jeudi 31 janvier 2008

Une issue pour la Colombie



Olivier Abel, Michel Agier, Noam Chomsky, Orlando Fals Borda, Alain Caillé, Arturo Escobar, Nancy Fraser, Victor Juan Gelman, Pierre Hassner, François Houtart, Yvon Le Bot, Michel Molitor, Manuel Moncayo, Michel Serres, Laura Restrepo, Juan Manuel Roca, Boaventura de Sousa Santos, Philippe Texier, Alain Touraine, etc.


Nous, intellectuels et citoyens progressistes, attachés à la démocratie autant qu’à la justice sociale, nous qui plaidons pour qu’émergent des sociétés émancipées de toutes les formes de violence (politique, économique, sociale, culturelle) et défendons le droit des populations à construire des alternatives face aux dangers d’un capitalisme sans entrave, nous qui aimons la Colombie pour y vivre au quotidien, nous qui l’avons fuie, nous qui y avons des amis ou ne la connaissons que de loin, nous voulons dire notre douleur et notre honte devant le sort fait aux séquestrés et, à travers eux, devant l’ampleur de la tragédie humanitaire colombienne, qui asphyxie la population civile et bafoue les principes élémentaires de la dignité humaine.

Nous tenons d’abord à exprimer notre condamnation sans appel de la pratique de la séquestration, pratiquée par les Farc, les autres guérillas, les paramilitaires, certains éléments de la force publique et la délinquance de droit commun. La séquestration est par elle-même un crime atroce, menant à l’épuisement physique et à la mort sociale des personnes concernées. En outre, en raison des conditions d’insalubrité ou de l’intensification du conflit, elle expose directement ces personnes à une mort définitive. Rien, absolument rien ne peut la justifier. Il en va de même pour toutes les exactions (attentats, menaces, assassinats, massacres) exercées à l’encontre de la société civile, par des groupes armés illégaux, mais aussi des membres de la police et des forces armées légales, dont les stratégies exclusivement guerrières les ont conduits à pervertir leur projet politique et éthique initial.


. Nous condamnons avec une fermeté identique l’attitude irresponsable et inacceptable du gouvernement colombien. Son refus de reconnaître l’existence du conflit armé et d’y appliquer les principes du droit international humanitaire, la chape de plomb qu’il fait peser sur les familles des otages en évoquant régulièrement la perspective d’opérations militaires, les insultes qu’il adresse aux membres de l’opposition démocratique, constitués en cible potentielle ou réelle des groupes paramilitaires, les accointances de ceux-ci avec les narcotrafiquants et les dirigeants politiques – dans un contexte où l’appareil judiciaire n’est pas en mesure de conférer aux principes de vérité, de réparation intégrale et de non-répétition des exactions la moindre traduction concrète –, enfin l’échec d’une politique de «sécurité démocratique», incapable de garantir la vie aux plus déshérités alors qu’elle cherche à légitimer ses actions en s’abritant derrière le motif fallacieux d’une «guerre contre le terrorisme», tous ces éléments pointent l’immense responsabilité du pouvoir actuel et appellent une condamnation de même nature.

.Nous condamnons enfin les politiques de certains membres la Communauté internationale, en particulier celle du gouvernement étasunien qui, avec les Plans «Colombie», «Patriote» et «Consolidation», donne à ce régime les moyens logistiques et financiers d’une guerre atroce. De son côté, l’Union européenne ne cesse de se voiler la face devant une réalité humanitaire désastreuse, au nom d’intérêts économiques indiscutés – visibles très récemment dans les négociations engagées avec la Communauté Andine. Or cette réalité-là est têtue, ainsi que le montrent les rapports de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur la situation colombienne depuis des années. Faut-il en effet rappeler que la Colombie compte plus de 3.000 séquestrés – dont un peu moins d’un tiers détenu par les Farc – 30.000 victimes de disparition forcée – essentiellement par l’action des groupes paramilitaires –e t 3,9 millions de déplacés ? Faut-il rappeler que ce pays est, avec le Soudan, celui qui connaît le plus grand nombre de déplacés au monde, que 60% de la population y vit en dessous du seuil de pauvreté et qu’il est le théâtre d’injustices sociales et culturelles insupportables ?

oilà pourquoi nous exigeons une mobilisation immédiate de toutes les voix démocratiques qui en Colombie comme en Amérique du Sud, dans l’Union européenne comme aux Etats-Unis, peuvent contribuer au sauvetage des otages et à la mise en place de l’accord humanitaire, étapes nécessaires à la construction d’une solution non-violente et négociée au conflit. A cette fin, nous demandons publiquement : .Que les Farc libèrent immédiatement et sans condition tous les otages civils en leur possession, qu’il s’agisse des otages économiques ou politiques. Précisons que ces derniers ne sont échangeables contre aucune rançon, ne sont pas concernés par un éventuel accord humanitaire et dépendent entièrement de la bonne volonté de leurs geôliers. Devant l’extrême douleur des familles, les Farc doivent faire preuve de responsabilité politique et de cohérence éthique. Ils doivent démontrer leur capacité à créer les conditions d’un dénouement, sans lesquelles leur lutte n’a absolument aucun sens. S’il était prévu jusqu’ici que ce geste soit une contrepartie à l’accord humanitaire, il peut aussi l’anticiper : les récentes vidéos et lettres des otages politiques sont un appel désespéré pour que des mesures soient prises sans délai. Logiquement, cette exigence de libération vaut pour tous les acteurs responsables de séquestration.

.Que le gouvernement fasse preuve d’une responsabilité analogue, abandonne définitivement l’hypothèse d’un sauvetage militaire et jette les bases d’un accord humanitaire permettant l’échange de prisonniers (guérilleros incarcérés contre policiers et militaires séquestrés). Il faut souligner à cet égard la logique juridique et morale d’un tel accord : encadré par le droit international, il vise à régler pacifiquement et momentanément l’échange de prisonniers en temps de guerre. Il traduit donc l’insertion d’une logique de non-violence dans une situation de violence structurelle. Dans cet esprit, aucune des perspectives disponibles ne doit être négligée, à condition toutefois que les négociations en vue de la libération des otages ne soient pas indéfiniment instrumentalisées au service de stratégies guerrières.

.Que la Communauté internationale fasse preuve d’un engagement sans relâche au service de la paix et des droits humains en Colombie, théâtre de la plus grande tragédie humanitaire du continent latino-américain depuis le second conflit mondial.

Trois demandes spécifiques sont ici à l’ordre du jour: le maintien non-révocable du bureau de l’ONU sur place et l’accroissement de ses moyens d’action ; l’envoi d’un délégué permanent de l’Union européenne, permettant de renforcer l’impact de la diplomatie européenne vis-à-vis l’accord humanitaire ; le développement de divers mécanismes contraignant l’Etat colombien à garantir aux associations ayant intenté des recours auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme de voir ces actions menées à terme. Là encore, ces éléments sont à considérer comme les premières étapes de la reconstruction d’un système judiciaire entièrement indépendant, capable de mettre un terme aux crimes commis par les parties en conflit et de répondre à la demande des associations de victimes de se voir reconnaître un droit inaliénable à la vérité, à la réparation intégrale et à la non-répétition des exactions.

u-delà, c’est au peuple colombien qu’il appartiendra de dessiner la voie politique lui permettant de renouer avec la justice sociale et de rejeter les diverses formes de violence qui s’expriment sur son territoire. armi les preuves de vie des otages parvenues récemment à la presse et au monde, l’une a particulièrement retenu l’attention : celle qu’Ingrid Betancourt adresse à sa mère. Bouleversante par son mélange d’intimité et d’universalité, d’épuisement et de résistance morale, les mots qu’elle contient sont comme des traits d’union entre victimes anonymes et reste du monde. L’auteur y cite Albert Camus. Le meilleur moyen de lui faire écho est sans doute de poursuivre la lecture de l’auteur de L’Etranger. Et de s’arrêter sur ces mots : «La tyrannie totalitaire ne s’édifie pas sur les vertus des totalitaires, mais sur les fautes des libéraux» (A. Camus, Actuelles I). En Colombie, le visage des séquestrés comme celui des autres victimes de crimes inacceptables sont le reflet de toutes nos entraves à agir. Il est plus qu’urgent d’inverser le cours des choses, si l’idée d’humanité peut encore avoir un sens pour nous.

Cet appel a été initié par les Pr. Leopoldo Múnera (UNC, Colombie), Matthieu de Nanteuil (UCL, Belgique), Alfredo Gomez-Muller (ICP, France). Il bénéficie de l’appui institutionnel de Planeta Paz, organisation non gouvernementale d’appui aux mouvements populaires colombiens pour la paix, et la Ficib (Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt), organisation non gouvernementale de soutien aux victimes de la séquestration en Colombie. Il a été signé par plus de 300 intellectuels du monde entier, dont les noms figurent ci-dessous. Pour appuyer cette initiative et signer la pétition internationale:



Allemagne

Jona Burghardt, poète Klaus Meschkat, Pr. univ. de Hanovre, membre conseil scientif. Attac Allemagne Tobías Burghardt, poète

Grande-Bretagne

Brian Nissen, artiste et sculpteur Jenny Pearce, Pr. d’Univ. Sarah Lucy Cooper, représentant du Comité des droits humains auprès de l’Angleterre et du Pays de Galles Julia Buxton, chercheuse qualifiée, département des études de paix, Univ. de Bradford Anna Bull, éditeur, Pr. histoire italienne et sciences politiques, Univ. de Bath Ana Cardigan, journaliste et écrivain indépendant

Argentine

Alberto Szpunberg, poète, prix internat. Antonio Machado. Alexis Papazia, Pr. univ. de Buenos Aires Andrea Pochak, Pr. Univ. Buenos Aires, Palerme et de Comahue Carlos Ariel Schwab, acteur et producteur de TV Claudia Delgado, chercheuse Florencia Tola, chercheuse, Conseil National de Rech. Scientif. et Techn. José Miguel Abad, psychologue, univ. de San Buenaventura, siège Medellín Juan Gelman, poète et prix Cervantes 2007 Lorena Isabel Córdoba, anthropologue, Univ. de Buenos Aires Malena Cirasa, poète Mariel Estrada, journaliste culturel Mirta Clara, psychologue, familles du massacre de Margarita Belén, nomination Mille femmes pour le Prix Nobel de la Paix, 2005 Pablo Alabarces, sociologue, Univ. de Buenos Aires. Rafael Wainer, anthropologue Ricardo Luis Crisorio, Pr. Univ. de La Plata. Sergio Eduardo Centurión, Pr. Univ. Nationale de Río Cuarto Teuco Castilla, poète

Belgique

Bérengère Marques-Pereira, Pr. sociologie, univ. libre de Bruxelles Christian Georges, avocat et médiateur Christiane Daem, secrétaire générale du CERCAL, Univ. Libre de Bruxelles Els Witte, Pr. histoire, recteur honoraire de la Vrije Universiyeit Brussel, membre de l’Academie Royale de Belgique François Houtart, Pr. anthropologie, univ. cathol. de Louvain Fredéric Debuyst, Pr. sociologie, univ. cathol. de Louvain Luz Stella Garcia Ocampo, chercheuse associée, univ. Libre de Bruxelles, directrice de la Revue Panoramica Latinoamérica. Michel Monitor, Pr. sociologie, ex vice-recteur Univ. cathol. de Louvain

Brésil

Ana Mercedes Sarria Icaza, Pr. sociologie, UNILASALLE Evelina Dagnino, doctorant et chercheuse, Univ. de Campinas. Marcus Aurelio Taborda de Oliveira, Pr. Univ. Fédérale de Parana Paulo Albuquerque, Pr. Univ. Fédérale de Rio Grande do Sul Colombie Adriana González Gil, Pr. Univ. de Antioquia. Adriana Leaño, avocat, univ. Nationale de Colombie Alberto Arcila G, sociologue Alejandro José López Cáceres, écrivain Alfonso Insuasty Rodríguez, doctorant et chercheur, univ. de San Buenaventura Alfredo Aguirre López, président regional de la Corporación Nuevo Arco Iris Alfredo Gómez Muller, Pr. philosophie, Institut catholique de Paris, promoteur de la déclaration Alfredo Molano, sociologue et écrivain Alonso Correa, Pr. univ. Nationale de Colombie Alvaro Delgado, chercheur au Cinep Álvaro Posada Díaz, pédiatre, Pr. d’université Alvaro Suescún Toledo, écrivain Amparo Osorio, poète Ana María Ospina, politologue, univ. nationale de Colombie Ana Mercedes Sarria Icaza, Pr. sociologie, Unilasalle, Rio Grande do Sul, Brasil Andrea Echeverri Jaramillo, écrivain, Pr. univ. des Andes et univ. Jorge Tadeo Lozano Andrés Acosta, membre du Programme pour la Paix, Cinep Ángel Tolosa Pontón, membre de Planeta Paz Ángela García, poète Aníbal Tobón, directeur de théâtre et journaliste Antonio Javier Jaramillo Alzate, doctorant, univ. de Antioquia. Antonio Mora Vélez, écrivain Arturo Escobar, Pr. anthropologie, univ. de Caroline du Nord, Etats-Unis. Association des Travailleurs Comfama Astrid Flórez, doctorante, univ. de La Salle.Astrid Helena Vallejo R., Pr. univ. de Antioquia Augusto Pacheco, artiste Beatriz Londoño Toro, Pr. droit , univ. del Rosario Beatriz Sierra Almanza, histoire de l’art Beatriz Tabera González, étudiante et salariée de l’univ. de Antioquia Bernardo Correa, Pr. philosohie, univ. National de Colombie Blanca Cecilia Nieva, Pr. Univ. National de Colombie Camilo Andrés Fajardo, G. S. J. Camilo Borrero, Pr. Univ. National de Colombie Camilo Esteban Bernal Sarmiento, assesseur de justice. Carlos Agudelo, sociologue, IHEAL-CREDAL, univ. Paris-III Camilo Esteban Bernal Sarmiento, assesseur de justice, membre du Centre intern. Pour la justice transitionnelle, programme Colombie Carlos Alberto Giraldo G., Pr. univ. de Antioquia. Carlos Gaviria Díaz, président du Pôle démocratique alternatif Carlos Iván Pacheco Sánchez, médecin épidémiologue Carlos Salamanca, architecte, Dr. Anthropologie EHESS, Paris Carlos Salgado, directeur de Planeta Paz. Carlos Vásquez Z, écrivain et professeur d’univ. Carlos Vidales, historien. Carmiña Navia Velasco, écrivain, professeur d’Univ. Catalina Holguín, écrivain. Cecilia Hernández, traductrice. Celedonio Orjuela Duarte, poète

Clara Munar, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Claudia Cecilia Ramírez Cardona, avocate, défenseur des droits de l’homme et du droit des femmes. Claudia Giron, psychologue, Pr. invitée Univ. Javeriana, directrice du Mouvement des victimes des crimes d’Etat

Claudia Marcela Polanía Sagra, Pr. Univ. Medellin Claudia Mosquera, Pr. Univ. Nationale de Colombie Claudia Vélez, politologue. Consuelo Ahumada, Pr. Univ. Javieriana. Consuelo Gómez Serrano, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Consuelo Treviño, écrivain

Dalila María Pulgarín Tabares, Organisation sociale étudiante et mouvement des victimes AVE FENIX de Puerto Berrío, Magdalena Medio. Daniel García-Peña, ex Haut Commissaire pour la Paix Danilo Rojas, Pr. droit, Univ. Nationale de Colombie Darío Villegas, artiste plastique et poète. David Lozano, Pr. Univ. Nationale de Colombia. Diana Magali López, journaliste et communicatrice sociale. Diana Marcela Gómez Correal, anthropologue et historienne, membre de l’Organisation des fils et filles pour la mémoire et contre l’impunité. Diana Patricia Torres, étudiante en travail social. Diego Hernández, avocat, Univ. Nationale de Colombie. Dora Cardona Rivas, Pr. Univ. Nationale de Colombie Doris Gómez Osorio, politologue, sp. de communication sociale et politique. Doris Lamus Cañabate, doctorante et chercheuse, IEP-UNAB, co-fondatrice de la Fondation Femme et Avenir, Bucaramanga. Dumar David Guevara Zurriago, économiste, Univ. de Los Llanos. Edgar Ardila, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Edgar Montenegro, leader syndical, ex candidat à la Mairie de Bogota. Edgar Novoa, Pr. Univ. Nationale de Colombie Eduardo Noreña Betancur, Pr. administration des entreprises, Univ. de Medellín

Edwin Cruz, politologue. Elsa Blair Trujillo, Pr. Univ. de Antioquia. Emira Garcés, Pr. bilogoie Univ. Nationale de Colombia. Emma Rodríguez, doctorante, Univ. del Valle. Enrique Santos Molano, écrivain et journaliste, président de Pen Internacional Colombia

Ernesto McCausland, écrivain et journaliste. Esteban Elías Correa Posada, Q. F. de la Univ. de Antioquia.

Fabio Jurado Valencia, Pr. de la Univ. Nationale de Colombie. Fabio Martínez, écrivain Pr. Univ.

Fanny Villamizar, infirmière. Federico Aguilar Acosta, journaliste. Fernanda Ramírez, religieuse et pédiatre

Fernando Puerta Ortiz, Pr. associé Univ. Nationale de Colombie. Fernando Quintero, membre de Planeta Paz. Fernando Rendón, poète, directeur du Festival Inter. de Poésie de Medellín. Fernando Torres Duque, association des asilés et réfugiés en Espagne

Carmen Emilia Cubillos Cruz, association des asilés et réfugiés en Espagne

Francisco Leal Buitrago, Pr. sciences po, Univ. Nationale de Colombie et Univ. des Andes

Frank David Bedoya Muñoz, historien

Gabriel Ignacio Gómez, Pr. Univ. de Antioquia

Gabriel Jaime Franco, poète

Germán E. Reyes Forero, représentant à la chambre du Pôle démocratique alternatif

Germán Umaña. Pr. Univ. Nationale de Colombie

Giovanni Pulido Riveros, cinéaste

Oscar Mauricio Jiménez Peña, doctorante en Santé publique, Univ. de Alicante

Gloria Amparo Rodríguez, Pr. droit, Univ. Nationale del Rosario

Gloria Rincón Bonilla, Pr. Univ. del Valle

Gonzalo Medina Pérez, journaliste, Pr. Univ. de Antioquia.

Gonzalo Ospina Cifuentes, Pr. Univ. de Antioquia

Graciliana Moreno Echavarría, membre du Réseau métropolitain des femmes et de la Fondation Femmes et avenir

Gregorio Mesa, doctorant, Univ. Nationale de Colombie

Gregorio Saldarriaga, Pr. histoire Univ. de Antioquia. Guillermo Martínez González, poète, romancier, éditeur

Gustavo Montañez Gómez, ex recteur de l’Univ. Distrital Francisco José de Caldas et ex vice-recteur general de l’Univ. Nationale de Colombie

Harold González, étudiante en psychologie, Univ. del Valle

Héctor Gallo, directeur de la Nouvelle école lacanienne de Medellin, Pr. Univ. de Antioquia

Helena Espinosa, médecin

Heriberto Lopez Perez, écrivain, coordinateur de la Revue Panoramica Latinoamérica

Hernán Darío Correa, sociologue

Hernan Jiménez, architecte, Univ. de Buenos Aires, de l’Univ. pilote de Colombie et de l’Univ. Javeriana

Hernando Franco D’laytz, Pr. Univ. Versailles-Saint Quentin.

Hernando Salcedo, Pr. Univ. Externe de Colombie

Hernán Mira Fernández, Pr. Univ. de Antioquia

Hugo Buitrago, Pr. d’Univ. et coordinateur du Projet national Ecole, déplacement forcé et politiques publiques

Humberto Vélez Ramírez, Pr. sciences po., Univ. del Valle

Imelda Daza Cotes, Pr. économie, Univ. Jönköping de Suède

Isabel Ortiz, psychopédagogue, directrice de la Fondation Femmes et avenir

Iván Darío Álvarez, marionnettiste, Théâtre de marionnettes La Libélula Dorada

Iván Darío Pineda Londoño, économiste agricole Ivonne Wilches, membre de Planeta Paz.

J. Mario Arbeláez, poète

Jaime López Castro, Pr. Univ. de Antioquia.

Jairo Maya Betancourt, poète, magistrat à la retraite Jenny Beltrán, doctorante

Jimy Londoño Lara, gestionnaire d’assurance

Jineth Ardila, éditrice

Johana Roldán, avocate J

ohn Jairo Zapata Vasco, Pr. Univ. de Antioquia.

Jorge Coronel López, économiste et Pr. d’Univ.

Jorge Humberto Granados Rocha, économiste, chercheur en agronomie et environnement

Jorge Mejia Martinez, ex secrétaire du gouvernement de Antioquia (2004-2007)

Jorge Zapata, sociologue

José Antonio Gómez, PhD., Institut Alexandre Von Humboldt en développement durable

José David Martínez, ingénieur agro-industriel

José Fernando Saldarriaga Montoya, Pr. sociologie, Univ. Autonónoma Latinoamericana de Medellín Juan Alberto Cortés Gómez, philosophe, chercheur au COPAL, Univ. Nationale de Colombie

Juan Carlos Gardeazábal Rodríguez, assistant de recherche Centre International pour la justice transitionnelle

Juan Carlos Tabares C., étudiante en journalisme, Univ. de Antioquia

Juan Diego Mejía, écrivain

Juan E. Rendón Ángel, étudiante en philosophie, Univ. de Antioquia

Juan Guillermo Duque, Pr. langues, Univ. Nationale de Colombie et Univ. Libre de Bogota

Juan José Cañas Restrepo, historien, Univ. Nationale de Colombie

Juan Manuel Roca, poète et prix Lezama Lima 2007. Julíán Malatesta, poète et Pr. d’Univ.

Juliana Millán, anthropologue, membre de Planeta Paz

Julio Gaitán, Pr. droit, Univ. del Rosario

Laura Restrepo, écrivain, prix Alfaguara de Novela 2004, prix France Culture, prix de la critique française et de la meilleure nouvelle étrangère publiée en France, 1998

Laura Rugeles, chercheuse en agronomie, Univ. de Bogotá Jorge Tadeo Lozano

León Gil, poète Leopoldo Múnera Ruiz, Pr. sciences po., Univ. Nationale de Colombie, promoteur de la déclaration

Liliana Bodenmann Hoyos, éducatrice

Liliana Múnera Montes, chercheuse au Cinep

Lina María Ochoa Mejía, psychanalyste

Lisandro Duque, cinéaste et éditorialiste

Lucía Botero Espinosa, Pr. médecine vétérinaire, Univ. Nationale de Colombie

Lucila Reyes Sarmiento, avocate, Pr. d’Univ.

Luís Alfredo Aguirre López, membre de la Corporación Nuevo Arco Iris

Luis Carlos Castillo, Pr. Univ. del Valle

Luis Fernando Restrepo Morales, membre de la Corporación Nuevo Arco Iris.

Luis Guillermo Perez, avocat, secrétaire general de la FIDH pour les Amériques

Luz Eugenia Sierra, éditrice

Luz María Londoño F., chercheuse associée, Institut d’études regionales, Univ. de Antioquia

Luz Piedad Caicedo Delgado, anthropologue, membre de la Corporación Humanas – Centre regional des droits humains et de la justice de genre

Manuel Fernando Quinche Ramírez, Pr. droit, Univ. del Rosario

Manuel Hernández Benavides, écrivain, Pr. Univ des Andes et Univ. Central

Marcela Rodríguez Arango, Pr. Univ. Santo Tomas Marco Raúl Mejía, éducateur

Margarita Carrillo Díazgranados, écrivain

María Eugenia Arango Rojas, doctorante en médecine, Univ. de Antioquia

María Eugenia Casanova, médecin

María Eugenia Pico, doctorante, Univ. de Caldas

María Fernanda Ramírez B., Pr. Univ. Eafit

María Helena Céspedes, poète

María Isabel Borrero, communicatrice sociale

María Teresa Arcila E, Pr. Univ. de Antioquia

María Teresa Cifuentes Traslaviña, Pr. associée, Univ. Distrital

María Teresa Pinto, Pr. Univ. del Valle.

Mario Bernardo Figueroa, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Mario Salazar, ingénieur agronome

Marjorie Gómez Palacio, directrice, association nationale des infirmières de Colombie

Marta Renza, écrivain, traductrice

Martha Cecilia Orozco de Amézquita, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Martha Fonseca, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Martha Ligia Parra, journaliste, comunicatrice sociale Martín Salas, poète

Maureén Maya Sierra, écrivain

Mauricio Archiva, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Miguel Ángel Vargas, travailleur culturel, Paris.

Miguel Gamboa, Pr. Univ. de Vienne, Autriche

Milciades Púa, doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales, Univ. réformée de Baranquilla

Milton Rengifo, assesseur parlementaire

Mónica Uscátegui, architecte, ergonome

Mónica Zambrano, ergonome

Natalia Gamboa Olarte, historienne, Univ. Nationale de Colombie

Natalia Jaramillo, spécialiste en développement

Nataly Montoya Restrepo, juriste, Univ. Eafit

Octavio Quintero, journaliste et écrivain

Olga Cecilia Díaz, doctorant en développement, Univ. Pédagogique Nationale

Olga L. González, sociologue, Groupe Actualités Colombie, EHESS, Paris

Olimpo Oliver, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Omar Francisco Ortiz Forero, poète, écrivain

Omar Huertas Díaz, Pr. droit pénal, Univ. Javeriana Orlando Fals Borda, sociologue, Pr. Univ. Nationale de Colombie

Oscar Delgado, Pr. Univ. del Rosario

Oscar Javier Carbonell Valderrama, avocat, membre de la Commission Colombienne des Juristas

Oscar Mejía Quintana, Pr. Univ. Nationale de Colombia

Pablo Emilio Angarita Cañas, directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les conflits et les violences, Univ. de Antioquia.

Patricia López, directeur des doctorats, Univ. Pédagogique Nationale

Patricia Ramírez Parra, chercheuse, Institut d’études regionales, Univ. de Antioquia

Rafael Ávila Penagos, Pr. Univ. Pédagogique Nationale Rafael Baena, journaliste

Rafael Espinosa, écrivain

Rincón Bonilla Gloria Soy, Pr. de l’Ecole des sciences du langage de l’Univ. del Valle

Robinson Quintero Ossa, poète et essayiste

Rodolfo Arango, Pr. Univ. des Andes

Rodrigo Uprimny Yépez, Pr. droit, Univ. Nationale de Colombie

Rómulo Bustos Aguirre, poète et Pr. d’Univ.

Ruben Dario Gomez Arias, Pr. Groupe d’Epidémiologie, Univ. de Antioquia.

Samuel Jaramillo, poète, romancière, économiste

Samuel Vásquez Castrillón, écrivain et dramaturge Santiago Espinosa, journaliste de Arcadia et de La Hoja de Bogotá

Santiago Mutis, poète et essayiste

Saúl Franco, Pr. médecine et santé publique, Univ. Nationale de Colombie

Soraya Hoyos, sociologue et photographe

Tania Pérez Bustos, doctorante, sciences de l’éducation, Univ. Pédagogique Nationale

Tatiana Rincón, Pr. Univ. del Rosario.

Thania López, sociologue, déplacé et réfugié

Valentina Restrepo Ospina, étudiante en droit

Víctor de Currea-Lurgo, Pr. Univ. de Deusto, Pays Basque, Espagne

Víctor López Rache, poète

Víctor Manuel Moncayo, Pr. et ex recteur de l’Univ. Nationale de Colombia

William Moreno, Pr. Univ. de Antioquia

Winston Licona Calpe, Pr. principal, directeur du programme Extensión y Proyección Social

Alpher Rojas Carvajal, analyste politique, directeur académique de l’Institut détudes stratégiques Colombia Plural, membre de la Commission nationale des droits humains

Yazmín Muñoz Cárdenas, communicatrice sociale Yolanda Aponte, communicatrice sociale

Yoana Fernanda Nieto, historienne et communicatrice sociale


Costa Rica

Arnobio Maya Betancourt, éducateur et sociologue.

Chili

Carlos Calvo, directeur du doctorat en éducation, Univ. de La Serena

Juan Cameron, poète Raúl Zurita, poète

Manuel Ortega, Pr. Univ. du Chili

Cuba

Alberto Rodríguez Tosca, écrivain et poète

Salvador

Mario Noel Rodríguez, poète

Roberto Rubio Fabián, directeur de Funde

Jorge Dalton, cinéaste

Espagne

Ana Manero Salvador, Pr. Univ. Carlos III de Madrid Camino Villanueva, membre de Aide en action – Espagne

Claudia Elena Clavijo Guevara, chercheuse en sciences sociales

Cristina Gómez Jonson, doctorant, Univ. Complutense de Madrid

David Delgado Montaldo, sociologue, Univ. de Barcelona

Francisco Beltrán Llavador, Pr. Univ. de Valencia

Javier Gómez-Montero, directeur du séminaire Langues et littératures latines, de la CAU à Kiel

Joaquín Herrera Flores, directrice du programme Droits humains et développement, Univ. Pablo de Olavide de Sevilla

José Devís Devís, Pr. Univ. de Valencia

Josu Perales, communicatrice

María de Lourdes Uquillas Loaiza, éditrice à l’Agence EFE

María José Fariñas Dulce, Pr. Univ. Carlos III de Madrid, assesseur au cabinet de Rodríguez Zapatero

Miguel Villalón, Pr. Univ. de Valencia.

Etats-Unis

Joanne Rappaport, anthropologue, chercheuse à la Georgetown University

Noam Chomsky, linguiste et philosophe, Pr. au MIT Nancy Fraser, philosphe, Pr. à la New School for social Research, New York

Finlande

Eira Stenberg, poète et écrivain

France

Alain Caillé, sociologue, Pr. Univ. Paris X, fondateur et directeur de la Revue du MAUSS

Fred Poché, Pr. Univ. cathol. d’Angers

Genevièvre Fraisse, directrice de recherches en arts, philosophie et esthétique, Univ. Paris VIII

Dominique Meda, philosophe et sociologue, chercheuse au Centre d’Etudes de l’Emploi

Hadi Rizk, Pr. de la Chaire Supérieure de Philosophie au Lycée Henri IV.

Jacques Bastin, directeur de l’ONG Solidarité Socialiste

Jean-Claude Bourdin, Pr. Univ. de Poitiers

Jean-Louis Laville, sociologue, Pr. au CNAM, co-directeur du LISE-CNRS

Matthieu de Nanteuil, sociologue, Pr. Univ. cathol. de Louvain, promoteur de la déclaration

Michel Asier, Anthropologue, directeur de recherche à l’EHESS et à l’IRD

Michel Lallement. sociologue, Pr. au CNAM, co-directeur du LISE-CNRS

Michel Serres, philosophe, professeur à la Stanford University

Olivier Abel, philosophe et théologien, Faculté de théologie protestante de Paris

Philippe Texier, Magistrat à la Cour de Cassation (Francia), président du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU

Pierre Hassner, Pr. sciences po. Institut d’Etudes Politiques de Paris

Sakis Athanasios Páppous, Pr. de UFR STAPS, Univ. Montpellier I

Yvon Le Bot, sociologue, CNRS

Guinée Bissau

Iancuba Jola NDjai, secrétaire exécutif d’AIFA-PALOP

Italie

Silvano Teseo, coordinateur au Centre d’études Antonio Guasch, pour le développement rural intégral

Méxique

Ander Azpirin, sculpteur

Carlos Payán Volver, fondateur et directeur de “La jornada” de México

José Ángel Leyva, écrivain

Morgan Quero, Pr. Univ. Autonome de Mexico

Oralba Castillo Nájera, maestra

Pérou

Aída García Naranjo Morales, chercheur au CEDAL, Projet Genre et développement

Alfonso Cotera Fretel, directeur eréseau d’Economie solidaire du Pérou

Andrés Guerrero, chercheur honoraire, University of Saint Andrews, Ecosse

Carlos Alonso Bedoya Bonelli, coordinateur national de Jubileo Perou

Carlos Ureña Ganoso, Pr. psychologie, consultant pour l’UNESCO

Carmen Amaro Condor, familles du massacre «La Cantuta»

Carmen Oyague Velazco, familles du massacre «La Cantuta»

Carolina Huamán Oyague, familles du massacre «La Cantuta»

Constantino Carvallo Rey, conseil national de l’Education, directeur du Collège Les Rois rouges

Francisco Soberón G., directeur de l’Association pour les Droits humains, ex secrétaire exécutif de la Coordination nationale des droits humains

Gisela Ortíz Perea, familles du massacre «La Cantuta» Guillermo Rochabrún S., Pr. sociologie, Pontif. Univ. Católica del Perú

Imelda Vega-Ceteno B., vice-présidente de l’Assemblée sociale des Etudes regionales andines «Bartolomé de Las Casas»

Isabel Yepez del Castillo, Pr. développement, Univ. cathol. de Louvain, directrice du GRIAL

Javier Diez Canseco Cisneros, ex sénateur de la República, ex congresista de la République Javier Torres Seoane, secrétaire exécutif, coordinateur national pour les droits humains

Jorge Acevedo Rojas, directeur exécutif de la coordination nationale de la radio

Juan Miguel Jugo Viera, directeur exécutif de l’APRODEH

Luis Felipe Zegarra Russo, Pr. théologie, directeur du département de Théologie de la Pontif. Univ. Católica del Perú

Mabel Sarco, traductrice

Manuel Burga, ex recteur de la Univ. Mayor de San Marcos, historien péruvien distingué

Manuel Piqueras Luna, sociologue et écrivain, ex député de la République

Matilde Ureta de Caplansky, psychanalyste

Miguel Rubio Zapata, directeur du groupe culturel “Yuyachkani”

Pedro Ferradas Mannucci, sociologue et directeur ITDG-Perou

Raida Condor Saez, familles du massacre de la «La Cantuta»

Rocío Silva Santisteban Manrique, écrivain

Rolando Ames Cobián, coordinateur de la spécialisation en sciences politiques de la Pontif. Univ. Católica del Perú, ex membre de la Commission Vérité et Réconciliation

Rosa Villarán de la Puente, secrétaire exécutif de Mouvement des citoyens pour la non-répétition des exactions (PQNSR)

Salomón Lerner Febres, recteur émérite de la Pontifica Univ. Católica del Perú, ex président de la Commission Vérité et Réconciliation

Sigfredo Chiroque Chunga, éducateur

Sofía Macher, ex membre de la Commission Vérité et Réconciliation

Teresa Diana Barsanti Senén, assesseur de AFEDEPROM-Madre Coraje

Verushka Villavicencio Vinces, journaliste spécialisée en droits des enfants

Jose Ignacio Tavara Martin, Pr. de la Pontif. Universidad Católica del Perú

Portugal

Boaventura de Sousa Santos, Pr. sociologie, Univ. de Coimbra et du Winsconsin

José Carlos Marques, poète et éditeur

Suède

Bengt Berg, écrivain

Gunnar Svensson, écrivain et poète

Víctor Rojas, écrivain et traducteur

Zoltan Tiroler, écrivain

Suisse

Didier Berdoz, médecin, chef de clinique de la Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne

Marie Vannotti, Psychiatre de Liaison, Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne

Patrick Bodenmann, Médecin associé, responsable Unité des Populations Vulnérables Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne

Turquie

Erkut Tokman, poète et écivain

Uruguay

Alfredo Fressia, poète

Ana María Bidegain, Pr. de la Florida International Univ.

Margarita Mariño Moraes, Femmes d’Uruguay

Soledad González, productrice culturelle

Venezuela

Adhely Rivero, poète, directrice de la revue Poésie, responsable du département de littérature, Univ. de Carabobo

Benito Mieses, poète

Celsa Acosta Seco, poète

César Seco, poète

Enrique Hernández-D’Jesús, poète

Gonzalo Ramírez, poète

Hermes Vargas, poète

Leonardo Ruiz, poète

Rafael Leonardo Uzcátegui, journaliste et éditeur

Rosanna Emperatriz Marín Leal, artiste scénique et poète

Salvador Méndez, étudiante

Simón Petit, étudiant

Solcire Pérez, écrivain et Pr. d’Univ.

Waffi Sailg, poète.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

j ai 68ans et je recherche une amie de classe que jai connu en angleterre en 1958,olga luisa SALDARRIAGA,de Medellin!QUI PEUT M AIDER a la retrouver???????????merci.francoise MACHERET.en FRANCE,laissez message