
Le président vénézuélien Hugo Chavez a rendu mardi un vibrant hommage à Fidel Castro, après l'annonce de son retrait de la vie politique. "Fidel sera toujours à l'avant-garde. Les gens comme lui ne se retirent jamais", a-t-il déclaré.
"La révolution cubaine ne dépend pas d'une personne, d'une conjoncture ou d'une circonstance", a ajouté le promoteur de la révolution bolivarienne lors de l'inauguration d'un hôpital à Caracas.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dernier chef d'Etat à avoir rencontré M. Castro, l'a pour sa part qualifié de "mythe vivant". Mais son retrait du pouvoir "doit être bon pour Cuba" et "il est important pour l'Amérique latine que ce processus se déroule de manière tranquille", a-t-il estimé.
Même attitude de la part de son homologue costa-ricain Oscar Arias. Bien que souvent opposé à sa politique, le prix Nobel de la Paix 1987 a qualifié Fidel Castro de "leader charismatique de Cuba" et de "héros d'une révolution". Il a toutefois estimé que son retrait ne serait pas suivi d'un changement significatif à Cuba tant que le leader cubain serait en vie.
Au Chili, le gouvernement de centre-gauche de la président Michèle Bachelet a souhaité que "le peuple et le gouvernement cubains prennent les décisions qui les conduisent vers un nouvel horizon", après l'éclipse de Fidel Castro, "figure contradictoire" par "l'adhésion et le rejet" qu'il suscite.
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