
Olivier Abel, Michel Agier, Noam Chomsky, Orlando Fals Borda, Alain Caillé, Arturo Escobar, Nancy Fraser, Victor Juan Gelman, Pierre Hassner, François Houtart, Yvon Le Bot, Michel Molitor, Manuel Moncayo, Michel Serres, Laura Restrepo, Juan Manuel Roca, Boaventura de Sousa Santos, Philippe Texier, Alain Touraine, etc.
Nous, intellectuels et citoyens progressistes, attachés à la démocratie autant qu’à la justice sociale, nous qui plaidons pour qu’émergent des sociétés émancipées de toutes les formes de violence (politique, économique, sociale, culturelle) et défendons le droit des populations à construire des alternatives face aux dangers d’un capitalisme sans entrave, nous qui aimons la Colombie pour y vivre au quotidien, nous qui l’avons fuie, nous qui y avons des amis ou ne la connaissons que de loin, nous voulons dire notre douleur et notre honte devant le sort fait aux séquestrés et, à travers eux, devant l’ampleur de la tragédie humanitaire colombienne, qui asphyxie la population civile et bafoue les principes élémentaires de la dignité humaine.
Nous tenons d’abord à exprimer notre condamnation sans appel de la pratique de la séquestration, pratiquée par les Farc, les autres guérillas, les paramilitaires, certains éléments de la force publique et la délinquance de droit commun. La séquestration est par elle-même un crime atroce, menant à l’épuisement physique et à la mort sociale des personnes concernées. En outre, en raison des conditions d’insalubrité ou de l’intensification du conflit, elle expose directement ces personnes à une mort définitive. Rien, absolument rien ne peut la justifier. Il en va de même pour toutes les exactions (attentats, menaces, assassinats, massacres) exercées à l’encontre de la société civile, par des groupes armés illégaux, mais aussi des membres de la police et des forces armées légales, dont les stratégies exclusivement guerrières les ont conduits à pervertir leur projet politique et éthique initial.
. Nous condamnons avec une fermeté identique l’attitude irresponsable et inacceptable du gouvernement colombien. Son refus de reconnaître l’existence du conflit armé et d’y appliquer les principes du droit international humanitaire, la chape de plomb qu’il fait peser sur les familles des otages en évoquant régulièrement la perspective d’opérations militaires, les insultes qu’il adresse aux membres de l’opposition démocratique, constitués en cible potentielle ou réelle des groupes paramilitaires, les accointances de ceux-ci avec les narcotrafiquants et les dirigeants politiques – dans un contexte où l’appareil judiciaire n’est pas en mesure de conférer aux principes de vérité, de réparation intégrale et de non-répétition des exactions la moindre traduction concrète –, enfin l’échec d’une politique de «sécurité démocratique», incapable de garantir la vie aux plus déshérités alors qu’elle cherche à légitimer ses actions en s’abritant derrière le motif fallacieux d’une «guerre contre le terrorisme», tous ces éléments pointent l’immense responsabilité du pouvoir actuel et appellent une condamnation de même nature.
.Nous condamnons enfin les politiques de certains membres la Communauté internationale, en particulier celle du gouvernement étasunien qui, avec les Plans «Colombie», «Patriote» et «Consolidation», donne à ce régime les moyens logistiques et financiers d’une guerre atroce. De son côté, l’Union européenne ne cesse de se voiler la face devant une réalité humanitaire désastreuse, au nom d’intérêts économiques indiscutés – visibles très récemment dans les négociations engagées avec la Communauté Andine. Or cette réalité-là est têtue, ainsi que le montrent les rapports de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur la situation colombienne depuis des années. Faut-il en effet rappeler que la Colombie compte plus de 3.000 séquestrés – dont un peu moins d’un tiers détenu par les Farc – 30.000 victimes de disparition forcée – essentiellement par l’action des groupes paramilitaires –e t 3,9 millions de déplacés ? Faut-il rappeler que ce pays est, avec le Soudan, celui qui connaît le plus grand nombre de déplacés au monde, que 60% de la population y vit en dessous du seuil de pauvreté et qu’il est le théâtre d’injustices sociales et culturelles insupportables ?
oilà pourquoi nous exigeons une mobilisation immédiate de toutes les voix démocratiques qui en Colombie comme en Amérique du Sud, dans l’Union européenne comme aux Etats-Unis, peuvent contribuer au sauvetage des otages et à la mise en place de l’accord humanitaire, étapes nécessaires à la construction d’une solution non-violente et négociée au conflit. A cette fin, nous demandons publiquement : .Que les Farc libèrent immédiatement et sans condition tous les otages civils en leur possession, qu’il s’agisse des otages économiques ou politiques. Précisons que ces derniers ne sont échangeables contre aucune rançon, ne sont pas concernés par un éventuel accord humanitaire et dépendent entièrement de la bonne volonté de leurs geôliers. Devant l’extrême douleur des familles, les Farc doivent faire preuve de responsabilité politique et de cohérence éthique. Ils doivent démontrer leur capacité à créer les conditions d’un dénouement, sans lesquelles leur lutte n’a absolument aucun sens. S’il était prévu jusqu’ici que ce geste soit une contrepartie à l’accord humanitaire, il peut aussi l’anticiper : les récentes vidéos et lettres des otages politiques sont un appel désespéré pour que des mesures soient prises sans délai. Logiquement, cette exigence de libération vaut pour tous les acteurs responsables de séquestration.
.Que le gouvernement fasse preuve d’une responsabilité analogue, abandonne définitivement l’hypothèse d’un sauvetage militaire et jette les bases d’un accord humanitaire permettant l’échange de prisonniers (guérilleros incarcérés contre policiers et militaires séquestrés). Il faut souligner à cet égard la logique juridique et morale d’un tel accord : encadré par le droit international, il vise à régler pacifiquement et momentanément l’échange de prisonniers en temps de guerre. Il traduit donc l’insertion d’une logique de non-violence dans une situation de violence structurelle. Dans cet esprit, aucune des perspectives disponibles ne doit être négligée, à condition toutefois que les négociations en vue de la libération des otages ne soient pas indéfiniment instrumentalisées au service de stratégies guerrières.
.Que la Communauté internationale fasse preuve d’un engagement sans relâche au service de la paix et des droits humains en Colombie, théâtre de la plus grande tragédie humanitaire du continent latino-américain depuis le second conflit mondial.
Trois demandes spécifiques sont ici à l’ordre du jour: le maintien non-révocable du bureau de l’ONU sur place et l’accroissement de ses moyens d’action ; l’envoi d’un délégué permanent de l’Union européenne, permettant de renforcer l’impact de la diplomatie européenne vis-à-vis l’accord humanitaire ; le développement de divers mécanismes contraignant l’Etat colombien à garantir aux associations ayant intenté des recours auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme de voir ces actions menées à terme. Là encore, ces éléments sont à considérer comme les premières étapes de la reconstruction d’un système judiciaire entièrement indépendant, capable de mettre un terme aux crimes commis par les parties en conflit et de répondre à la demande des associations de victimes de se voir reconnaître un droit inaliénable à la vérité, à la réparation intégrale et à la non-répétition des exactions.
u-delà, c’est au peuple colombien qu’il appartiendra de dessiner la voie politique lui permettant de renouer avec la justice sociale et de rejeter les diverses formes de violence qui s’expriment sur son territoire. armi les preuves de vie des otages parvenues récemment à la presse et au monde, l’une a particulièrement retenu l’attention : celle qu’Ingrid Betancourt adresse à sa mère. Bouleversante par son mélange d’intimité et d’universalité, d’épuisement et de résistance morale, les mots qu’elle contient sont comme des traits d’union entre victimes anonymes et reste du monde. L’auteur y cite Albert Camus. Le meilleur moyen de lui faire écho est sans doute de poursuivre la lecture de l’auteur de L’Etranger. Et de s’arrêter sur ces mots : «La tyrannie totalitaire ne s’édifie pas sur les vertus des totalitaires, mais sur les fautes des libéraux» (A. Camus, Actuelles I). En Colombie, le visage des séquestrés comme celui des autres victimes de crimes inacceptables sont le reflet de toutes nos entraves à agir. Il est plus qu’urgent d’inverser le cours des choses, si l’idée d’humanité peut encore avoir un sens pour nous.
Cet appel a été initié par les Pr. Leopoldo Múnera (UNC, Colombie), Matthieu de Nanteuil (UCL, Belgique), Alfredo Gomez-Muller (ICP, France). Il bénéficie de l’appui institutionnel de Planeta Paz, organisation non gouvernementale d’appui aux mouvements populaires colombiens pour la paix, et la Ficib (Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt), organisation non gouvernementale de soutien aux victimes de la séquestration en Colombie. Il a été signé par plus de 300 intellectuels du monde entier, dont les noms figurent ci-dessous. Pour appuyer cette initiative et signer la pétition internationale:
Allemagne
Jona Burghardt, poète Klaus Meschkat, Pr. univ. de Hanovre, membre conseil scientif. Attac Allemagne Tobías Burghardt, poète
Grande-Bretagne
Brian Nissen, artiste et sculpteur Jenny Pearce, Pr. d’Univ. Sarah Lucy Cooper, représentant du Comité des droits humains auprès de l’Angleterre et du Pays de Galles Julia Buxton, chercheuse qualifiée, département des études de paix, Univ. de Bradford Anna Bull, éditeur, Pr. histoire italienne et sciences politiques, Univ. de Bath Ana Cardigan, journaliste et écrivain indépendant
Argentine
Alberto Szpunberg, poète, prix internat. Antonio Machado. Alexis Papazia, Pr. univ. de Buenos Aires Andrea Pochak, Pr. Univ. Buenos Aires, Palerme et de Comahue Carlos Ariel Schwab, acteur et producteur de TV Claudia Delgado, chercheuse Florencia Tola, chercheuse, Conseil National de Rech. Scientif. et Techn. José Miguel Abad, psychologue, univ. de San Buenaventura, siège Medellín Juan Gelman, poète et prix Cervantes 2007 Lorena Isabel Córdoba, anthropologue, Univ. de Buenos Aires Malena Cirasa, poète Mariel Estrada, journaliste culturel Mirta Clara, psychologue, familles du massacre de Margarita Belén, nomination Mille femmes pour le Prix Nobel de la Paix, 2005 Pablo Alabarces, sociologue, Univ. de Buenos Aires. Rafael Wainer, anthropologue Ricardo Luis Crisorio, Pr. Univ. de La Plata. Sergio Eduardo Centurión, Pr. Univ. Nationale de Río Cuarto Teuco Castilla, poète
Belgique
Bérengère Marques-Pereira, Pr. sociologie, univ. libre de Bruxelles Christian Georges, avocat et médiateur Christiane Daem, secrétaire générale du CERCAL, Univ. Libre de Bruxelles Els Witte, Pr. histoire, recteur honoraire de la Vrije Universiyeit Brussel, membre de l’Academie Royale de Belgique François Houtart, Pr. anthropologie, univ. cathol. de Louvain Fredéric Debuyst, Pr. sociologie, univ. cathol. de Louvain Luz Stella Garcia Ocampo, chercheuse associée, univ. Libre de Bruxelles, directrice de la Revue Panoramica Latinoamérica. Michel Monitor, Pr. sociologie, ex vice-recteur Univ. cathol. de Louvain
Brésil
Ana Mercedes Sarria Icaza, Pr. sociologie, UNILASALLE Evelina Dagnino, doctorant et chercheuse, Univ. de Campinas. Marcus Aurelio Taborda de Oliveira, Pr. Univ. Fédérale de Parana Paulo Albuquerque, Pr. Univ. Fédérale de Rio Grande do Sul Colombie Adriana González Gil, Pr. Univ. de Antioquia. Adriana Leaño, avocat, univ. Nationale de Colombie Alberto Arcila G, sociologue Alejandro José López Cáceres, écrivain Alfonso Insuasty Rodríguez, doctorant et chercheur, univ. de San Buenaventura Alfredo Aguirre López, président regional de la Corporación Nuevo Arco Iris Alfredo Gómez Muller, Pr. philosophie, Institut catholique de Paris, promoteur de la déclaration Alfredo Molano, sociologue et écrivain Alonso Correa, Pr. univ. Nationale de Colombie Alvaro Delgado, chercheur au Cinep Álvaro Posada Díaz, pédiatre, Pr. d’université Alvaro Suescún Toledo, écrivain Amparo Osorio, poète Ana María Ospina, politologue, univ. nationale de Colombie Ana Mercedes Sarria Icaza, Pr. sociologie, Unilasalle, Rio Grande do Sul, Brasil Andrea Echeverri Jaramillo, écrivain, Pr. univ. des Andes et univ. Jorge Tadeo Lozano Andrés Acosta, membre du Programme pour la Paix, Cinep Ángel Tolosa Pontón, membre de Planeta Paz Ángela García, poète Aníbal Tobón, directeur de théâtre et journaliste Antonio Javier Jaramillo Alzate, doctorant, univ. de Antioquia. Antonio Mora Vélez, écrivain Arturo Escobar, Pr. anthropologie, univ. de Caroline du Nord, Etats-Unis. Association des Travailleurs Comfama Astrid Flórez, doctorante, univ. de La Salle.Astrid Helena Vallejo R., Pr. univ. de Antioquia Augusto Pacheco, artiste Beatriz Londoño Toro, Pr. droit , univ. del Rosario Beatriz Sierra Almanza, histoire de l’art Beatriz Tabera González, étudiante et salariée de l’univ. de Antioquia Bernardo Correa, Pr. philosohie, univ. National de Colombie Blanca Cecilia Nieva, Pr. Univ. National de Colombie Camilo Andrés Fajardo, G. S. J. Camilo Borrero, Pr. Univ. National de Colombie Camilo Esteban Bernal Sarmiento, assesseur de justice. Carlos Agudelo, sociologue, IHEAL-CREDAL, univ. Paris-III Camilo Esteban Bernal Sarmiento, assesseur de justice, membre du Centre intern. Pour la justice transitionnelle, programme Colombie Carlos Alberto Giraldo G., Pr. univ. de Antioquia. Carlos Gaviria Díaz, président du Pôle démocratique alternatif Carlos Iván Pacheco Sánchez, médecin épidémiologue Carlos Salamanca, architecte, Dr. Anthropologie EHESS, Paris Carlos Salgado, directeur de Planeta Paz. Carlos Vásquez Z, écrivain et professeur d’univ. Carlos Vidales, historien. Carmiña Navia Velasco, écrivain, professeur d’Univ. Catalina Holguín, écrivain. Cecilia Hernández, traductrice. Celedonio Orjuela Duarte, poète
Clara Munar, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Claudia Cecilia Ramírez Cardona, avocate, défenseur des droits de l’homme et du droit des femmes. Claudia Giron, psychologue, Pr. invitée Univ. Javeriana, directrice du Mouvement des victimes des crimes d’Etat
Claudia Marcela Polanía Sagra, Pr. Univ. Medellin Claudia Mosquera, Pr. Univ. Nationale de Colombie Claudia Vélez, politologue. Consuelo Ahumada, Pr. Univ. Javieriana. Consuelo Gómez Serrano, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Consuelo Treviño, écrivain
Dalila María Pulgarín Tabares, Organisation sociale étudiante et mouvement des victimes AVE FENIX de Puerto Berrío, Magdalena Medio. Daniel García-Peña, ex Haut Commissaire pour la Paix Danilo Rojas, Pr. droit, Univ. Nationale de Colombie Darío Villegas, artiste plastique et poète. David Lozano, Pr. Univ. Nationale de Colombia. Diana Magali López, journaliste et communicatrice sociale. Diana Marcela Gómez Correal, anthropologue et historienne, membre de l’Organisation des fils et filles pour la mémoire et contre l’impunité. Diana Patricia Torres, étudiante en travail social. Diego Hernández, avocat, Univ. Nationale de Colombie. Dora Cardona Rivas, Pr. Univ. Nationale de Colombie Doris Gómez Osorio, politologue, sp. de communication sociale et politique. Doris Lamus Cañabate, doctorante et chercheuse, IEP-UNAB, co-fondatrice de la Fondation Femme et Avenir, Bucaramanga. Dumar David Guevara Zurriago, économiste, Univ. de Los Llanos. Edgar Ardila, Pr. Univ. Nationale de Colombie. Edgar Montenegro, leader syndical, ex candidat à la Mairie de Bogota. Edgar Novoa, Pr. Univ. Nationale de Colombie Eduardo Noreña Betancur, Pr. administration des entreprises, Univ. de Medellín
Edwin Cruz, politologue. Elsa Blair Trujillo, Pr. Univ. de Antioquia. Emira Garcés, Pr. bilogoie Univ. Nationale de Colombia. Emma Rodríguez, doctorante, Univ. del Valle. Enrique Santos Molano, écrivain et journaliste, président de Pen Internacional Colombia
Ernesto McCausland, écrivain et journaliste. Esteban Elías Correa Posada, Q. F. de la Univ. de Antioquia.
Fabio Jurado Valencia, Pr. de la Univ. Nationale de Colombie. Fabio Martínez, écrivain Pr. Univ.
Fanny Villamizar, infirmière. Federico Aguilar Acosta, journaliste. Fernanda Ramírez, religieuse et pédiatre
Fernando Puerta Ortiz, Pr. associé Univ. Nationale de Colombie. Fernando Quintero, membre de Planeta Paz. Fernando Rendón, poète, directeur du Festival Inter. de Poésie de Medellín. Fernando Torres Duque, association des asilés et réfugiés en Espagne
Carmen Emilia Cubillos Cruz, association des asilés et réfugiés en Espagne
Francisco Leal Buitrago, Pr. sciences po, Univ. Nationale de Colombie et Univ. des Andes
Frank David Bedoya Muñoz, historien
Gabriel Ignacio Gómez, Pr. Univ. de Antioquia
Gabriel Jaime Franco, poète
Germán E. Reyes Forero, représentant à la chambre du Pôle démocratique alternatif
Germán Umaña. Pr. Univ. Nationale de Colombie
Giovanni Pulido Riveros, cinéaste
Oscar Mauricio Jiménez Peña, doctorante en Santé publique, Univ. de Alicante
Gloria Amparo Rodríguez, Pr. droit, Univ. Nationale del Rosario
Gloria Rincón Bonilla, Pr. Univ. del Valle
Gonzalo Medina Pérez, journaliste, Pr. Univ. de Antioquia.
Gonzalo Ospina Cifuentes, Pr. Univ. de Antioquia
Graciliana Moreno Echavarría, membre du Réseau métropolitain des femmes et de la Fondation Femmes et avenir
Gregorio Mesa, doctorant, Univ. Nationale de Colombie
Gregorio Saldarriaga, Pr. histoire Univ. de Antioquia. Guillermo Martínez González, poète, romancier, éditeur
Gustavo Montañez Gómez, ex recteur de l’Univ. Distrital Francisco José de Caldas et ex vice-recteur general de l’Univ. Nationale de Colombie
Harold González, étudiante en psychologie, Univ. del Valle
Héctor Gallo, directeur de la Nouvelle école lacanienne de Medellin, Pr. Univ. de Antioquia
Helena Espinosa, médecin
Heriberto Lopez Perez, écrivain, coordinateur de la Revue Panoramica Latinoamérica
Hernán Darío Correa, sociologue
Hernan Jiménez, architecte, Univ. de Buenos Aires, de l’Univ. pilote de Colombie et de l’Univ. Javeriana
Hernando Franco D’laytz, Pr. Univ. Versailles-Saint Quentin.
Hernando Salcedo, Pr. Univ. Externe de Colombie
Hernán Mira Fernández, Pr. Univ. de Antioquia
Hugo Buitrago, Pr. d’Univ. et coordinateur du Projet national Ecole, déplacement forcé et politiques publiques
Humberto Vélez Ramírez, Pr. sciences po., Univ. del Valle
Imelda Daza Cotes, Pr. économie, Univ. Jönköping de Suède
Isabel Ortiz, psychopédagogue, directrice de la Fondation Femmes et avenir
Iván Darío Álvarez, marionnettiste, Théâtre de marionnettes La Libélula Dorada
Iván Darío Pineda Londoño, économiste agricole Ivonne Wilches, membre de Planeta Paz.
J. Mario Arbeláez, poète
Jaime López Castro, Pr. Univ. de Antioquia.
Jairo Maya Betancourt, poète, magistrat à la retraite Jenny Beltrán, doctorante
Jimy Londoño Lara, gestionnaire d’assurance
Jineth Ardila, éditrice
Johana Roldán, avocate J
ohn Jairo Zapata Vasco, Pr. Univ. de Antioquia.
Jorge Coronel López, économiste et Pr. d’Univ.
Jorge Humberto Granados Rocha, économiste, chercheur en agronomie et environnement
Jorge Mejia Martinez, ex secrétaire du gouvernement de Antioquia (2004-2007)
Jorge Zapata, sociologue
José Antonio Gómez, PhD., Institut Alexandre Von Humboldt en développement durable
José David Martínez, ingénieur agro-industriel
José Fernando Saldarriaga Montoya, Pr. sociologie, Univ. Autonónoma Latinoamericana de Medellín Juan Alberto Cortés Gómez, philosophe, chercheur au COPAL, Univ. Nationale de Colombie
Juan Carlos Gardeazábal Rodríguez, assistant de recherche Centre International pour la justice transitionnelle
Juan Carlos Tabares C., étudiante en journalisme, Univ. de Antioquia
Juan Diego Mejía, écrivain
Juan E. Rendón Ángel, étudiante en philosophie, Univ. de Antioquia
Juan Guillermo Duque, Pr. langues, Univ. Nationale de Colombie et Univ. Libre de Bogota
Juan José Cañas Restrepo, historien, Univ. Nationale de Colombie
Juan Manuel Roca, poète et prix Lezama Lima 2007. Julíán Malatesta, poète et Pr. d’Univ.
Juliana Millán, anthropologue, membre de Planeta Paz
Julio Gaitán, Pr. droit, Univ. del Rosario
Laura Restrepo, écrivain, prix Alfaguara de Novela 2004, prix France Culture, prix de la critique française et de la meilleure nouvelle étrangère publiée en France, 1998
Laura Rugeles, chercheuse en agronomie, Univ. de Bogotá Jorge Tadeo Lozano
León Gil, poète Leopoldo Múnera Ruiz, Pr. sciences po., Univ. Nationale de Colombie, promoteur de la déclaration
Liliana Bodenmann Hoyos, éducatrice
Liliana Múnera Montes, chercheuse au Cinep
Lina María Ochoa Mejía, psychanalyste
Lisandro Duque, cinéaste et éditorialiste
Lucía Botero Espinosa, Pr. médecine vétérinaire, Univ. Nationale de Colombie
Lucila Reyes Sarmiento, avocate, Pr. d’Univ.
Luís Alfredo Aguirre López, membre de la Corporación Nuevo Arco Iris
Luis Carlos Castillo, Pr. Univ. del Valle
Luis Fernando Restrepo Morales, membre de la Corporación Nuevo Arco Iris.
Luis Guillermo Perez, avocat, secrétaire general de la FIDH pour les Amériques
Luz Eugenia Sierra, éditrice
Luz María Londoño F., chercheuse associée, Institut d’études regionales, Univ. de Antioquia
Luz Piedad Caicedo Delgado, anthropologue, membre de la Corporación Humanas – Centre regional des droits humains et de la justice de genre
Manuel Fernando Quinche Ramírez, Pr. droit, Univ. del Rosario
Manuel Hernández Benavides, écrivain, Pr. Univ des Andes et Univ. Central
Marcela Rodríguez Arango, Pr. Univ. Santo Tomas Marco Raúl Mejía, éducateur
Margarita Carrillo Díazgranados, écrivain
María Eugenia Arango Rojas, doctorante en médecine, Univ. de Antioquia
María Eugenia Casanova, médecin
María Eugenia Pico, doctorante, Univ. de Caldas
María Fernanda Ramírez B., Pr. Univ. Eafit
María Helena Céspedes, poète
María Isabel Borrero, communicatrice sociale
María Teresa Arcila E, Pr. Univ. de Antioquia
María Teresa Cifuentes Traslaviña, Pr. associée, Univ. Distrital
María Teresa Pinto, Pr. Univ. del Valle.
Mario Bernardo Figueroa, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Mario Salazar, ingénieur agronome
Marjorie Gómez Palacio, directrice, association nationale des infirmières de Colombie
Marta Renza, écrivain, traductrice
Martha Cecilia Orozco de Amézquita, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Martha Fonseca, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Martha Ligia Parra, journaliste, comunicatrice sociale Martín Salas, poète
Maureén Maya Sierra, écrivain
Mauricio Archiva, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Miguel Ángel Vargas, travailleur culturel, Paris.
Miguel Gamboa, Pr. Univ. de Vienne, Autriche
Milciades Púa, doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales, Univ. réformée de Baranquilla
Milton Rengifo, assesseur parlementaire
Mónica Uscátegui, architecte, ergonome
Mónica Zambrano, ergonome
Natalia Gamboa Olarte, historienne, Univ. Nationale de Colombie
Natalia Jaramillo, spécialiste en développement
Nataly Montoya Restrepo, juriste, Univ. Eafit
Octavio Quintero, journaliste et écrivain
Olga Cecilia Díaz, doctorant en développement, Univ. Pédagogique Nationale
Olga L. González, sociologue, Groupe Actualités Colombie, EHESS, Paris
Olimpo Oliver, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Omar Francisco Ortiz Forero, poète, écrivain
Omar Huertas Díaz, Pr. droit pénal, Univ. Javeriana Orlando Fals Borda, sociologue, Pr. Univ. Nationale de Colombie
Oscar Delgado, Pr. Univ. del Rosario
Oscar Javier Carbonell Valderrama, avocat, membre de la Commission Colombienne des Juristas
Oscar Mejía Quintana, Pr. Univ. Nationale de Colombia
Pablo Emilio Angarita Cañas, directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les conflits et les violences, Univ. de Antioquia.
Patricia López, directeur des doctorats, Univ. Pédagogique Nationale
Patricia Ramírez Parra, chercheuse, Institut d’études regionales, Univ. de Antioquia
Rafael Ávila Penagos, Pr. Univ. Pédagogique Nationale Rafael Baena, journaliste
Rafael Espinosa, écrivain
Rincón Bonilla Gloria Soy, Pr. de l’Ecole des sciences du langage de l’Univ. del Valle
Robinson Quintero Ossa, poète et essayiste
Rodolfo Arango, Pr. Univ. des Andes
Rodrigo Uprimny Yépez, Pr. droit, Univ. Nationale de Colombie
Rómulo Bustos Aguirre, poète et Pr. d’Univ.
Ruben Dario Gomez Arias, Pr. Groupe d’Epidémiologie, Univ. de Antioquia.
Samuel Jaramillo, poète, romancière, économiste
Samuel Vásquez Castrillón, écrivain et dramaturge Santiago Espinosa, journaliste de Arcadia et de La Hoja de Bogotá
Santiago Mutis, poète et essayiste
Saúl Franco, Pr. médecine et santé publique, Univ. Nationale de Colombie
Soraya Hoyos, sociologue et photographe
Tania Pérez Bustos, doctorante, sciences de l’éducation, Univ. Pédagogique Nationale
Tatiana Rincón, Pr. Univ. del Rosario.
Thania López, sociologue, déplacé et réfugié
Valentina Restrepo Ospina, étudiante en droit
Víctor de Currea-Lurgo, Pr. Univ. de Deusto, Pays Basque, Espagne
Víctor López Rache, poète
Víctor Manuel Moncayo, Pr. et ex recteur de l’Univ. Nationale de Colombia
William Moreno, Pr. Univ. de Antioquia
Winston Licona Calpe, Pr. principal, directeur du programme Extensión y Proyección Social
Alpher Rojas Carvajal, analyste politique, directeur académique de l’Institut détudes stratégiques Colombia Plural, membre de la Commission nationale des droits humains
Yazmín Muñoz Cárdenas, communicatrice sociale Yolanda Aponte, communicatrice sociale
Yoana Fernanda Nieto, historienne et communicatrice sociale
Costa Rica
Arnobio Maya Betancourt, éducateur et sociologue.
Chili
Carlos Calvo, directeur du doctorat en éducation, Univ. de La Serena
Juan Cameron, poète Raúl Zurita, poète
Manuel Ortega, Pr. Univ. du Chili
Cuba
Alberto Rodríguez Tosca, écrivain et poète
Salvador
Mario Noel Rodríguez, poète
Roberto Rubio Fabián, directeur de Funde
Jorge Dalton, cinéaste
Espagne
Ana Manero Salvador, Pr. Univ. Carlos III de Madrid Camino Villanueva, membre de Aide en action – Espagne
Claudia Elena Clavijo Guevara, chercheuse en sciences sociales
Cristina Gómez Jonson, doctorant, Univ. Complutense de Madrid
David Delgado Montaldo, sociologue, Univ. de Barcelona
Francisco Beltrán Llavador, Pr. Univ. de Valencia
Javier Gómez-Montero, directeur du séminaire Langues et littératures latines, de la CAU à Kiel
Joaquín Herrera Flores, directrice du programme Droits humains et développement, Univ. Pablo de Olavide de Sevilla
José Devís Devís, Pr. Univ. de Valencia
Josu Perales, communicatrice
María de Lourdes Uquillas Loaiza, éditrice à l’Agence EFE
María José Fariñas Dulce, Pr. Univ. Carlos III de Madrid, assesseur au cabinet de Rodríguez Zapatero
Miguel Villalón, Pr. Univ. de Valencia.
Etats-Unis
Joanne Rappaport, anthropologue, chercheuse à la Georgetown University
Noam Chomsky, linguiste et philosophe, Pr. au MIT Nancy Fraser, philosphe, Pr. à la New School for social Research, New York
Finlande
Eira Stenberg, poète et écrivain
France
Alain Caillé, sociologue, Pr. Univ. Paris X, fondateur et directeur de la Revue du MAUSS
Fred Poché, Pr. Univ. cathol. d’Angers
Genevièvre Fraisse, directrice de recherches en arts, philosophie et esthétique, Univ. Paris VIII
Dominique Meda, philosophe et sociologue, chercheuse au Centre d’Etudes de l’Emploi
Hadi Rizk, Pr. de la Chaire Supérieure de Philosophie au Lycée Henri IV.
Jacques Bastin, directeur de l’ONG Solidarité Socialiste
Jean-Claude Bourdin, Pr. Univ. de Poitiers
Jean-Louis Laville, sociologue, Pr. au CNAM, co-directeur du LISE-CNRS
Matthieu de Nanteuil, sociologue, Pr. Univ. cathol. de Louvain, promoteur de la déclaration
Michel Asier, Anthropologue, directeur de recherche à l’EHESS et à l’IRD
Michel Lallement. sociologue, Pr. au CNAM, co-directeur du LISE-CNRS
Michel Serres, philosophe, professeur à la Stanford University
Olivier Abel, philosophe et théologien, Faculté de théologie protestante de Paris
Philippe Texier, Magistrat à la Cour de Cassation (Francia), président du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU
Pierre Hassner, Pr. sciences po. Institut d’Etudes Politiques de Paris
Sakis Athanasios Páppous, Pr. de UFR STAPS, Univ. Montpellier I
Yvon Le Bot, sociologue, CNRS
Guinée Bissau
Iancuba Jola NDjai, secrétaire exécutif d’AIFA-PALOP
Italie
Silvano Teseo, coordinateur au Centre d’études Antonio Guasch, pour le développement rural intégral
Méxique
Ander Azpirin, sculpteur
Carlos Payán Volver, fondateur et directeur de “La jornada” de México
José Ángel Leyva, écrivain
Morgan Quero, Pr. Univ. Autonome de Mexico
Oralba Castillo Nájera, maestra
Pérou
Aída García Naranjo Morales, chercheur au CEDAL, Projet Genre et développement
Alfonso Cotera Fretel, directeur eréseau d’Economie solidaire du Pérou
Andrés Guerrero, chercheur honoraire, University of Saint Andrews, Ecosse
Carlos Alonso Bedoya Bonelli, coordinateur national de Jubileo Perou
Carlos Ureña Ganoso, Pr. psychologie, consultant pour l’UNESCO
Carmen Amaro Condor, familles du massacre «La Cantuta»
Carmen Oyague Velazco, familles du massacre «La Cantuta»
Carolina Huamán Oyague, familles du massacre «La Cantuta»
Constantino Carvallo Rey, conseil national de l’Education, directeur du Collège Les Rois rouges
Francisco Soberón G., directeur de l’Association pour les Droits humains, ex secrétaire exécutif de la Coordination nationale des droits humains
Gisela Ortíz Perea, familles du massacre «La Cantuta» Guillermo Rochabrún S., Pr. sociologie, Pontif. Univ. Católica del Perú
Imelda Vega-Ceteno B., vice-présidente de l’Assemblée sociale des Etudes regionales andines «Bartolomé de Las Casas»
Isabel Yepez del Castillo, Pr. développement, Univ. cathol. de Louvain, directrice du GRIAL
Javier Diez Canseco Cisneros, ex sénateur de la República, ex congresista de la République Javier Torres Seoane, secrétaire exécutif, coordinateur national pour les droits humains
Jorge Acevedo Rojas, directeur exécutif de la coordination nationale de la radio
Juan Miguel Jugo Viera, directeur exécutif de l’APRODEH
Luis Felipe Zegarra Russo, Pr. théologie, directeur du département de Théologie de la Pontif. Univ. Católica del Perú
Mabel Sarco, traductrice
Manuel Burga, ex recteur de la Univ. Mayor de San Marcos, historien péruvien distingué
Manuel Piqueras Luna, sociologue et écrivain, ex député de la République
Matilde Ureta de Caplansky, psychanalyste
Miguel Rubio Zapata, directeur du groupe culturel “Yuyachkani”
Pedro Ferradas Mannucci, sociologue et directeur ITDG-Perou
Raida Condor Saez, familles du massacre de la «La Cantuta»
Rocío Silva Santisteban Manrique, écrivain
Rolando Ames Cobián, coordinateur de la spécialisation en sciences politiques de la Pontif. Univ. Católica del Perú, ex membre de la Commission Vérité et Réconciliation
Rosa Villarán de la Puente, secrétaire exécutif de Mouvement des citoyens pour la non-répétition des exactions (PQNSR)
Salomón Lerner Febres, recteur émérite de la Pontifica Univ. Católica del Perú, ex président de la Commission Vérité et Réconciliation
Sigfredo Chiroque Chunga, éducateur
Sofía Macher, ex membre de la Commission Vérité et Réconciliation
Teresa Diana Barsanti Senén, assesseur de AFEDEPROM-Madre Coraje
Verushka Villavicencio Vinces, journaliste spécialisée en droits des enfants
Jose Ignacio Tavara Martin, Pr. de la Pontif. Universidad Católica del Perú
Portugal
Boaventura de Sousa Santos, Pr. sociologie, Univ. de Coimbra et du Winsconsin
José Carlos Marques, poète et éditeur
Suède
Bengt Berg, écrivain
Gunnar Svensson, écrivain et poète
Víctor Rojas, écrivain et traducteur
Zoltan Tiroler, écrivain
Suisse
Didier Berdoz, médecin, chef de clinique de la Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne
Marie Vannotti, Psychiatre de Liaison, Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne
Patrick Bodenmann, Médecin associé, responsable Unité des Populations Vulnérables Policlinique Médicale Universitaire de Lausanne
Turquie
Erkut Tokman, poète et écivain
Uruguay
Alfredo Fressia, poète
Ana María Bidegain, Pr. de la Florida International Univ.
Margarita Mariño Moraes, Femmes d’Uruguay
Soledad González, productrice culturelle
Venezuela
Adhely Rivero, poète, directrice de la revue Poésie, responsable du département de littérature, Univ. de Carabobo
Benito Mieses, poète
Celsa Acosta Seco, poète
César Seco, poète
Enrique Hernández-D’Jesús, poète
Gonzalo Ramírez, poète
Hermes Vargas, poète
Leonardo Ruiz, poète
Rafael Leonardo Uzcátegui, journaliste et éditeur
Rosanna Emperatriz Marín Leal, artiste scénique et poète
Salvador Méndez, étudiante
Simón Petit, étudiant
Solcire Pérez, écrivain et Pr. d’Univ.
Waffi Sailg, poète.