vendredi 29 février 2008

Ingrid Betancourt : «la mort me semble une option douce»


Dans les dernières lettres envoyées à son époux, l'otage franco-colombienne ne cache pas son désespoir extrême.
«Je sens que la vie de mes enfants est en stand by, dans l'espoir que je sois libérée, et leur souffrance quotidienne fait que la mort me semble une option douce.» C'est par ces mots de détresse ultime qu'Ingrid Betancourt (Voir notre dossier) s'exprime dans les dernières lettres écrites à son mari. On ignore toutefois à quelle date Juan Carlos Leconte a reçu ces écrits, révélés jeudi par le site Internet de la chaîne espagnole Cuatro. «Je n'ai envie de rien et je crois que c'est justement la seule chose qui est bien : n'avoir envie de rien», écrit-elle encore depuis son lieu de captivité, dans la forêt, «un matin pluvieux comme (mon) âme».

«Mets-toi en paix avec toi et avec moi (…) je suis fatiguée de souffrir, de porter cette souffrance en moi tous les jours, de me mentir à moi-même et de voir que chaque jour est identique à l'enfer de la veille», peut-on lire encore.

Et Ingrid Betancourt d'ajouter : «Je t'aime autant que cette nuit étoilée en Polynésie (où le couple a passé sa nuit de noces) ».


Etat de santé alarmant

Mercredi, quatre otages des Farc, dont l'un est porteur de nouvelles alarmantes sur l'état de santé de l'otage franco-colombienne, ont été libérés sans contrepartie par les Farc, avant d'être transférés au Venezuela pour y être remis à Hugo Chavez. Le président vénézuélien a depuis proposé une médiation internationale pour parvenir à un terrain d'entente entre son homologue colombien et la rébellion marxiste.

Mais pour l'heure, les Farc excluent toujours toute nouvelle libération unilatérale et réclament un retrait militaire dans le sud du pays, afin d'échanger un groupe d'une quarantaine d'otages, dont Ingrid Betancourt, contre 500 guérilleros emprisonnés.

Luis Eladio Pérez : ''La solution est politique, Monsieur le président Uribe ''


Luis Eladio Pérez a avancé que les 4 ex otages ont une proposition "à formuler aux présidents Uribe, Sarkozy et évidemment au président Chávez", afin d'apporter une solution au conflit colombien. Toutefois il a ajouté que cette proposition sera rendue publique une fois que ces trois personalités en seront informés.
Ces quatre ex sénateurs libérés mercredi par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), ont exprimé devant la presse leur disposition à travailler pour la libération de de tous ceux qui sont restés dans la forêt et pour la paix en Colombie.

Ils ont réitéré leur appel à une solution politique en rejetant catégoriquement une option militaire. L'ex otage Luis Eladio Pérez s'est adressé au chef d'état colombien en ces termes, "la solution est politique, Monsieur le président Uribe", durant la conférence de presse.

"La solution est politique Monsieur le président Uribe", a t-il répété, en signalant que "si il persiste dans cette voie de sauvetage militaire, le président Uribe aura 40 ou 50 cadavres de ces concitoyens d'ici les 8,.9 ou 10 prochaines années" retenues dans la forêt.

Eladio Pérez a estimé que "il est absurde de penser un sauvetage militaire avec des conditions comme celles que nous avions, celà sera un massacre".

Il a avancé que lui et les trois autres otages libérés ont une proposition "à formuler au président Uribe, au président Sarkozy et évidemment au président Chávez". Toutefois il a ajouté que cette proposition sera rendue publique au moment où les trois mandataires en auront pris connaissance.

Otages des Farc: Chávez s'active


Le président vénézuélien propose l'intervention d'un groupe de pays amis. Nicolas Sarkozy se dit, lui, prêt à aller sur place chercher Ingrid Betancourt, qui, pour sa part, réclamerait la reconnaissance politique des Farc.

Initiatives et propositions se multiplient pour obtenir la libération des 41 otages «politiques» des Farc, échangeables contre 500 guérilleros emprisonnés dans le cadre d’un accord humanitaire. Au lendemain de la fin de la captivité de quatre ex-parlementaires colombiens, le président du Venezuela, Hugo Chávez, a proposé qu’un groupe de pays amis latino-américains reçoive des responsables colombiens et des Farc afin de négocier la remise en liberté de tous les détenus de la guérilla.
Dans un message téléphonique à la chaîne de télévision d’Etat VTV, le chef de l'Etat vénézuélien a affirmé que «c’est une idée qui est en train de prendre forme au sein de ce groupe (de pays amis) capable de se former immédiatement et de recevoir un émissaire de Manuel Marulanda (chef des Farc) et un responsable colombien pour commencer à discuter de la libération de tous les otages». Chávez a ajouté que cette option était considérée comme prioritaire par son gouvernement et il a évoqué la création d’un groupe de pays de type «Contadora» (créé en 1983 pour faire face à la situation explosive en Amérique centrale).


Prisonniers de guerre


«Le secrétaire général de l’OEA (Organisation des Etats américains), José Miguel Insulza, est d’accord, et j’ai discuté récemment avec l’un de ses envoyés, l’ex-ministre des Affaires étrangères argentin, Dante Caputo.» Le président vénézuélien compte sur le soutien du Brésil, de l’Argentine, de la France, de l’Equateur, de la Bolivie, de Cuba et de la Suisse. Selon lui, le seul obstacle à la formation de ce groupe est le gouvernement colombien: «Tous sont d’accord sauf (le président colombien Alvaro) Uribe.»

Par ailleurs, selon l’un des otages libérés - Luis Eladio Pérez - qui a pu parler avec Ingrid Betancourt le 4 février alors qu’il se trouvait encore en captivité, l’ex-candidate à la présidentielle colombienne estime que les négociations pour les échanges d’otages en Colombie doivent se dérouler sous l’égide de la Convention de Genève. Il a ainsi affirmé lors de sa première conférence de presse, jeudi à Caracas, que «pour Ingrid, il existe des alternatives politiques […] L'échange doit être réalisé entre prisonniers de guerre en application de la Convention de Genève, avec la condition primordiale que le président colombien Alberto Uribe reconnaisse le statut politique aux Farc». D’après l'ex-otage, Ingrid Betancourt insiste sur le fait que «les civils doivent être exclus du conflit afin de parvenir à une humanisation de la guerre».

Pas d'autre libération unilatérale

Depuis l’Afrique du Sud, où il est en visite, Nicolas Sarkozy, qui a fait de la libération d’Ingrid Betancourt une priorité, a réclamé un «geste humanitaire», tout en mettant en garde la guérilla marxiste qui retient l’otage depuis six ans. «C’est une question de vie ou de mort, d’urgence humanitaire, a dit Sarkozy. Je suis prêt, comme le souhaite le président Chavez, si c’est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie chercher Ingrid Betancourt si ce devait être une condition des Farc.» La famille d’Ingrid Betancourt a, elle, lancé jeudi à Paris un appel désespéré pour sauver l’otage «au bord de la mort»,

Mercredi, quatre otages des Farc, dont Luis Eladio Pérez, porteurs de nouvelles alarmantes sur l’état de santé de la Franco-Colombienne, avaient été libérés sans contrepartie par la guérilla marxiste en Colombie, avant d’être transférés au Venezuela pour y être remis au président Hugo Chavez. Depuis, les Farc ont exclu toute nouvelle libération unilatérale et réclament toujours un retrait militaire dans les municipalités de Florida et Pradera (800 km² dans le sud du pays) avant d’entamer des négociations.

La constance de Chavez


Les libérations d'otages successives, rendues possibles par le président vénézuélien, sont les seules intervenues au cours des deux mandats du chef de l'État colombien Uribe.
L'entêtement d'Hugo Chavez a une nouvelle fois porté ses fruits. En obtenant la libération de quatre otages aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), un mois après celle de l'ex-député Consuelo Gonzalez et de Clara Rojas, la conseillère d'Ingrid Betancourt, le président vénézuélien réaffirme qu'il est devenu un acteur incontournable dans le conflit armé colombien. Ces libérations successives d'otages «politiques» sont les plus importantes réalisées depuis 2001, les seules qui ont eu lieu au cours des deux mandats du président conservateur Alvaro Uribe. Pour la deuxième fois depuis le début de l'année, les télévisions du monde entier ont transmis les images d'otages en pleurs, remerciant des membres du gouvernement vénézuélien tout de rouge vêtus. On peut difficilement imaginer publicité plus efficace pour Hugo Chavez et sa révolution bolivarienne.

La décision du président vénézuélien d'œuvrer à la libération des otages colombiens est typique de sa politique étrangère, fondée sur le coup d'éclat et la défiance. Quand il se propose comme médiateur, il y a plus de six mois, Hugo Chavez soulève un vent d'espoir dans les familles d'otages, mais beaucoup de scepticisme dans les rangs diplomatiques. Certes, le leader de gauche le plus bruyant d'Amérique latine paraît le plus apte à converser avec les Farc. Mais hormis leur opposition aux États-Unis, les guérilleros ne partagent pas grand-chose avec le leader de la révolution bolivarienne. Son mentor Fidel Castro lui aurait même conseillé de maintenir une distance respectueuse avec ces troupes imprévisibles, à l'idéologie douteuse.


L'embarras de Washington

Surtout, la médiation ne paraissait possible qu'avec l'accord d'Alvaro Uribe, qui n'a rien à gagner à voir son voisin réussir là où il échoue. Quand le président colombien décide, en novembre dernier, de mettre fin aux pourparlers entre le gouvernement vénézuélien et la guérilla colombienne, tout le monde est convaincu que Chavez va jeter l'éponge. Il n'en est rien : le «Commandante» veut intervenir en Colombie, même contre l'avis d'Uribe. Il en arrive à geler les relations entre les deux pays, en traitant Uribe, avec lequel il s'entendait bien depuis cinq ans, de marionnette de l'empire américain. «Le dossier des otages est devenu central pour lui, il ne pouvait plus le laisser tomber», confie un des conseillers du président vénézuélien, étonné et quelque peu effrayé de la constance avec laquelle il traite la question.

Hugo Chavez a peu à peu fait de la libération des otages colombiens un des étendards de sa politique étrangère, à côté de la diplomatie pétrolière, qui lui permet de financer des pays ou des mouvements politiques amis, et de s'attacher ainsi leur loyauté. En apparaissant comme le porteur de paix dans un conflit vieux de quarante ans, il affaiblit la rhétorique américaine qui veut le faire passer pour le «principal facteur de déstabilisation» de la région. Les images des retrouvailles des otages avec leurs familles étouffent les critiques. L'espoir d'une libération d'Ingrid Betancourt a fait de Nicolas Sarko-zy l'avocat d'Hugo Chavez en Europe. Aux États-Unis, les familles des trois mercenaires otages des Farc multiplient les appels au président vénézuélien et embarrassent Wa-shington. En Amérique latine, les détracteurs du régime vénézuélien baissent la garde. Le Sénat brésilien, opposé depuis des mois à l'entrée du Venezuela dans le Mercosur, le marché commun d'Amérique du Sud, a changé de discours après la libération des otages.

La stratégie de Chavez n'est pas sans risque. Elle dépend du bon vouloir de guérilleros qui n'ont pas hésité à lui faire faux bond lors des premières négociations. Elle peut surtout conduire à une dangereuse escalade entre la Colombie et le Venezuela, attisée par les États-Unis.

jeudi 28 février 2008

Colombie: nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt, Sarkozy lance un appel aux Farc


Le président français Nicolas Sarkozy a appelé jeudi les Farc à libérer Ingrid Betancourt et s'est dit prêt, "comme le souhaite", selon lui, le président vénézuelien Hugo Chavez, à aller la chercher lui-même à la frontière entre le Venezuela et la Colombie.


"J'appelle les Farc à libérer sans délai Ingrid Betancourt, c'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain Thabo Mbeki, au Cap. M. Sarkozy a également appelé le président vénézuélien Hugo Chavez à "user de toute son influence" auprès des Forces armées révolutionnaires colombiennes pour sauver la vie d'Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002.

"Je suis prêt, comme le souhaite le président Chavez, si c'est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie, chercher Ingrid Betancourt si ce devait être une condition des Farc", a-t-il dit. "La France va rester mobilisée jusqu'à la sortie du dernier otage, je m'y engage personnellement. Mais le sort d'Ingrid relève d'un geste humanitaire et non pas d'un accord humanitaire", a-t-il martelé.

Selon M. Sarkozy, "c'est aujourd'hui très clairement une course contre la montre qui est engagée. Et chacun est devant ses responsabilités. Il y aura ceux qui ont tout fait pour Ingrid et ceux qui porteront la responsabilité de sa mort. On ne peut plus attendre". "La France est engagée pour un accord humanitaire une fois qu'Ingrid Betancourt sera libre", a-t-il précisé.

M. Sarkozy a également indiqué qu'il avait "bien entendu le témoignage de deux otages libérés" par les Farc, "des témoignages accablants de cruauté et de barbarie qui soulèvent le coeur". "Le martyr imposé à Ingrid Betancourt, c'est un martyr qu'ils (les Farc) infligent à la France", a-t-il ajouté. Il a également indiqué s'être entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'il était dans l'avion qui le menait du Tchad en Afrique du Sud, avec Mélanie Delloye-Betancourt, la fille d'Ingrid Betancourt, qui lui a fait part de son "angoisse".

Quatre otages des Farc, dont l'un est porteur de nouvelles alarmantes sur l'état d'Ingrid Betancourt, ont été libérés sans contrepartie mercredi par la guérilla marxiste en Colombie, avant d'être transférés au Venezuela pour y être remis au président Hugo Chavez. Les Farc ont toutefois averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.

Mélanie Delloye, la fille d'Ingrid Betancourt, a dit jeudi être "extrêmement angoissée" après les nouvelles alarmantes sur l'état de santé de sa mère ."C'est extrêmement inquiétant, et je sais que le temps nous est vraiment compté. Maman est vivante, mais je ne sais pas pour combien de temps, et je sais qu'il faut qu'on la sorte de là le plus vite possible", a dit Mélanie Delloye à la radio RTL.

.De son côté, le fils d' Ingrid Betancourt a dit au bord des larmes: "On n'a plus le temps. Maman, l'être que j'ai de plus cher au monde est en train de mourir",

"Si on agit pas très vite, maman va mourir. On est dans une situation d'urgence", a poursuivi Lorenzo Delloye, 19 ans, la voix tremblante, au cours d'une conférence de presse à Paris.

"Ingrid est en train de mourir. Elle est atteinte depuis longtemps d'une hépatite et chaque crise est plus dangereuse que les autres", a déclaré son père Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt.

Il a rappelé par la suite qu'Ingrid Betancourt avait été transportée en 2004 sur un brancard pendant plusieurs mois par les Farc en raison d'une crise aiguë de cette maladie qui s'attaque au foie et peut dégénérer en cancer.

«Ingrid Betancourt est très malade»


Melanie Delloye devant une photo de sa mère, Ingrid Betancourt
Maltraitée par ses ravisseurs, l'otage franco-colombien des Farc souffrirait d'une hépatite B, selon les otages libérés mercredi.
« Elle est très très malade. Elle est épuisée, physiquement et moralement. » Ingrid Betancourt serait dans un état de santé extrêmement préoccupant, selon les déclarations de deux des quatre otages libérés mercredi par les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC).

Luis Eladio Perez, compagnon de captivité d'Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident, dit avoir vu pour la dernière fois la Franco-Colombienne le 4 février dernier pendant quelque minutes. Mais, selon lui, « elle était très très très malade ». « Elle souffre d'une hépatite B récurrente et est proche de la fin », a ajouté Gloria Polanco, autre otage libérée mercredi.

Les deux ex-otages ont insisté sur les conditions de vie d'Ingrid Betancourt. Pour Gloria Polanco, le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est « sans pitié ». « Elle est enchaînée, entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile. Ils ont passé leur colère sur elle », a-t-elle ajouté. Dans la vidéo découverte récemment, Ingrid Betancourt apparaissait enchaînée et extrêmement amaigrie.


Plus de libération unilatérale

Considéré comme l'interlocuteur de choix des FARC depuis quelques mois et sensible à la situation d'Ingrid Betancourt, Hugo Chavez s'est adressé directement au chef des rebelles Manuel Marulanda par l'intermédiaire des caméras de télévision vénézuéliennes. « Je vous demande de changer Ingrid d'endroit. Transportez-la dans un camp près de vous, pendant que nous continuerons à travailler à sa libération définitive », a ainsi déclaré l'homme fort de Caracas. « Je crois que c'est urgent », a conclu Chavez.

Depuis janvier, les rebelles ont libéré six otages sans contrepartie. Mais les Farc ont prévenu que les libérations de mercredi seraient les derniers gestes de bonne volonté « unilatérale ». Dans un communiqué à la radio colombienne Caracol, les Farc ont à nouveau exigé un retrait militaire dans les localités de Pradera et Florida (sud-ouest de la Colombie), un corridor d'approvisionnement stratégique dans les Andes, pour poursuivre les libérations, une condition toujours refusée jusqu'ici par les autorités.

mercredi 27 février 2008

Colombie: quatre nouveaux otages des Farc ont été libérés


Quatre nouveaux otages des guérilleros des Farc (marxistes), d'anciens parlementaires colombiens, ont été libérés mercredi à midi dans le sud-est de la Colombie, a rapporté la chaîne de télévision privée radio Caracol.

Deux hélicoptères vénézuéliens, à l'emblème du CICR, étaient partis mercredi matin de l'aéroport de San Jose del Guaviare (sud-est de la Colombie) pour récupérer dans la jungle les quatre otages libérés par les guérilleros des Farc (marxistes), avait rapporté un photographe de l'AFP sur place.

Les deux appareils étaient partis pour un lieu secret où les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) devaient leur remettre les quatre ex-parlementaires colombiens.

Les hélicoptères qui transportent des délégués du CICR, des médecins, le ministre vénézuélien de l'Intérieur Ramon Rodriguez Chacin, coordinateur de l'opération de sauvetage et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, doivent après avoir embarqué les otages se rendre à Caracas où ils seront reçus par le président du Venezuela Hugo Chavez.

Le 2 février, les Farc ont proposé de remettre au président du Venezuela Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, les otages Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez. Les Farc ont ensuite offert la libération d'un quatrième otage, l'ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem qui souffre notamment de problèmes cardiaques et de diabète.

A Bogota, le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a assuré que toutes les opérations militaires dans cette zone seront suspendues mercredi jusqu'à 18H00 locales (23H00 GMT) afin de laisser le temps aux rebelles de remettre leurs otages et de s'enfuir dans la forêt.

Colombie: 4 nouveaux otages vont retrouver la liberté grâce à Hugo Chavez



La famille de l'ex congressiste Eladio Pérez demande au gouvernement colombien de respecter sa sécurité


Le conjoint d'Eladio Pérez a estimé que "les FARC, avec cet acte unilatéral, ratifient une volonté politique de s'asseoir à une table de négociation. Nous demandons au gouvernement colombien qu'il prenne acte de ces gestes unilatéraux parce que tout le peuple colombien souhaite la paix et la réconciliation ".

Carolina Pérez, fille de l'ex congressiste colombien Eladio Pérez, un de des quatre otages qui seront libérés par les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), a demandé ce lundi au gouvernement colombien "de respecter la sécurité de nos parents et l'occasion qu'ils ont de retourner à la liberté", et qu'ils ne mettent pas en danger leurs vies avec des opérations militaires.

Pour sa part le conjoint de l'ex parlementaire, Ángela de Pérez, a appelé le Gouvernement d'Álvaro Uribe pour que cesse les opérations militaires dans la zone et que l'on garantisse le succès de la libération des quatre détenus.

Lancement de l'opération de libération de quatre otages des Farc


Deux hélicoptères partis d'une base militaire au Venezuela sont arrivés en Colombie où ils doivent récupérer quatre députés retenus pendant des années dans la jungle par les rebelles des Farc, une libération qui marquerait un nouveau succès diplomatique pour le président vénézuélien Hugo Chavez.

Ces hélicoptères aux couleurs de la Croix-Rouge ont décollé d'une base proche de la frontière pour aller chercher ces otages, une femme et trois hommes: Gloria Polanco de Losada, Luis Eladio Perez, Orlando Beltran et Jorge Gechem, dont la santé serait apparemment défaillante.

Leur libération serait un nouveau succès pour Chavez, qui a irrité le président colombien Alvaro Uribe et Washington en demandant une reconnaissance politique des Farc, alors que les Etats-Unis et l'Union européenne les qualifient d'organisation terroriste pratiquant le trafic de cocaïne.

Elle aviverait en outre l'espoir d'un accord sur la mise en liberté d'autres otages, tels que la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, dont le calvaire a attiré l'attention internationale sur le sort des otages détenus depuis des années par les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Les récentes libérations ont été unilatérales et ont été présentées par les combattants comme un geste de bonne volonté envers Chavez, qui espère parvenir à un accord plus large, ce que des analystes jugent peu probable.

Une quarantaine de personnalités politiques et de soldats figurent parmi les centaines d'otages que les Farc détiennent soit dans l'espoir d'en tirer une rançon, soit à des fins politiques.

Opération pour récupérer quatre otages


Deux hélicoptères vénézuéliens aux couleurs du CICR sont partis mercredi pour récupérer quatre otages des Farc

L'appareil a décollé de l'aéroport de San José del Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, pour un lieu secret ou la guérilla doit remettre quatre ex-parlementaires colombiens.

La libération de ces trois hommes et une femme serait un nouveau succès pour le président vénézuélien Hugo Chavez.

Le 2 février, les Farc ont proposé de remettre à Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba les otages Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez. Elles ont ensuite offert la libération d'un quatrième otage, l'ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem, qui souffre notamment de problèmes cardiaques.

Ces anciens parlementaires font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", parmi lesquels trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc ont proposé de relâcher en échange de la libération de 500 guérilleros emprisonnés.

Deux autres otages, la parlementaire Consuelo Gonzalez, et Clara Rojas, collaboratrice d'Ingrid Betancourt, ont été libérées par les Farc le 10 janvier, à la suite d'une médiation organisée avec le président vénézuélien Hugo Chavez.

samedi 23 février 2008

LE CHANTAGE DU « FRENCH DOCTOR » KOUCHNER, PETIT TELEGRAPHISTE DE CHAVEZ, INDISPOSE LA COLOMBIE (par Jacques Thomet)



Point de vue:Cette analyse est celle de Jacques Thomet, ancien patron de l'AFP à Bogota.Il éclaire l'enjeu d'un dossier sur lequel Sarkosy voulait se refaire une santé.A ce propos j’ ai vu aujourd’hui dans le métro parisien une affiche pour « exiger immédiatement un accord humanitaire » en Colombie, en 4 par 3 sil vous plait (les grandes pubs sur le quai). Il est clair que l’affaire Bétancourt est franco-française. Elle n’a qu’un rapport lointain avec la Colombie : c’est la rencontre d’intérêts particuliers, ceux de la famille Bétancourt - dont je comprends la détresse, et ceux des médias et des politiques français toujours avides de drames pour étaler leur gluante compassion à géométrie variable.


LE CHANTAGE DU « FRENCH DOCTOR » KOUCHNER, PETIT TELEGRAPHISTE DE CHAVEZ, INDISPOSE LA COLOMBIE (par Jacques Thomet)

La France s’est à nouveau distinguée sous le règne de Nicolas Sarkozy avec une cascade de gaffes commises par son ministre des Affaires étrangères dans ses entretiens avec le président Alvaro Uribe à Bogota. Comme la Colombie n’a rien d’un République bananière, Bernard Kouchner a déclenché un haut-le-cœur général, avant d’être renvoyé dans les cordes par son interlocuteur dans l’affaire Betancourt. Bernard Kouchner a rencontré le chef de l’Etat colombien le jeudi 21 février, au lendemain de ses entretiens à Caracas avec Hugo Chavez. Avant son face à face avec Uribe, Kouchner avait distillé pour la presse le contenu hallucinant de l’argumentaire qu’il allait lui présenter. Le voici, relaté dans les médias :

« Il devait aussi faire valoir à M. Uribe, selon des diplomates français, que c’est dans son intérêt d’avoir derrière lui cette affaire d’otages, qui empoisonne sa vie sur la scène internationale. En cas de décès de Ingrid Betancourt, aujourd’hui très affaiblie, M. Uribe pourrait en outre être tenu pour responsable s’il n’a pas fait les gestes nécessaires à temps, fait valoir la France. M. Kouchner devrait également appeler une nouvelle fois M. Uribe à ne rien faire qui puisse mettre “en danger” la vie des otages, après sa décision d’encercler les zones où la guérilla des Farc les détient.”

Quel chef d’Etat admettrait un tel chantage de la part d’un ministre étranger ? « Le dialogue a été respectueux, mais sans aucune chaleur », relate ce matin le quotidien El Tiempo de Bogota. En d’autres termes, la discussion a atteint les limites de la rupture. Evoquer l’absence de « gestes nécessaires » à une libération immédiate d’Ingrid Betancourt signifie que la France attend de la Colombie qu’elle cède à toutes les exigences des FARC. Cette guérilla narcoterroriste retient près de 800 otages, certains depuis 10 ans, et devra un jour passer devant le tribunal international de La Haye pour crimes contre l’humanité. Les preuves abondent, n’en déplaise au docteur Kouchner qui a oublié de faire un diagnostic préalable. Pour la énième fois, Paris oublie toutes les concessions faites par Bogota pour parvenir à un échange entre 44 otages « politiques », dont Ingrid, et 500 guérilleros incarcérés. Le dernier geste d’Uribe consistait à proposer un territoire de 150 km2 pour un dialogue entre la guérilla, L’Eglise colombienne, et les « trois pays » (Suisse, France, Espagne) dans une zone inhabitée du sud-ouest, près de Cali. Les FARC viennent de rejeter cette offre, et ne veulent ni de l’Eglise ni de l’Espagne dans cette négociation. Cette avancée de Bogota avait été appuyée par Sarkozy. Ce que veulent les guérilleros, c’est l’octroi d’un mini-Etat, sans armée ni police ni justice, pour y faire régner sa loi, avec ses armes, comme elle en a eu l’usufruit de 1998 à 2002, sous la présidence d’Andrés Pastrana. Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy accepteraient-ils que la Colombie exige la même chose en faveur d’un groupe terroriste corse pour libérer une sénatrice française ayant aussi la nationalité colombienne ? !
Exiger des forces de l’ordre colombiennes de ne pas mettre en danger la vie des otages revient à dire : une fois que des personnes sont séquestrées, la guérilla détient le pouvoir, on n’y touche plus, on attend ses instructions pour « négocier » sous la terreur. Tous les jours, des otages sont libérés par l’armée ou la police en Colombie, comme ce fut encore le cas hier jeudi. Le président Uribe ignore comment Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly, avait neutralisé un preneur d’otages dans une école primaire de sa commune en 1993. Uribe aurait pu le rappeler à Kouchner. Eric Schmitt, alias « Human Bomb », avait menacé de se faire sauter avec les enfants otages s’il n’obtenait pas une rançon de 100 millions de francs. Sous les ordres de Sarkozy, le RAID (service spécial de la police) avait encerclé les lieux puis abattu le ravisseur, malgré les risques encourus par les élèves… Mais Uribe a rejeté la requête du ministre français, au nom de ses obligations en sa qualité de président pour lutter contre les groupes en marge de la loi.
Dans sa superbe, Kouchner a proposé à Uribe d’intégrer le Venezuela dans le dialogue avec les FARC, comme s’il était le porte-parole de Chavez, dans une nébuleuse dont ferait partie le Brésil et Cuba. Le président colombien a sèchement apporté une fin de non recevoir à cette demande ahurissante. Occupé par l’indépendance du Kosovo, le ministre français doit ignorer, ou a feint de ne pas savoir, que le président vénézuélien mène une politique agressive contre le gouvernement colombien et pour la légalisation des FARC, qu’il soutient, à l’international. Là encore, il a été refoulé dans son en-but.

Comme je l’ai écrit hier, le drame des otages n’est pas près de s’achever. Ingrid Betancourt sera libérée prochainement, pour aider :

* les FARC, grâce à l’intervention de Paris, à perdre leur label de terroristes et à ouvrir des bureaux partout dans le monde, y compris à l’ONU. Nicolas Sarkozy à remonter dans les sondages grâce à cet « exploit » du retour d’Ingrid.

Les 800 autres otages, dont trois Américains enlevés en février 2003, pourront attendre dix ans de plus, ou davantage s’ils ne meurent pas en captivité, pour bénéficier d’une mesure identique. Ni la France ni Caracas ne leur prêteront le moindre intérêt. Qui en France s’est préoccupé pour Aïda Duvaltier, cette Française décédée en 2006 après cinq années de captivité aux mains de la guérilla. Elle avait pris la place de son mari, malade, comme otage.

Otages en Colombie: Kouchner n'a pas obtenu d'Uribe une nouvelle médiation de Chavez


Les démarches du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner auprès du président colombien Alvaro Uribe pour obtenir le retour de son homologue vénézuélien Hugo Chavez comme médiateur dans le dossier des otages colombiens n'ont pas été couronnées de succès.

Le président Uribe "a catégoriquement refusé de réactiver la médiation de Hugo Chavez" pour la libération des otages et n'a "pas même accepté d'en discuter" avec le ministre français des Affaires étrangères lors de sa visite cette semaine en Colombie, a révélé vendredi à l'AFP un haut fonctionnaire du gouvernement colombien.

"A deux reprises, M. Kouchner a tenté d'évoquer le sujet" du retour du président du Venezuela dans un groupe de médiateurs, "mais le président Uribe lui a clairement répondu qu'il refusait de discuter de cette question", a ajouté le haut fonctionnaire qui a requis l'anonymat.

Lors d'une conférence de presse conjointe jeudi avec le ministre français, le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, avait laconiquement déclaré: "Le thème du Venezuela n'a pas été traité lors de la réunion", illustrant le rejet catégorique opposé aux propositions françaises de réintroduire Hugo Chavez parmi les médiateurs.

Le quotidien national El Tiempo a souligné que dans un premier temps le président Uribe avait "décidé de ne pas recevoir Bernard Kouchner", et titrait vendredi: "Uribe pas n'a accepté le retour d'une médiation de Chavez".

"Les Farc sont entrés dans une dynamique de libérations unilatérales. Ils font cela pour renforcer l'image du président Chavez comme personnage-clef dans les questions humanitaires (...) et pour qu'un groupe de pays fasse pression sur le président Uribe afin qu'il accepte de nouveau la médiation de Chavez", a affirmé vendredi M. Restrepo dans un communiqué.

Fin novembre, Alvaro Uribe avait brutalement mis fin à la médiation dans le dossier des otages de son homologue vénézuélien, le seul qui jusqu'à présent ait réussi à obtenir de la guérilla marxiste des résultats concrets, et depuis les relations entre les deux pays se sont envenimées.

Et afin de prouver que la Colombie est le seul décideur dans l'affaire des otages, le ministre de la Défense colombien Juan Manuel Santos affirmait jeudi soir, alors que Bernard Kouchner se trouvait encore en Colombie, que l'armée avait localisé le lieu de détention de quatre nouveaux otages, des parlementaires que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont l'intention de libérer.

"Il n'existe aucun risque d'affrontements entre les troupes et les guérilleros", a-t-il précisé vendredi sur radio Caracol (privée), alors que les familles d'otages le suppliaient de ne pas tenter une libération par la force qui mettrait en danger la vie de leurs proches.

"Tout cela est absurde car il s'agit d'une mission humanitaire. Le gouvernement (colombien) veut reprendre l'initiative parce qu'au fond il ne l'a pas. De plus, les autorités ne sont pas contentes que M. Kouchner ait rencontré auparavant Chavez", répond Carlos Lozano, ancien médiateur et directeur du journal communiste Voz.

Miguel Ceballos, le directeur des études politiques de l'Université privée Sergio Arboleda de Bogota, estime pour sa part que "la France a de bonnes intentions, mais qu'elle n'a toujours pas bien compris les divers intérêts en jeu dans l'affaire des otages".

Les Farc souhaitent échanger 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés en Colombie.

mercredi 20 février 2008

Hugo Chavez rend hommage à Fidel Castro


Le président vénézuélien Hugo Chavez a rendu mardi un vibrant hommage à Fidel Castro, après l'annonce de son retrait de la vie politique. "Fidel sera toujours à l'avant-garde. Les gens comme lui ne se retirent jamais", a-t-il déclaré.

"La révolution cubaine ne dépend pas d'une personne, d'une conjoncture ou d'une circonstance", a ajouté le promoteur de la révolution bolivarienne lors de l'inauguration d'un hôpital à Caracas.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dernier chef d'Etat à avoir rencontré M. Castro, l'a pour sa part qualifié de "mythe vivant". Mais son retrait du pouvoir "doit être bon pour Cuba" et "il est important pour l'Amérique latine que ce processus se déroule de manière tranquille", a-t-il estimé.

Même attitude de la part de son homologue costa-ricain Oscar Arias. Bien que souvent opposé à sa politique, le prix Nobel de la Paix 1987 a qualifié Fidel Castro de "leader charismatique de Cuba" et de "héros d'une révolution". Il a toutefois estimé que son retrait ne serait pas suivi d'un changement significatif à Cuba tant que le leader cubain serait en vie.

Au Chili, le gouvernement de centre-gauche de la président Michèle Bachelet a souhaité que "le peuple et le gouvernement cubains prennent les décisions qui les conduisent vers un nouvel horizon", après l'éclipse de Fidel Castro, "figure contradictoire" par "l'adhésion et le rejet" qu'il suscite.

Chavez:Tous les révolutionnaires sont des enfants de Castro



"Tous les révolutionnaires de ce continent sont les enfants de Fidel", a déclaré le président vénézuélien après l'annonce mardi de son retrait du pouvoir du Lider maximo.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, grand admirateur et proche ami de Fidel Castro, a déclaré mardi 19 février que la décision du leader cubain de renoncer à un nouveau mandat à la tête de son pays démontre que "la révolution cubaine ne dépend pas d'une personne".
Fidel Castro, qui a annoncé son départ du pouvoir mardi, "a démontré au monde et avant tout à l'empire ( les Etats-Unis) que la révolution cubaine ne dépend pas d'une personne", a affirmé le chantre du "socialisme du 21e siècle" et héraut de la gauche radicale sud-américaine.
Castro "restera à l'avant-garde" des révolutions de l'Amérique latine, et "tous les révolutionnaires de ce continent sont les enfants de Fidel", a déclaré Hugo Chavez, autre bête noire des Etats-Unis dans cette région du monde.

Voie ouverte pour Raul Castro
Après près d'un demi-siècle passé à la tête de Cuba, le seul leader qu'ait connu le régime communiste de l'île, aujourd'hui âgé de 81 ans, a annoncé son retrait mardi dans une longue lettre à l'organe officiel "Granma". Toujours pas remis de sa grave opération intestinale de l'été 2006, il dit tirer les conséquences de son "état de santé critique".
Son retrait ouvre la voie à son frère cadet Raul, qui assume "provisoirement" ses prérogatives depuis son intervention chirurgicale. (avec AP)

Kouchner en Colombie, les FARC proposent de libérer un 4e otage


La guérilla colombienne des FARC a proposé au président Hugo Chavez de libérer un quatrième parlementaire colombien dans les prochains jours ou prochaines semaines, a annoncé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner à Caracas.

"Le président Chavez nous a dit qu'il y aurait un quatrième otage qui serait liberé et non pas seulement trois et nous sommes très heureux de ça", a déclaré le ministre français à l'issue d'une rencontre avec Hugo Chavez.

Interrogé sur l'identité du quatrième otage, M. Kouchner a déclaré qu'il revenait au président Chavez de le dire et ajouté que "c'est un parlementaire". Cet otage s'ajouterait à la liste des trois anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, que les Forces armées révolutionnaires de Colombie se sont engagées au début du mois à libérer afin de les remettre au président Chavez.

Depuis cette annonce, les proches de ces parlementaires se sont rendus au Venezuela. "La libération des otages des Farc (...) doit se produire dans quelques jours ou dans quelques semaines" a précisé le chef de la diplomatie française avant de saluer le "rôle important" joué par le président Chavez "dans les libérations et peut-être dans d'autres libérations".

Bernard Kouchner, est arrivé mercredi au Venezuela et doit se rendre jeudi Colombie pour y rencontrer le président Alvaro Uribe, dans le cadre d'un voyage portant sur le sort des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue par la guérilla des Farc depuis bientôt six ans.

Mercredi de Bogota, l'épouse d'un ex-sénateur, Jorge Eduardo Gechem, otage des Farc depuis six ans, avait annoncé qu'il était sur le point d'être libéré. Il "va être relâché très prochainement", avait affirmé Lucy de Gechem, déclarant avoir été avertie par la sénatrice colombienne d'opposition Piedad Cordoba, ancienne médiatrice auprès des Farc.

"Dès que le gouvernement vénézuélien m'en donnera l'autorisation, nous partirons en famille" à Caracas, a souligné Lucy de Gechem.

Les Farc, en conflit avec les autorités colombiennes depuis 1964, réclament la libération de 500 guérilleros emprisonnés contre celle d'un groupe d'une quarantaine d'otages, des personnalités politiques et militaires, dont Ingrid Betancourt. Les Farc ont libéré le 10 janvier dernier l'ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.

mardi 19 février 2008

Obama et McCain : le retrait de Castro n'annonce pas un Cuba libre


"Les Etats-Unis doivent être préparés à commencer à prendre des mesures pour normaliser les relations" avec Cuba si un "changement démocratique significatif" intervient, a cependant ajouté le candidat démocrate, après l'annonce de la démission du "Lider Maximo".

Le retrait de Fidel Castro est insuffisant pour faire de Cuba un pays libre, ont estimé, mardi 19 février, les présidentiables américains Barack Obama et John McCain. Le candidat démocrate Barack Obama a cependant plaidé pour un début de normalisation avec l'île en cas de "changement démocratique significatif".

Pas plus de liberté

"La liberté du peuple cubain n'est pas encore atteinte, et les frères Castro ont clairement l'intention de garder la main sur le pouvoir", a affirmé le républicain John McCain, en passe de remporter l'investiture de son parti.
Bien que plus nuancée, la réaction du candidat à l'investiture démocrate Barack Obama à l'annonce du retrait de Fidel Castro n'est cependant pas plus optimiste : "Le retrait de Fidel Castro est une première étape essentielle, mais il est tristement insuffisant pour apporter la liberté à Cuba". "L'avenir de Cuba devrait être déterminé par le peuple cubain et non par un régime successeur anti-démocratique", a-t-il ajouté.

Vers une normalisation des relations

Le sénateur de l'Illinois a appelé en outre à la libération rapide de "tous les prisonniers de conscience" pour marquer la rupture avec le passé.
"Si le régime cubain commence à ouvrir Cuba à des changements démocratiques significatifs, les Etats-Unis doivent être préparés à commencer à prendre des mesures pour normaliser les relations et assouplir l'embargo des cinquante dernières années", a précisé Barack Obama, estimant que "la liberté du peuple cubain est une cause qui devrait rassembler les Américains".

Une transition démocratique inévitable

"La transition démocratique de Cuba est inévitable", a estimé pour sa part John McCain, estimant qu'"avec la démission de Fidel Castro, le peuple cubain a une occasion d'avancer et de continuer à pousser en attendant l'heure où il sera véritablement libre".
"L'Amérique peut et doit hâter le démarrage de la liberté à Cuba", conclut le candidat républicain. Il appelle, comme Barack Obama, à la libération de tous les prisonniers politiques, à la légalisation de tous les partis politiques, syndicats et médias, et à l'organisation d'élections sous surveillance internationale.

Fidel Castro: "Ma santé, un secret d'Etat"


Message du Commandant en chef au peuple de Cuba et aux amis du monde

Je ne peux inventer de bonnes nouvelles, car ce ne serait pas éthique, et si les nouvelles étaient mauvaises, le seul qui en tirerait profit est l’ennemi. Dans la situation spécifique de Cuba, en raison des plans de l’empire, mon état de santé devient un secret d’État qui ne peut être constamment divulgué et les compatriotes doivent le comprendre. Je ne peux tomber dans le cercle vicieux des paramètres de santé qui, tout au long de la journée, évoluent constamment.

Je peux dire que c’est une situation stable, mais l’évolution réelle de l’état de santé requiert le passage du temps.

Le plus que je pourrais dire est que la situation demeurera stable durant plusieurs jours avant de pouvoir rendre un verdict.

Je suis très reconnaissant à nos compatriotes et à de nombreuses personnes dans le monde pour tous les messages reçus.

Je suis désolé d’avoir causé tant de préoccupation et de dérangement aux amis du monde entier.

Moralement, je me sens parfaitement bien.

L’important est que dans le pays tout marche et marchera parfaitement bien.

Le pays est préparé pour sa défense par les Forces armées révolutionnaires et le peuple.

Nos compatriotes sauront tout en temps voulu, comme lors de ma chute à Villa Clara.

Il faut lutter et travailler.

Le 1er août 2006, 17h30.
(Lu à la télévision cubaine au nom de Fidel Castro)

LE POUVOIR A RAOUL.SA DECLARATION




Proclamation du Commandant en chef au peuple de Cuba

A cause des énormes efforts réalisés pour visiter la ville argentine de Cordoba, participer à la Réunion du MERCOSUR, à la clôture du Sommet des peuples dans la ville historique de Cordoba et à la visite à Altagracia, la ville où a vécu le Che dans son enfance et assister dans la foulée à la commémoration du 53e anniversaire de l’assaut des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, le 26 juillet 1953, dans les provinces de Granma et d’Holguin, des jours et des nuits de travail continuel sans à peine dormir ont donné lieu à ce que ma santé, qui a résisté à toutes les épreuves, soit soumise à un stress extrême et se brise. Cela m’a provoqué une crise intestinale aiguë avec un saignement permanent qui m’a obligé à affronter une opération chirurgicale compliquée. Tous les détails de cet accident de santé figurent dans les radiographies, endoscopies et matériels filmés. L’opération m’oblige à rester au repos plusieurs semaines, éloigné de mes responsabilités et charges.

Comme notre pays se trouve menacé dans des circonstances comme celle-ci par le gouvernement des Etats-Unis, j’ai pris les décisions suivantes:

1) Je délègue à titre provisoire mes fonctions comme Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba au Second secrétaire, le camarade Raul Castro Ruz.

2) Je délègue à titre provisoire mes fonctions comme Commandant en chef des héroïques Forces armées révolutionnaires au camarade mentionné plus haut, le général d’armée Raul Castro Ruz.

3) Je délègue à titre provisoire mes fonctions comme Président du Conseil d̵