2 décembre.

Le chef de l'Etat vénézuélien s'est vu reprocher par les autorités colombiennes d'avoir parlé directement des otages au général Mario Montoya, le chef de l'armée colombienne.

Chavez a offert de reprendre les négociations au cas où Uribe reviendrait sur sa décision, qui a jeté la consternation parmi les familles des otages, dont les proches de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt.

jeudi 22 novembre 2007

Colère des familles des otages colombiens après l'éviction de Hugo Chavez des négociations avec les FARC



Les familles des otages colombiens détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont réagi avec colère jeudi à la décision du président Alvaro Uribe de mettre fin à la médiation de Hugo Chavez avec les rebelles, que beaucoup considéraient comme le meilleur espoir d'obtenir un accord humanitaire d'échange de prisonniers.

Alors que la famille et les proches de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue par les FARC parmi environ 45 prisonniers politiques, avaient réagi en France avec "consternation" à la décision de M. Uribe, une cinquantaine de personnes se sont réunies jeudi sur la place Bolivar à Bogota, près du palais présidentiel, pour protester contre la mise à l'écart du président vénézuélien dans ce dossier.

M. Uribe a mis fin mercredi à la mission de M. Chavez, débutée cet été, en raison d'un contact direct qu'aurait eu le président vénézuélien avec le commandant en chef de l'armée colombienne, ce qui lui avait été formellement interdit. Il a également mis un terme au rôle de la sénatrice de l'opposition de gauche Piedad Cordoba, intermédiaire entre M. Chavez et les autorités colombiennes.

Parmi les proches des otages colombiens qui protestaient contre la décision de M. Uribe se trouvait José Uriel Perez, dont le neveu, Luis Alfonso Beltran, a été enlevé par les rebelles suite à une attaque contre sa base militaire en mai 1998, à quelque 420 kilomètres au sud de Bogota.

"Nous avons pensé que c'était très courageux, ce qu'ont fait le président Chavez et la sénatrice Cordoba en trois mois, comparé à ce que le gouvernement a échoué à faire en 10 ans", a déclaré le vieil homme, dont la voix se noyait par moments dans les cris des autres manifestants.

Les yeux tristes tournés dans la direction du palais présidentiel, M. Perez a murmuré: "rien ne touche ce gouvernement. Pas les morts, ni notre deuil, ni la douleur avec laquelle vivent les familles des otages".

Parmi les familles rassemblées jeudi place Bolivar, on analysait les raisons pour la mise à l'écart de M. Chavez, soit sa conversation téléphonique avec le général colombien, comme un simple prétexte dont s'est emparé M. Uribe pour se débarrasser de l'encombrant leader socialiste.

"Le gouvernement voulait donner le coup de grâce à ce processus", a estimé M. Perez, se demandant combien d'années il devrait encore attendre le retour de son neveu.

mercredi 21 novembre 2007

Alvaro Uribe met fin à la médiation d'Hugo Chavez en Colombie




Le président colombien Alvaro Uribe a mis fin mercredi de manière inattendue aux efforts de médiation d'Hugo Chavez pour obtenir la libération des otages détenus par les Farc en l'accusant d'outrepasser ses attributions.
Cette décision douche les espoirs placés par les familles des otages, dont les proches d'Ingrid Betancourt, dans les négociations entreprises par le chef de l'Etat vénézuélien.
"Le président de la République a mis fin à la médiation du président Hugo Chavez", a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Dans la journée, Chavez s'est entretenu avec le chef de l'armée Mario Montoya et lui a demandé des informations sur les otages, a expliqué le gouvernement. Il a ainsi enfreint un accord passé avec Uribe selon lequel seuls les deux présidents discuteraient du dossier.

"C'est un important recul pour un éventuel échange d'otages, mais Uribe n'avait pas le choix", a estimé Pablo Casas, un analyste du groupe de réflexion Sécurité et démocratie.

"On ne peut accepter que le président d'un autre pays demande directement des informations à votre plus haut gradé. C'est complètement contraire au protocole", a-t-il ajouté.

La décision est tombée alors qu'Uribe avait encore décrit mercredi soir la médiation du président Chavez comme le meilleur espoir de libération des otages des Farc.

Chavez avait été invité en août par la Colombie à tenter d'obtenir un accord d'échange entre les otages de la rébellion et des guérilleros emprisonnés. Alvaro Uribe lui avait donné lundi jusqu'à la fin de l'année pour réussir sa médiation.

Le président vénézuélien s'est rendu à Paris en début de semaine où il a affirmé que les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) apporteraient bientôt "une preuve de vie" d'Ingrid Betancourt.

La sénatrice franco-colombienne a été enlevée en février 2002 par les rebelles marxistes qui n'ont fourni aucune preuve qu'elle est encore en vie depuis 2003.

mardi 20 novembre 2007

Jean-Jacques Seymour rencontre Hugo Chavez



Jean-Jacques Seymour avec le Président Hugo Chavez


De passage à Paris dans le cadre de la mission Uribe, le Président Venezuelien Hugo Chavez a rencontré le journaliste antillais Jean-Jacques Seymour auteur du livre ''Une obsession nommée Hugo'' paru aux éditions Menaibuc.Le mandataire Venezuelien a évoqué les avancées de la révolution du XXI° siècle.Il a souhaité à l'avenir une coopération plus forte avec les Antilles Françaises, un sujet a t'il dit ''que j'avais évoqué il y a deux ans à la Martinique avec l'ancien Président français Jacques Chirac ''.
Et à l'heure ou certains veulent faire du pétrole une arme politique, il a réitéré son invitation à la caraïbe d'adhérer au programme'' Petro Caribe''.''Nous sommes des pays frères et nous devons nous entraider'' a conclu Hugo Chavez qui a tenu à poser avec l'auteur du livre qui lui est consacré.C'était dans les salons de l'hôtel Ayatt.

Por qué no te callas»,





L’altercation retentissante entre Hugo Chavez et le roi d’Espagne Juan Carlos fait un tabac sur le web et les téléphones portables.

1.2 million de visionnages sur YouTube pour une parodie sur l’air de Viva Espana, plus de 30.000 abonnés à des groupes dédiés à l’évènement sur le réseau social FaceBook, des centaines de produits dérivés, et 1.5 million d’euros de chiffre d’affaire rien qu’en sonneries pour téléphones portables. D’anicroche diplomatique, le désormais fameux « Por que no te callas » (« Pourquoi tu ne te tais pas, ndlr) décoché par le roi d’Espagne à Hugo Chavez est devenu un phénomène mondial.

Ainsi, selon la BBC, 500.000 personnes, en grande majorité des hispanophones, auraient déjà téléchargé une version de cette tirade culte pour équiper leurs mobiles. Juan Carlos peut revendiquer la paternité de ce business florissant, mais pas ses dividendes. Les entreprises spécialisées dans les « ringtones » louent en effet les services d’imitateurs pour éviter tout problème avec la monarchie espagnole.

En Amérique du Sud, la réplique est recyclée à des fins politiques. A quelques jours d’un important référendum constitutionnel au Venezuela, les anti-chavezistes arborent des t-shirts « Por que NO te callas », le NO faisant office de consigne de vote cristalline.

Betancourt : "une preuve de vie avant la fin de l'année", selon Chavez




Le chef de la guérilla colombienne des Farc s'est engagé par écrit "à fournir (...) avant la fin de l'année" la preuve que l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est en vie, a assuré mardi 20 novembre à Paris le président vénézuélien Hugo Chavez, chargé d'une médiation dans ce dossier.

Le chef des Farc, Manuel Marulanda, "a promis dans une lettre une preuve de vie avant la fin de l'année", pour Ingrid Betancourt et les autres otages retenus par la guérilla, a déclaré Hugo Chavez à l'issue d'entretiens à l'Elysée avec son homologue Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy n'a, quant à lui, fait aucune déclaration.
Hugo Chavez a rappelé sa conviction qu'Ingrid Betancourt était en vie, en dépit pour l'instant de l'absence de preuve en ce sens.


"Le processus est lancé"

Le père des enfants d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, avait affirmé, plus tôt dans la journée, qu'Hugo Chavez n'avait "pour l'instant pas la preuve de vie" de l'otage, qu'il entendait apporter à son homologue Nicolas Sarkozy.
Fabrice Delloye avait souligné sur i-télé que "si dans les quinze jours on n'a pas de preuve de vie, la médiation (de M. Chavez) n'est plus valide".
Bogota avait fixé, lundi, à décembre la date limite de la médiation entreprise par Hugo Chavez entre le gouvernement et la rébellion des Farc.
"Si on a des preuves de vie" dans les prochains jours, alors en revanche "le processus est lancé", a affirmé Fabrice Delloye. Mais "pour l'instant, il (Chavez) n'a pas la preuve de vie que doivent lui remettre les Farc et, sans cela, il n'y a pas de négociation possible".

"Accord humanitaire"

IIngrid Betancourt, ex-candidate à la présidentielle enlevée en 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie, fait partie des 45 otages que la guérilla marxiste entend échanger contre 500 rebelles emprisonnés dans le cadre d'un "accord humanitaire" avec les autorités colombiennes.
La visite en France d'Hugo Chavez, mandaté depuis trois mois par Bogota comme médiateur dans le dossier des otages en Colombie, a suscité de grands espoirs des familles des otages en Colombie d'obtenir des preuves que les leurs étaient en vie et une libération prochaine.
"Ingrid est vivante, j'en suis certain", avait déclaré lundi soir Hugo Chavez peu après son arrivée à Paris. "Nous attendons la preuve", avait confirmé Hugo Chavez, précisant que le commandant de la guérilla d'extrême gauche Manuel Marulanda lui avait demandé de dire à Nicolas Sarkozy qu'Ingrid Betancourt "est bien traitée". "J'ai confiance en la parole de Marulanda", avait-il assuré.

"Quand cela sera possible"


"A titre de première étape, la fourniture de preuves de vie des otages, notamment d'Ingrid Betancourt, constitue un geste nécessaire que nous appelons les FARC à faire pour démontrer leur volonté d'aboutir", a prévenu lundi l'Elysée dans un communiqué.
Dans un courrier électronique envoyé à la presse lundi, les FARC avaient diffusé une retranscription d'un entretien avec Luciano Marin Arango, membre des FARC connu sous le nom de guerre d'Ivan Marquez, qui a rencontré le président vénézuélien le 8 novembre.
Marquez y affirmait avoir dit à Chavez que Marulanda "avait donné l'ordre d'envoyer une preuve de vie quand cela sera possible alors que se déroulent d'intenses combats dans le sud (de la Colombie), afin qu'elle puisse être transmise aux familles des prisonniers".


"Il y a de quoi être inquiet"


Pour libérer certains de leurs otages, les FARC exigent du président colombien Alvaro Uribe un échange de prisonniers avec leurs membres détenus dans les prisons colombiennes. "J'espère vraiment que nous pourrons y parvenir", avait déclaré Hugo Chavez.

Signe d'une impatience croissante, le gouvernement colombien a toutefois fixé une date-butoir -d'ici décembre au plus tard- aux efforts d'Hugo Chavez.

"Les Farc ne veulent jamais donner les éléments au moment où on les attend. On est très fatigué sur la pression qu'ils ne cessent d'exercer sur les familles des otages", avait dénoncé Fabrice Delloye.
"Il y a de quoi être inquiet" par l'absence jusqu'à présent de preuves de vie. "C'est douloureux comme parcours" pour les familles, avait-il ajouté.

Sarkozy : "Chavez a sa personnalité"

Le président vénézuélien Hugo Chavez est arrivé lundi soir à Paris pour une visite de 24 heures Il est arrivé tard dans la soirée en provenance de Téhéran, où il a multiplié les signes de soutien à son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, engagé dans un bras de fer avec les Occidentaux qui le soupçonnent de vouloir doter son pays de l'arme nucléaire.
Hugo Chavez a rencontré au début du mois un haut responsable des Farc, mais son entreprise de médiation en est encore à ses tout débuts. Nicolas Sarkozy, quant à lui, avait reçu les enfants Betancourt peu après son entrée à l'Elysée et déclaré vouloir donner priorité à la libération de leur mère, qui aura 46 ans le 25 décembre.
"Chavez a sa personnalité, mais ne pas le recevoir c'est plomber une chance réelle de parvenir à une solution au problème" des otages, déclarait-on ce week-end dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

dimanche 18 novembre 2007

Chavez se rend dimanche à Téhéran après le sommet de l'Opep



Hugo Chavez avec des officiels lors de son dernier passage à Téhéran


Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui se trouve actuellement à Ryad pour le sommet de l'Opep, doit se rendre dimanche soir à Téhéran pour une visite d'une journée, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini.

"Chavez arrive ce soir (dimanche), accompagné par cinq ministres, notamment ceux du Pétrole, des Affaires étrangères et de l'Industrie", a déclaré M. Hosseini lors d'une conférence de presse.

Il a ajouté que le président Chavez devait signer un accord d'ordre industriel avec l'Iran, sans plus d'indication.

Le président Chavez et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad participent tous deux samedi et dimanche au sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en Arabie Saoudite.

A Ryad, le président vénézuélien, un adversaire déclaré des Etats-Unis, a affirmé qu'une éventuelle attaque américaine contre l'Iran ferait passer le prix du pétrole à 200 dollars.

Le président Chavez a défendu à plusieurs reprises le programme nucléaire iranien, alors que les Occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme civil.

Il s'agit de la quatrième visite du président Chavez en Iran depuis l'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad en 2005.

L'Iran et le Venezuela ont forgé ces dernières années des relations solides marquées par leur hostilité commune vis à vis des Etats-Unis.

Le président iranien s'est rendu au Venezuela en septembre pour la troisième fois depuis son élection

Le président vénézuélien Hugo Chavez au sommet de l'Opep à Ryad, le 17 novembre 2007



Le Président Hugo Chavez à l'ouverture du sommet de Ryad.

samedi 17 novembre 2007

Chavez avertit Washington de ne pas attaquer l'Iran ou le Venezuela


Le président vénézuélien Hugo Chavez a averti samedi les Etats-Unis de ne pas s'attaquer à l'Iran ou au Venezuela au risque de voir le prix du baril de pétrole bondir jusqu'à 200 dollars.

"Si les Etats-Unis étaient assez fous pour s'attaquer à l'Iran ou agresser à nouveau le Venezuela, le prix du pétrole pourrait atteindre 150 dollars et même 200 dollars", a déclaré M. Chavez, lors d'un discours à l'ouverture du troisième sommet de l'Opep qui se tient à Ryad.
"Le pétrole est la source de toutes les agressions" dans le monde, a encore affirmé le président vénézuélien, ajoutant que c'était la "raison sous-jacente" de la guerre en Irak et des menaces contre l'Iran.

"L'Opep aujourd'hui est forte, plus forte qu'elle ne l'a jamais été dans le passé", a-t-il estimé.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole "devrait s'établir comme un agent géopolitique actif", a-t-il ajouté, selon la traduction en anglais de ses propos.

L'Opep doit "demander aux pays puissants du monde d'arrêter de la menacer", a-t-il encore dit, dans le premier discours prononcé lors de ce sommet qu'il ouvrait en tant qu'hôte de la précédente réunion de Caracas, en 2000.

S'exprimant sitôt après le président Chavez, le roi Abdallah d'Arabie saoudite a estimé que "le pétrole ne doit pas se transformer en outil de conflit".

Selon le roi Abdallah, l'Opep a "deux objectifs principaux: la protection des pays membres et de l'économie mondiale" et s'oppose aux "perturbations inopinées des prix du pétrole".

Le souverain saoudien a également annoncé la création d'un fonds doté de 300 millions de dollars pour la protection de l'environnement financé par l'Arabie saoudite.

La relation dollar/pétrole en ligne de mire au sommet de l'Opep



Les chefs d'Etat de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) tenteront d'aplanir leurs divergences sur le rôle du dollar dans l'économie pétrolière mondiale lors de leur sommet de Ryad, qui s'ouvre samedi.

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Celles-ci sont apparues au grand jour vendredi soir lors d'une réunion préparatoire entre ministres des Affaires étrangères, de l'Economie et du Pétrole de l'Opep.

Le clan "anti-américain", composé de l'Iran et du Venezuela, s'est opposé sur ce point aux pays du Golfe, alliés traditionnels de Washington.

Mais si elle voulait garder ses dissensions secrètes, l'Opep a raté son coup...

Le débat entre le ministre vénézuélien de l'Energie, Rafael Ramirez, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, d'un côté, et le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud Al-Fayçal, de l'autre a, en effet, été diffusé par inadvertance dans la salle de presse à Ryad.

Dès que les responsables de l'organisation du sommet s'en sont rendus compte, la diffusion a été interrompue sans ménagement, mais il était trop tard pour que les dissensions ne soient pas connues de tous.

Iraniens et vénézuéliens ne devraient pas obtenir gain de cause. "Le dollar ne sera pas dans le communiqué final", a assuré le secrétaire général de l'Opep, Abdallah el-Badri.

Mais Téhéran a marqué un point. Depuis le début de l'année, l'Iran ne vend plus son pétrole en dollars, mais en euros et, selon des responsables de la délégation iranienne à Ryad, le basculement est maintenant achevé quasiment à 100%.

L'intérêt est double. D'une part, les Iraniens ripostent ainsi aux sanctions financières appliquées contre eux par l'administration Bush et, d'autre part, leurs revenus du pétrole augmentent, puisque le dollar baisse régulièrement face à la monnaie unique européenne, contre laquelle il a perdu près de 25% en deux ans.

L'Irak sous Saddam Hussein avait déjà commencé un processus similaire, interrompu par la chute du régime en 2003 après la guerre lancée contre lui par les Américains.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui ne cesse de dénoncer l'hégémonie américaine, a indiqué s'intéresser de très près à l'initiative iranienne.

M. Mottaki a indiqué à l'AFP qu'il avait obtenu de ses homologues de l'Opep qu'à défaut de figurer dans le communiqué final, la question de la baisse du dollar et de ses conséquences pour les pays producteurs de pétrole soit discutée au niveau des ministres de l'Economie.

L'Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole et puissance dominante au sein de l'Opep, tire 90% de ses revenus de l'or noir.

De plus, les monnaies de cinq de six des pays du Golfe sont liées au dollar par un système de taux de change fixe ou "peg".

S'ils gagnent plus de dollars, car les prix du pétrole augmentent, les pays producteurs doivent toutefois en dépenser davantage pour importer des biens dans d'autres devises comme l'euro ou la livre.

Ces deux dernières années, les prix du pétrole ont grimpé beaucoup plus vite que l'euro n'a augmenté face au dollar (69% contre 14,5% hors inflation). Les pays producteurs restent donc gagnants tant que cette situation perdure.

Tous ne font pas partie de l'Opep, dont les 13 membres --avec l'Equateur, qui réintégrera l'Opep à l'occasion du sommet de Ryad-- ne représentent que 40% de la production mondiale de pétrole.

La Russie, la Norvège et la Grande-Bretagne, autres grands producteurs, n'en sont pas membres et n'ont pas donné de signes d'un souhait de passage du dollar à l'euro pour leurs transactions pétrolières.

Les débats entre chefs d'Etat de l'Opep devaient débuter samedi à 19h30 locales (16h30 GMT) et auront lieu à huis-clos.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez pourront ainsi remettre le sujet sur la table, cette fois-ci en toute discrétion.

Chavez aura une "mallette" pleine de propositions au sommet de l'Opep




Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi qu'il allait partir pour le sommet de l'Opep de samedi et dimanche en Arabie saoudite avec une "mallette" pleine de propositions destinées à renforcer l'organisation des pays exportateurs de pétrole.

"J'aurai dans ma mallette une série de propositions pour continuer à renforcer l'Opep, et donner plus de pouvoirs à ses Etats membres, dont l'Equateur et l'Angola", a affirmé M. Chavez vendredi avant son départ, lors d'un entretien avec la télévision publique vénézuélienne.

M. Chavez a répété que selon lui le cours actuel du baril de pétrole, entre 90 et 100 dollars, lui "paraît un prix juste". Il a rappelé qu'en 1999, lors de son élection à la tête du Venezuela, le baril était à 7 dollars.

Les chefs d'Etat des treize pays membres de l'Opep se retrouvent samedi et dimanche à Ryad en Arabie saoudite.

Chavez a rencontré le numéro deux des rebelles colombiens de l'ELN




Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi qu'il avait rencontré un dirigeant des rebelles colombiens de l'Armée de libération nationale (ELN).

"Nous nous sommes assis ici avec le numéro 2 de l'ELN, Antonio Garcia", a expliqué Hugo Chavez, ajoutant que le haut commissaire du gouvernement colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, avait aussi assisté aux discussions jeudi soir au Palais présidentiel à Caracas.

Hugo Chavez n'a pas révélé les détails de la discussion. Il a ajouté qu'il avait parlé un peu plus tôt avec le chef de l'ELN, Nicolas Rodriguez Bautista, connu sous le nom de guerre de "Gabino". Il n'a pas précisé s'il l'avait rencontré ou s'il avait parlé au téléphone avec lui.

Le président vénézuélien essaye actuellement de négocier un échange humanitaire entre des rebelles emprisonnés en Colombie et les otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus important mouvement rebelle en Colombie. La Franco-colombienne Ingrid Betancourt fait partie de ces otages.

Dans le cadre de sa médiation, autorisée en septembre par le président colombien Alvario Uribe, Hugo Chavez se rendra mardi en France en visite officielle pour y faire le point avec Nicolas Sarkozy.

"Nous allons à Paris discuter avec le président Sarkozy avec de bons espoirs dans ce dossier", a-t-il confié vendredi lors d'un entretien accordé à la télévision publique. AP

Hugo Chavez demande des excuses au roi d'Espagne




Le président vénézuélien Hugo Chavez a demandé vendredi au roi d'Espagne Juan Carlos de s'excuser pour lui avoir dit, "Pourquoi tu ne te tais pas" ("Por qué no te callas"), au cours d'un vif échange verbal lors du 17e Sommet ibéro-américain, qui a suscité des tensions entre les deux pays.
"Le roi d'Espagne, il doit présenter une forme d'excuses parce qu'il m'a attaqué", a déclaré Hugo Chavez lors d'un entretien à la télévision publique. "Je ne vais pas lui demander de se mettre à genoux, mais que d'une certaine manière, il reconnaisse qu'il est allé trop loin, qu'il a fait quelque chose d'inopportun".
La dispute entre Madrid et Caracas a débuté samedi dernier lorsque, en plein sommet ibéro-américain, Juan Carlos, excédé par les sorties de Hugo Chavez à l'encontre de l'ancien Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar, a enjoint le président vénézuélien de se taire.
"Pourquoi tu ne te tais pas", s'est emporté le souverain espagnol, en s'adressant devant les micros et caméras de télévision au président Chavez, qui venait une nouvelle fois de traiter Jose Maria Aznar de "fasciste".

vendredi 16 novembre 2007

L'Espagne refuse la "surenchère" avec Chavez au nom des intérêts économiques




Soucieux de préserver les intérêts de ses entreprises au Venezuela, Madrid a rejeté jeudi toute "surenchère verbale" avec le président vénézuélien Hugo Chavez, malgré son annonce mercredi d'un "profond réexamen" des relations avec l'Espagne.

"J'espère que ce jeu de surenchère verbale va s'atténuer", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, lors d'une conférence à Madrid.

"Nous allons faire tout notre possible pour assurer la meilleure défense des intérêts de nos concitoyens au Venezuela", a-t-il promis, lançant un message de "tranquillité et de sérénité" aux entrepreneurs espagnols présents au Venezuela.

Le chef de la diplomatie espagnole réagissait à l'annonce faite mercredi soir par le président Chavez d'un "profond réexamen des relations politiques, diplomatiques et économiques avec l'Espagne".

Cela "signifie que les entreprises espagnoles vont devoir rendre plus de comptes", avait averti Hugo Chavez.

Il avait préalablement demandé des "excuses" du roi d'Espagne Juan Carlos, qui lui avait intimé de se "taire", samedi lors d'un sommet ibéroaméricain au Chili, alors qu'il venait de qualifier à plusieurs reprises de "fasciste" l'ancien chef du gouvernement conservateur espagnol José Maria Aznar.

"La dernière chose" à faire serait de rappeler l'ambassadeur d'Espagne au Venezuela, comme le réclament les conservateurs du Parti populaire (PP), a insisté M. Moratinos.

"L'exécutif est en train de courber l'échine face à des agressions contre le chef de l'Etat", avait critiqué mercredi le chef de l'opposition espagnole, le conservateur Mariano Rajoy, candidat à la présidence du gouvernement aux législatives de mars prochain.

Mais Madrid, qui s'est rapproché depuis son arrivée au pouvoir en 2004 des gouvernements latino-américains de gauche, après huit ans d'alignement des gouvernement Aznar sur Washington, souhaite avant tout une "normalisation rapide", dans l'intérêt des entreprises espagnoles et des quelque 300.000 Espagnols qui résident au Venezuela, 6e pays exportateur de pétrole.

Certaines des plus importantes entreprises espagnoles ont investi un total de 1,7 milliard d'euros au Venezuela depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez en 1999, selon le Conseil supérieur des chambres de commerce espagnoles.

Les deux plus gros groupes bancaires espagnols, Santander et BBVA, le géant des télécommunications Telefonica, et le pétrolier Repsol YPF, y sont notamment implantés.

Carlos Malamudi, chercheur à l'Institut Royal Elcano de Madrid, relève toutefois que les investissements espagnols au Venezuela (2,5 milliards de dollars) ne représentent qu'une infime part du total des investissements espagnols en Amérique latine, qui se chiffrent à 100 milliards de dollars.

"Sauf changement des règles du jeu" par Caracas, "je ne crois pas qu'il existe le moindre risque pour les entreprises espagnoles", a déclaré ce chercheur à l'AFP.

"En réalité, les entreprises espagnoles sont sous surveillance des autorités vénézuéliennes depuis pas mal de temps. Elles savent qu'elles peuvent faire à tout moment l'objet de contrôles fiscaux, et je pense donc que leurs comptes sont tenus proprement", argumente-t-il.

Selon le quotidien espagnol El Pais, Hugo Chavez exploite la crise avec Madrid comme un "filon électoral" à l'approche du référendum controversé du 2 décembre sur la réforme de la Constitution, qui lui permettrait de se présenter indéfiniment à la présidentielle ou de décréter un "état d'exception" autorisant la censure pure et simple de la presse.

"En se présentant comme une victime des agressions espagnoles et du roi", il "tente d'introduire un facteur émotionnel pour mobiliser les masses", abonde Carlos Malamudi.

Chavez: le Venezuela compte développer un programme nucléaire civil




Le président vénézuélien Hugo Chavez a laissé entendre jeudi qu'il comptait développer un programme nucléaire civil dans son pays, à l'instar du Brésil et de l'Argentine.

"Le Venezuela va aussi commencer à développer son énergie nucléaire à des fins pacifiques, comme le font le Brésil et l'Argentine", a-t-il déclaré sur la chaîne France-24.

Il a expliqué qu'il considérait l'énergie nucléaire comme "l'un des éléments de la solution à la crise énergétique qui menace le monde, avec le déclin des réserves et l'augmentation des prix du pétrole".

"La pollution atmosphérique, le changement climatique, et la fin de l'équilibre de la planète" sont également pour lui des motifs qui font du nucléaire "une nécessité".

Cette déclaration intervenait dans le cadre d'une question sur les relations entre l'Iran et le Venezuela. M. Chavez a affirmé être "sûr" que "l'Iran développe son énergie nucléaire à des fins pacifiques". "Nous sommes avec l'Iran et non, je ne crois pas que l'Iran fabrique la bombe atomique", a-t-il insisté.

Hugo Chavez a par ailleurs confirmé au cours de l'entretien qu'il serait reçu mardi prochain à Paris par le président français Nicolas Sarkozy et que le "thème central" de cette rencontre serait l'échange de prisonniers négocié avec la guérilla colombienne des FARC pour obtenir la libération d'otages étrangers, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

"Je crois que j'amène de bonnes nouvelles à Sarkozy, mais aussi des demandes, parce qu'il veut, et bien sûr il peut aider à trouver une formule, à rechercher un point de compromis, pour parvenir à un accord entre le gouvernement du président Uribe et le secrétariat des FARC", a-t-il expliqué. "J'espère pouvoir apporter la preuve de vie. Je ne l'ai pas encore, mais j'espère l'obtenir avant d'arriver à Paris le 20 novembre."

Hugo Chavez à Paris avec "de bonnes nouvelles pour Sarkozy



Alors qu'il est attendu à Paris mardi, le président vénézuélien Hugo Chavez déclare qu'il sera porteur "de bonnes nouvelles" pour Nicolas Sarkozy à propos de la franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Dans une interview publiée vendredi par "Le Figaro", Hugo Chavez précise que "le thème central" de l'entretien qu'il aura avec son homologue français sera "comment faciliter un échange de prisonniers, parmi lesquels Ingrid (Betancourt)": "Oui, je pense que j'annoncerai de bonnes nouvelles à Sarkozy, mais déposerai aussi des requêtes", souligne-t-il.

Pour le président vénézuélien, Nicolas Sarkozy "peut aider à trouver une formule, un compromis, pour parvenir à un accord entre le président colombien Alvaro Uribe et le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)".

Comme il l'avait annoncé sur France-24, Hugo Chavez répète qu'il "espère pouvoir apporter une preuve de vie" de la sénatrice colombienne mais précise: "je ne l'ai pas encore, mais j'espère l'obtenir avant d'arriver à Paris le 20 novembre".

Ingrid Betancourt, alors candidate écologiste à la présidentielle colombienne, a été enlevée par les FARC le 23 février 2002 avec sa directrice de campagne Clara Rojas. La dernière preuve de vie directe, une vidéo, remonte à 2003, même si des témoignages et preuves de vie indirectes ont été obtenus depuis.

Nicolas Sarkozy a fait de la libération d'Ingrid Betancourt une de ses priorités depuis son élection le 6 mai dernier.

mercredi 14 novembre 2007

Chavez espère fournir des preuves de vie d'Ingrid Bétancourt



Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré qu'il a toujours bon espoir de venir en France le 20 novembre avec des preuves de vie de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
"Le thème central de ma rencontre (avec Nicolas Sarkozy) sera l'échange de prisonniers, parmi lesquels Ingrid Betancourt", a-t-il dit sur France 24, dans un extrait d'un entretien diffusé mercredi.
"Je crois que j'amène de bonnes nouvelles à Sarkozy, mais aussi des requêtes, parce qu'il veut, et bien sûr il peut aider à trouver une formule, à rechercher un point de compromis, pour parvenir à un accord entre le gouvernement du président colombien Uribe et le secrétariat des Farc", a-t-il ajouté.

"J'espère pouvoir apporter la preuve de vie. Je ne l'ai pas encore, mais j'espère l'obtenir avant d'arriver à Paris le 20 novembre."

Hugo Chavez a ajouté qu'il espérait obtenir le feu vert du président Alvaro Uribe pour rencontrer Manuel Marulanda, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

"Chavez ne peut pas revenir les mains vides de cette réunion. J'ai grand espoir que cette rencontre ait lieu et qu'elle soit le détonateur de l'échange de prisonniers", a-t-il dit.

Hugo Chavez s'efforce de négocier un échange de prisonniers entre le gouvernement colombien et les Farc en dépit de l'existence de certains points sur lesquels aucune des deux parties ne veut céder.

Chavez a offert de servir de médiateur pour un échange d'otages retenus par les Farc, parmi lesquels Ingrid Betancourt, contre des guérilleros détenus par le gouvernement du président Uribe.

Hugo Chavez annonce "une profonde révision" de relations de son pays avec l'Espagne



Un Roi qui passe outre la dignité d'un peuple


Madrid avait espéré que l'altercation verbale entre le roi Juan Carlos et le président vénézuélien, Hugo Chavez, allait rester un "incident" sans conséquences dans les relations entre les deux pays. Il semblerait que ce ne soit pas le cas. M. Chavez a, en effet, affirmé, mercredi 14 novembre, que les relations politiques, diplomatiques et économiques avec l'Espagne seront désormais soumises à "une profonde révision", ouvrant la voie à une possible crise diplomatique entre les deux pays.
ors d'un entretien accordé à la télévision d'Etat TVO, le président vénézuélien s'est défendu de vouloir "nuire" aux relations ibéro-vénézuéliennes, tout en indiquant que les entreprises espagnoles seront désormais plus surveillées. "Cela signifie que les entreprises espagnoles vont devoir rendre davantage de comptes", a-t-il expliqué.

"UN ROI QUI PASSE OUTRE LA DIGNITÉ D'UN PEUPLE"

M. Chavez est également revenu sur l'altercartion qui l'a opposé, samedi, au président du conseil espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, puis au monarque espagnol qui lui a demandé "de se taire" lors d'un sommet ibéro-latino-américain au cours du week-end. "Face à un président de cette trempe, de ce bois, un président qui prend la défense d'un fasciste et malmène la vérité, et [face à] un roi qui passe outre ou prétend passer outre la dignité d'un peuple, il est difficile d'avoir de bonnes relations", s'est-il emporté.

Après avoir demandé des excuses officielles de la part du roi Juan Carlos, mardi, Hugo Chavez a averti que l'incident pourrait avoir un effet négatif sur les investissements espagnols, notamment dans le secteur bancaire. L'Espagne est actuellement une des principales sources d'investissements au Venezuela et dans le reste de l'Amérique latine.

Chavez pense que Bolivar a été assassiné



Je réclame une enquéte sur la mort de Bolivar


Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a déclaré mardi devant la presse que Simon Bolivar, héros de l'indépendance de l'Amérique latine au début du XIXe siècle, était mort non de maladie, mais assassiné, et il a réclamé une enquête sur les circonstances de son décès.
Bolivar, ils l'ont assassiné, ils voulaient le voir mort», a déclaré M. Chavez lors d'une conférence de presse au palais présidentiel à Caracas, sans préciser qui étaient ceux qui, selon lui, l'auraient assassiné.

«Je n'ai jamais été convaincu que Bolivar soit mort de la tuberculose», car «trois mois avant sa mort, il avait parcouru je ne sais combien de kilomètres pour aller jusqu'à Bogota», a expliqué le chef de l'État vénézuélien.

«Si je dois remuer ciel et terre pour dire la vérité, je le ferai», a lancé M. Chavez, qui a prôné à son arrivée au pouvoir une «révolution bolivarienne».

Le président vénézuélien a donc exhorté chercheurs et historiens à travailler sur les circonstances de la mort du «Libertador», né à Caracas en 1783 et mort à Santa Marta, en Colombie, en 1830.

mardi 13 novembre 2007

Fidel Castro craint que Hugo Chavez ne soit assassiné





Fidel Castro a exprimé mardi ses craintes d'un assassinat du président du Venezuela Hugo Chavez, sur ordre de "l'empire" américain ou de "l'oligarchie", et a apporté son soutien à son allié dans l'altercation qui l'a opposé au roi d'Espagne Juan Carlos à Santiago du Chili.
"Vu les circonstances actuelles et la victoire idéologique de grande portée" de M. Chavez, "un assassin à la solde de l'empire, un oligarque avili par les reflexes semés par la machine publicitaire impériale, ou un homme perturbé mentalement, pourrait mettre min à sa vie", écrit Fidel Castro dans une "réflexion" publiée dans la presse officielle.



"Il est impossible de se défaire de l'impression que l'empire et l'oligarchie font de leur mieux pour mener Chavez dans un cul-de-sac et à portée d'un coup de feu", ajoute le vieux dirigeant cubain, éloigné du pouvoir par la maladie depuis plus de 15 mois.

Commentant le retour du président vénézuélien à Caracas après le sommet ibéro-américain de Santiago du Chili et sa volonté de se mêler à la foule, Fidel Castro conseille à son allié de "continuer à lutter en courant des risques, mais de ne pas jouer tous les jours à la roulette russe ou à pile ou face".

A Santiago "s'est produit un "Waterloo idéologique quand le roi d'Espagne a demandé à Chavez de façon abrupte: 'Pourquoi tu ne te tais pas ?'", a estimé Fidel Castro.

"A cet instant, tous les coeurs d'Amérique latine ont vibré. Le peuple vénézuélien (...) a frémi en vivant de nouveau les jours glorieux de Bolivar", a ajouté le président cubain, qui avait toujours ménagé jusque là le roi d'Espagne avec qui il entretient des relations cordiales.

Le sommet ibéro-américain s'est terminé samedi à Santiago sur une vive altercation entre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, et Hugo Chavez, qui, depuis son arrivée, avait traité de "fasciste" à maintes reprises le prédécesseur conservateur de M. Zapatero, José Maria Aznar.

Le roi Juan Carlos avait tenté d'arrêter le président vénézuélien en lui demandant, visiblement furieux, de se taire.

Ce samedi à Santiago "restera dans l'histoire de notre Amérique comme le jour de la vérité", a encore estimé le dirigeant cubain dans son article titré "Le débat du sommet".

"Les murs, la distance et le temps ont été abolis. Cela semblait irréel. Jamais un dialogue pareil n'avait eu lieu entre chefs d'Etat et de gouvernement qui, dans leur quasi-totalité, représentaient des pays pillés durant des siècles par le colonialisme et l'impérialisme", a-t-il ajouté.

Mardi, dans un premier article sur le sujet, Fidel Castro avait soutenu la "critique dévastatrice" de Hugo Chavez contre l'Europe au sommet, sans faire d'allusion à l'incident entre le président vénézuélien et le roi d'Espagne

lundi 12 novembre 2007

Hugo Chavez entretient la tension avec Juan CAu lendemain de son vif échange verbal avec le roi Juan Carlos lors du 17e Sommet ibéro-américain, larlos



Au lendemain de son vif échange verbal avec le roi Juan Carlos lors du 17e Sommet ibéro-américain, le président vénézuélien Hugo Chavez a entretenu dimanche la tension diplomatique avec Madrid, suggérant que le souverain espagnol avait été informé à l'avance du bref coup d'Etat qui l'avait écarté du pouvoir pendant deux jours en 2002.

Au Chili pour le sommet, Hugo Chavez a affirmé dimanche que l'ambassadeur espagnol à Caracas avait été vu au palais présidentiel vénézuélien pendant le coup d'Etat des partisans de Pedro Carmona en 2002, avec l'accord de Juan Carlos. Il a demandé au roi espagnol son degré réel d'implication dans l'affaire.

"M. le roi, étiez-vous informé du coup d'Etat contre le Venezuela, contre le gouvernement démocratique et légitime du Venezuela en 2002?", s'est interrogé le président vénézuélien devant des journalistes. "Il est très difficile d'imaginer que l'ambassadeur espagnol ait pu être au palais présidentiel pour soutenir les putschistes sans l'autorisation de sa majesté".

L'ambassade espagnole à Caracas était fermée dimanche et personne n'y était joignable. Le palais royal espagnol à Madrid n'était pas non plus joignable.

La dispute entre Madrid et Caracas a débuté samedi lorsque, en plein sommet ibéro-américain, Juan Carlos, excédé par les sorties de Hugo Chavez à l'encontre de l'ancien Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar, a enjoint le président vénézuélien de se taire.

"Pourquoi tu ne te tais pas" ("Por qué no te callas"), s'est emporté le souverain espagnol, en s'adressant devant les micros et caméras de télévision au président Chavez, qui venait une nouvelle fois de traiter Jose Maria Aznar de "fasciste".

Revenant sur l'incident, Hugo Chavez a estimé dimanche dans le quotidien espagnol "El Mundo" que Juan Carlos avait agi "comme un taureau en colère". "Je ne suis pas un torero, mais 'olé'!", a-t-il déclaré.

Dans sa chambre d'hôtel à Santiago, il a également jugé "imprudent pour un roi de dire à un président de se taire". "M. le roi, nous n'allons pas nous taire", a-t-il assuré.

Rompant deux semaines de silence, le leader cubain Fidel Castro a, lui, salué dimanche "les critiques dévastatrices" adressées à l'Europe par son ami Hugo Chavez, sans pourtant évoquer directement l'incident avec Juan Carlos.

Dans une brève tribune publiée dans les journaux cubains, le "lider maximo" a écrit que "Chavez a adressé des critiques dévastatrices à l'Europe, la même Europe qui prétendait donner des leçons de bonne gouvernance lors de ce sommet d'Amérique latine". AP

Rencontre Chavez-Uribe à l'occasion du sommet ibéroaméricain au Chili




Le président vénézuélien Hugo Chavez, médiateur avec les FARC dans la crise des otages en Colombie, a rencontré vendredi son homologue colombien en marge du XVIIe Sommet ibéroaméricain à Santiago du Chili, consacré au thème de la "cohésion sociale".

Hugo Chavez avait rencontré jeudi un haut gradé des FARC à Caracas et affiché un certain optimisme. Il espère pouvoir arriver à Paris, le 20 novembre, avec des preuves de vie concrètes de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Les deux présidents ne sont pas entrés dans les détails de leurs entretiens, Uribe se contentant de lancer brièvement: "nous cherchons des options". Chavez a ajouté que tant Bogota que les Forces révolutionnaires armées de Colombie "restaient sur leurs positions". "Nous cherchons des formules, des variations. Il faut faire preuve de flexibilité", a-t-il ajouté.

Hôte du sommet, la présidente chilienne Michelle Bachelet a exhorté ses pairs à produire des résultats concrets, notamment l'approbation d'un pacte continental sur la sécurité sociale, qui permettrait aux travailleurs migrants d'Amérique latine, Espagne et Portugal, de transférer leurs bénéfices de sécurité sociale d'un pays à l'autre. La mesure concernerait près de six millions de personnes.

Le thème même du sommet, la "cohésion sociale", a déclenché l'ironie de Chavez, qui dans un discours fleuri et en dépassant largement son temps de parole, a dit préférer la "transformation" sociale, jugeant que la "cohésion" sociale était, elle, une affaire de riches.

Hugo Chavez a par ailleurs invité le Brésil à rejoindre son initiative "Petroamericas", qui vise à renforcer l'alliance énergétique régionale face à la hausse mondiale des prix pétroliers. Le président vénézuélien use de sa "pétrodiplomatie" à tout va, ayant accepté de vendre des carburants à prix préférentiels à nombre de pays de la région, moyen d'y contrer l'influence des Etats-Unis. Le Brésil pour sa part vient d'annoncer la découverte d'un important gisement pétrolier offshore.

Quant au Bolivien Evo Morales, pendant que ses 21 collègues assistaient au très formel dîner officiel, il jouait au football... Portant le maillot numéro 10 dans une équipe composée de vieilles gloires du ballon rond et de députés, Morales a même marqué un but.

dimanche 11 novembre 2007

Chavez propose la création d'une entité continentale pétrolière




Le Président vénézuélien, Hugo Chavez, a plaidé pour la création d'une entité continentale pétrolière, baptisé " Pétro-Amérique" pour résoudre les problèmes des pays de la région.
Lors du XVIIème sommet ibéro-américain à la recherche d'une cohésion sociale, Chavez a défendu vendredi les projets pétroliers régionaux du Venezuela, avant d'affirmer que la société pétrolière "Petrocaribe" était mise sur pied à l'initiative du Venezuela, réunissant les pays des Caraïbes la compagnie "Petroandien" en Amérique centrale et que le Venezuela y avait alloué une aide de quelque 5 milliards de dollars. Chavez a appelé les pays latino-américains d'examiner son initiative dont l'objectif n'est que d'éradiquer la pauvreté dans les pays de la région. Le sommet ibéro-amércain, à la recherche d'une cohésion sociale, a réuni depuis hier les dirigeants des 22 pays membres, à Santiago, capitale chilienne.

vendredi 9 novembre 2007

Les Farc font du chemin

La médiation d'Hugo Chavez dans le dossier des otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) semble porter ses fruits. A l'issue d'une rencontre avec un représentant de la guérilla jeudi, le président vénézuélien a fait part de son optimisme quant à un échange de prisonniers. La sénatrice colombienne, Piedad Cordoba, affirme qu'Ingrid Betancourt est vivante.
"Une ouverture". Sur son site internet, le quotidien colombien El Tiempo affiche un début d'optimisme dans l'affaire des otages détenus dans la jungle par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Et de la plus connue d'entre eux, la Franco-colombienne, Ingrid Betancourt. Il faut dire que ces derniers jours, les signes d'apaisement se sont multipliés. La médiation du président vénézuélien, Hugo Chavez, engagée il y a plusieurs semaines, semble faire progresser le dossier. Une évolution attendue: les Farc se sont toujours réclamés du marxisme cher au leader populiste. Plus facile donc de négocier un accord sur un échange de prisonniers avec Hugo Chavez qu'avec le président colombien conservateur et allié des Etats-Unis dans la guerre contre la drogue, Alvaro Uribe.

Pour preuve, dans une vidéo diffusée jeudi, le numéro deux du mouvement révolutionnaire, Raul Reyes, juge "satisfaisants" les résultats de la médiation de Chavez. "Heureusement on reçoit l'appui du président Hugo Chavez (..) en tant que facilitateur", a ajouté le leader. La vidéo, dont la date de tournage demeure inconnue, a été diffusée lors du Sommet des Peuples organisés par des organisations de gauche et d'extrême-gauche latino-américaines à Santiago du Chili pour contrer le XVIIe Sommet ibéro-américain qui s'est ouvert dans la capitale chilienne.

"Faire bouger ce qui est immobile"

Signe de ce début d'ouverture, le président vénézuélien a reçu jeudi une délégation des Farc à Caracas, menée par le commandant Ivan Marquez. "Aujourd'hui, je suis plus optimiste que jamais sur cette question d'échange humanitaire", a déclaré Hugo Chavez à la télévision publique, après son entretien avec le révolutionnaire. Au centre des discussions donc, un échange humanitaire de prisonniers : 45 otages des Farc, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre la remise en liberté de 500 guérilleros enfermés dans les prisons colombiennes. Ivan Marquez a affirmé qu'une rencontre entre le président vénézuélien et le commandant des Farc, Manuel Marulanda, serait nécessaire pour faire avancer le dossier. Les deux hommes pourraient se rencontrer en Colombie, dans la jungle d'El Yari, à la frontière brésilo-vénézuélienne, où le chef historique de la guérilla serait caché. Cela permettrait de "faire bouger ce qui est immobile", selon Ivan Marquez.

Reste que pour les Farc, deux conditions sont toujours nécessaires à la mise en place effective de cet accord: la démilitarisation d'une zone afin de procéder à l'échange et la remise en liberté des chefs rebelles "Simon Trinidad" et "Sonia" - de leurs noms de guerre - extradés par la Colombie aux Etats-Unis où ils sont accusés de trafic de drogue. "Nous considérons qu'il est possible de parvenir à un échange humanitaire, dès qu'aura lieu la démilitarisation des communes de Pradera et Florida [en Colombie] car c'est la condition de sécurité qui conviendra aux deux parties", estime ainsi Raul Reyes dans cette vidéo.

Ingrid Betancourt, vivante ?

Dans la négociation, les Farc et Hugo Chavez peuvent compter sur le soutien de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba. C'est elle qui le 12 août dernier a eu l'idée de faire appel au président vénézuélien. "Ingrid Betancourt est vivante", a-t-elle déclaré jeudi, ajoutant : "Selon ce que je sais, tous les otages sont vivants." Une déclaration à prendre au sérieux tant elle est au coeur des négociations. Ces derniers jours, les déclarations selon lesquelles la Franco-colombienne était vivante se sont multipliées. En début de semaine, Chavez a rapporté à la télévision vénézuélienne que le chef des Farc, Manuel Marulanda, avait ordonné à ses troupes de fournir des preuves de vie des otages. Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait ouvert le bal, déclarant avoir reçu "une preuve de vie indirecte".

Cette preuve de vie, Hugo Chavez compte bien pouvoir l'apporter dès le 20 novembre, date à laquelle le président vénézuélien doit rendre visite au chef d'Etat français, Nicolas Sarkozy. Si une nouvelle vidéo est diffusée à cette date, Hugo Chavez aura réussi la première partie de sa mission: la dernière preuve de vie de l'otage Franco-colombienne remonte en effet au 30 août 2003. En faisant avancer le dossier, le président vénézuélien se rachète un crédit sur la scène internationale. Seule inconnue désormais, l'attitude du gouvernement colombien, qui, par sa fermeté, notamment sur la question de la zone démilitarisée, pourrait mettre des bâtons dans les roues aux bons offices chavistes.

mardi 6 novembre 2007

Propagande! Les Français s'y mettent !!



Des quotidiens français Libération et Le Monde ont lancé une rumeur diffamatoire contre le président du Venezuela, Hugo Chavez : Selon eux il serait antisémite !!!
Selon Libération, le président Chavez aurait identifié les « maîtres du monde » en déclarant « Plus que jamais, le Christ nous manque (…), mais il se trouve qu’une minorité, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ (…) s’est emparée des richesses du monde (…) et a concentré ces richesses entre quelques mains ».

En réalité, Hugo Chavez Frias s’exprimait à le veille de Noël devant une association catholique de gauche. Il a déclaré : « Le monde appartient à tous, toutefois des minorités, les descendants de ceux-là mêmes qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux-là mêmes qui expulsèrent Bolivar d’ici et le crucifièrent d’une certaine manière à Santa-Marta, en Colombie ; une minorité s’est approprié les richesses du monde ; une minorité s’est approprié l’or de la planète, l’argent, les minéraux, l’eau, les bonnes terres, le pétrole, les richesses donc, et les a concentrées entre quelques mains : moins de 10 % de la population mondiale est propriétaire de plus de la moitié des richesses du monde »
Manipulant l'opinion avec mauvaise foi évidente une citation tronquée, ils tentent de discréditer une personnalité politique qui s’est imposée comme la référence anti-impérialiste. Conclusion, la désinformation est partout, même en France, méfiez-vous !!!

Orchestre Simon Bolivar ! Quelque chose d’extraordinaire se passe au Vénézuéla !



l me souvient da’voir entendu pour la toute première fois l’Orchestre Simon Bolivar au festival de Montpellier et de France Musique. C’est très loin dans le temps. Mais j’étais loin de soupçonner que le Vénézuéla avait fait de la musique classique, un facteur de progrès social !

Le Vénézuela développe depuis de nombreuses années un plan social qui place l’éducation musicale, l’apprentissage et la pratique d’un instrument, au premier plan.

Il s’agit d’un système pédagogique révolutionnaire : la “Fundacion del Estado para el Sistema de Orquestra Juvenil e Infantil de Venezuela“. Une inititative d’état à laquelle est liée l’oeuvre visionnaire de José Antonio Abreu qui a créé le “Simon Bolivar Youth Orchestre of Venezuela” en proposant aux plus démunis et à tous les autres, dès l’âge de deux ans, la pratique de la musique classique.

Abreu fut aussi le professeur de direction d’orchestre du jeune Gustavo Dudamel qui a rejoint les classes du Sistema, à l’âge de 10 ans.

Sensibilisés à la musique, les enfants de la rue prennent conscience de leur condition, envisagent un avenir, s’impliquent par la musique, dans une perspective positive semée d’émotions et de découvertes, d’espoir et de rencontres, d’esprit de travail et de réalisation.

Musique sociale et citoyenne : musique de l’avenir. Dans le cas du jeune Gustavo, qui fut initié à la musique par son père, tromboniste, le classique est une passion précoce : à six ans, il reçoit de sa tante la partition de la Cinquième Symphonie de Beethoven qui devient sa bible. Décortiquant, analysant, commentant chaque mouvement, il dirigeait devant ses parents, un orchestre imaginaire car la direction d’orchestre était déjà inscrite dans ses gênes.

Peut-on comprendre véritablement l’importance du phénomène vénézuélien :

« ce qui se passe (au Vénézuela) est la chose la plus importante au monde dans le domaine de la musique classique ».

Car ce programme musical, s’il est aujourd’hui défendu par les instances gouvernementales, en montrant qu’il apportait une réponse concrète à la misère et la fatalité, permet d’abord, de sauver des enfants.

A ce jour, près de 250 000 garçons et filles fréquentent les écoles de musique liées à l’activités des orchestres de jeunes. 90% d’entre eux, sont originaires de milieux socio-économiques défavorisés.

La culture et la musique pour un autre monde… et l’on se dit que la France qui a tant de retard dans l’éducation musicale à l’école, devrait méditer, comme tous les autres états du vieux continent, sur l’exemple qu’offe ce pays où les enfants ont pris leur destin en mains… en choisissant la musique classique comme rempart à la fatalité.

J.C.HALLEY

lundi 5 novembre 2007

Le chef des FARC ordonne d'apporter une preuve de vie de Betancourt


Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé que le chef de la guérilla des FARC, Manuel Marulanda, a ordonné que soit apportée la preuve que l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est en vie, lundi soir à la chaîne de télévision VTV .
"Manuel Marulanda a ordonné d'apporter la preuve de vie, non seulement d'Ingrid Betancourt, mais d'un ensemble d'otages" retenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), a déclaré M. Chavez.
"Cela pourrait être une avancée" dans les négociations, a estimé le président qui a été mandaté le 31 août par le gouvernement colombien pour favoriser des négociations en vue de l'échange dit "humanitaire" de 500 guérilleros emprisonnés contre 45 otages aux mains des FARC, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
"L'ordre a été donné", a déclaré M. Chavez, avertissant toutefois que "cela n'est pas facile pour elle (la guérilla) d'envoyer cette preuve de vie" car la guerre s'est intentifiée en Colombie. "Mais en tout cas j'espère que je la recevrai", a-t-il ajouté.
Hugo Chavez a par ailleurs indiqué qu'il allait rencontrer deux représentants des FARC lundi soir ou mardi. Il a également indiqué qu'un représentant du président français Nicolas Sarkozy était à Caracas. "Il s'agit d'une personne ayant beaucoup d'expérience et qui a oeuvré depuis des années pour la libération d'Ingrid", a-t-il précisé.

En photo: «Oui, avec Chávez»



Photo: Agence Reuters
Une marée humaine a défilé hier à Caracas pour manifester en faveur de la réforme défendue par le président vénézuélien Hugo Chávez, qui prévoit le renforcement de ses pouvoirs et l'instauration d'un modèle économique socialiste.
Habillés en rouge, la couleur du régime, des milliers de partisans du chef de l'État, ainsi que plusieurs ministres, ont défilé dans les rues de la capitale, avec pour slogan «oui avec Chávez». Cette manifestation a été organisée pour le lancement de la campagne du référendum du 2 décembre, qui soumettra la nouvelle Constitution à la population. Le nouveau texte permet à M. Chavez de se présenter indéfiniment à l'élection présidentielle et de décréter un «état d'exception» supprimant le droit d'informer. Samedi, des centaines de personnes avaient manifesté à Caracas pour dénoncer ce projet constitutionnel, à l'appel de l'opposition qui accuse M. Chavez de vouloir instaurer une dictature.

dimanche 4 novembre 2007

L'émergence de l'Amérique latine


Un continent qui vire à gauche

En 1998, le mouvement latino-américain vers la gauche est amorcé en 1998 par l’élection d’Hugo Chavez au Venezuela.

En 2003, ce courant est conforté par la victoire de Lula au Brésil et de Nestor Kirchner (péroniste) en Argentine.

Depuis 2004, il s’est vu confirmer dans les élections de Tabaré Vazquez en Uruguay, Evo Morales en Bolivie, Michelle Bachelet au Chili, Rafael Correa en Équateur, Daniel Ortega au Nicaragua et les réélections des présidents Lula et Chavez.

Dimanche, les Argentins ont élu au premier tour, pour succéder au président sortant, son épouse Christina Fernandez de Kirchner.
Une gouvernance régionale qui se met en place sans les États-Unis

Depuis 2005, la zone de libre-échange des Amériques piétine devant le désintérêt du président brésilien, l’hostilité des présidents vénézuélien et bolivien, et la préférence du président américain George W. Bush pour des accords bilatéraux de libre-échange avec l’Amérique centrale, la République dominicaine, la Colombie et le Pérou.

Parallèlement, le Venezuela a rejoint l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay dans le Marché commun du sud de l’Amérique (Mercosur).
Une zone économique qui profite de la croissance mondiale

Depuis 2003, le sous-continent latino-américain connaît un redressement important. Le PIB par habitant a augmenté de 11 % sur la période. Cette année, la croissance au Brésil est ttendue autour de 5 %, en Argentine autour de 8 %, dans l’ensemble du continent autour de 6 %.

Selon la Banque mondiale, au cours des quinze dernières années, la pauvreté a légèrement reculé en Amérique centrale (de 30 % à 29 %) et dans le Cône sud (de 24 % à 19 %), mais a augmenté dans les pays andins (de 25 % à 31 %).

vendredi 2 novembre 2007

La top-modèle Naomi Campbell rend visite à Chavez au Venezuela



La top-modèle britannique Naomi Campbell a effectué une visite au Venezuela au nom d'une association humanitaire, se déclarant "impressionnée" par les programmes sociaux du président Hugo Chavez.
Représentant le Fonds Nelson Mandela pour les enfants, le mannequin s'est ajouté à la liste des personnalités du show-business ayant sympathisé avec ce dirigeant de gauche, bête noire de Washington en Amérique latine.
"Je suis impressionnée par ce que j'ai vu ici en à peine 24 heures", a lancé le mannequin, après avoir visité l'Hôpital de cardiologie infantile, inauguré l'an dernier à Caracas.
En chemise et pantalon blancs, la top modèle, appareil photo à la main, a déclenché des scènes d'émeutes auprès de ses fans, dans les quartiers populaires de la capitale vénézuélienne.
A l'issue d'un entretien au palais présidentiel de Miraflores. M. Chavez a confié qu'elle lui avait posé des "questions osées".
"Elle m'a demandé: vous croyez que l'empire (américain) va tomber", a-t-il raconté, avant de révéler qu'il lui avait répondu avec les mots de son allié cubain Fidel Castro: "l'empire va tomber au XXIe siècle, nous sommes en train d'assister à la chute de l'empire, mais des gens ne le perçoivent pas".
Les acteurs Danny Glover, Sean Penn ou encore Kevin Spacey, qui ne cachent pas leur position critique envers le président des Etats-Unis, George W. Bush, ont également rendu visite par le passé à M. Chavez.

Betancourt: le président du Venezuela Chavez à Paris le 20 novembre



Le président du Venezuela Hugo Chavez, médiateur dans le dossier des otages en Colombie, effectuera une visite le 20 novembre à Paris, où il rencontrera notamment son homologue français Nicolas Sarkozy, a annoncé vendredi l'Elysée.
M. Chavez devrait s'entretenir avec M. Sarkozy de la situation des otages aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), parmi lesquels se trouvent la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.
Cette visite intervient alors que M. Chavez a rencontré récemment Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla marxiste afin de préparer une rencontre entre le président vénézuélien et un chef des FARC.
La tenue de cette réunion, initialement prévue le 8 octobre à Caracas, est cruciale en vue d'un éventuel échange de 45 otages des FARC contre 500 rebelles incarcérés, réclamé par la guérilla.
Rodrigo Granda avait été libéré de sa geôle colombienne le 4 juin sur ordre du président Alvaro Uribe, après que Nicolas Sarkozy, qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt l'une des ses priorités, eut plaidé en ce sens afin d'encourager le dialogue.
Selon la presse vénézuélienne, une nouvelle rencontre était prévue vendredi au Venezuela entre M. Chavez et Rodrigo Granda, installé à Cuba depuis sa libération.
Ces derniers développements incitent à "l'optimisme", a jugé un comité français de soutien à Ingrid Betancourt, proche du père et des enfants de l'ancienne candidate des Verts à la présidence colombienne.
Ingrid Betancourt a été enlevée le 23 février 2002 avec sa directrice de campagne Clara Rojas, trois jours après la rupture des négociations entre la guérilla et le gouvernement colombien de l'ex-président Andres Pastrana (1998-2002).
Plus de 3.000 otages sont retenus en Colombie par des groupes rebelles dont les FARC, première guérilla du pays fondée en 1964 et forte de 17.000 hommes, et les groupes paramilitaires d'extrême droite.
Les familles des otages ainsi que la France s'opposent à toute solution militaire régulièrement évoquée par Bogota, pour la libération de leurs proches, et demandent l'ouverture de négociations entre les rebelles et le gouvernement colombien.