vendredi 31 octobre 2008

Crise : l'appel de Chavez aux "socialistes"


Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé aujourd'hui depuis l'Equateur, les dirigeants "socialistes" latino-américains à agir ensemble contre la crise financière mondiale, les invitant à chercher des "mécanismes propres" et à "penser avec audace".
Il ne s'agit pas "d'une crise qui doit être résolue à Washington ou en Europe. Je crois que l'heure est venue - espérons qu'il en soit ainsi - notre heure, l'heure d'agir et de penser avec audace", a estimé M. Chavez, lors d'une réunion bilatérale avec son homologue Rafael Correa, à Puyo, une ville de l'Amazonie équatorienne située à 150 km au sud-est de Quito.

Le chef de l'Etat vénézuélien a en outre encouragé les pays latino-américain à "chercher des mécanismes propres pour affronter la conjoncture économique et ne pas rester les bras croisés à attendre que d'autres arrangent le monde".

"Nous les socialistes, nous qui sommes en quête de voies alternatives, nous sommes dans l'obligation de la réflexion et de l'action stratégique", a déclaré M. Chavez, allié le plus proche du régime cubain, et autre bête noire de l'administration américaine de George W. Bush.

"Le cadre international nous limite et nous ne pouvons pas continuer à avancer en Amérique latine et discuter et organiser des réunions comme si rien ne s'était passé dans le monde", a ajouté M. Chavez.

.
.
.

Moins de pétrole et plus d'audace: recettes de Chavez contre la crise


Le Venezuela est favorable à une nouvelle réduction de la production de pétrole, a annoncé Hugo Chavez à l'issue d'un sommet avec l'Equatorien Rafael Correa, où les deux dirigeants ont invité leurs alliés socialistes régionaux à faire preuve d'audace face à la crise.

"Si les prix continuaient à baisser, nous serions d'accord pour de nouvelles diminutions de la production afin de stabiliser le cours", a déclaré le chef de l'Etat vénézuélien à Puyo (Equateur, 150 km au sud-est de Quito).

M. Chavez a ajouté que le Venezuela n'hésiterait pas à "proposer et approuver" une telle diminution, même si elle atteignait "un million de barils par jour".

Avant lui, le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri avait aussi déclaré mardi à Londres que cette éventualité n'était pas écartée: "Nous allons devoir attendre et voir comment le marché réagit, (mais) si ce problème continue, il va falloir procéder à une nouvelle réduction".

Le 24 octobre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole avait décidé de réduire sa production de 1,5 million de barils par jour à partir du 1er novembre. Mais mardi les prix du pétrole ont encore reculé: Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini à 62,73 dollars, au plus bas depuis 17 mois.

Auparavant Hugo Chavez et Rafael Correa avaient appelé leurs alliés latino-américains à agir ensemble pour affronter la crise financière mondiale et la chute du pétrole.

Ce n'est pas "une crise qui doit être résolue à Washington ou en Europe. L'heure est venue (...) de penser avec audace", a affirmé M. Chavez.

Le chef de l'Etat vénézuélien a encouragé les Sud-Américains à "chercher des mécanismes propres pour affronter la conjoncture économique et à ne pas rester les bras croisés".

"Nous les socialistes, qui sommes en quête de solutions de substitution, nous sommes dans l'obligation de réfléchir et d'agir de manière stratégique", a déclaré M. Chavez, allié le plus proche du régime cubain.

"Si les marchés sont des adversaires, nous lutterons contre eux et vaincrons", a pour sa part déclaré M. Correa, qui s'était réuni avec son allié pour examiner la coopération des deux pays en matière énergétique.

Hugo Chavez a ainsi rappelé son projet de banque régionale pour contrebalancer le poids du Fonds monétaire international (FMI).

Il s'est dit prêt à consacrer huit milliards de dollars à la Banque du sud, pour qu'elle puisse démarrer "dès maintenant", avec pour associés l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay et la Bolivie.

L'Equateur et le Venezuela, principal producteur de brut sud-américain, sont tous deux membres de l'Opep avec une production respective de 501.000 barils par jour (b/j) et 3,3 millions b/j.

Le budget de l'Equateur étant à 40% alimenté par ses ventes de brut, une chute plus brutale des cours du pétrole risquerait de compromettre le remboursement de sa dette extérieure, soit quelque 13 milliards de dollars.

En revanche, le gouvernement de M. Chavez estime que l'économie du Venezuela peut supporter une chute des cours du pétrole, même à 55 dollars le baril, niveau du cours moyen des bruts vénézuéliens atteint en 2006.

Cinquième producteur de l'Opep, le Venezuela dépend largement de ses exportations d'hydrocarbures, qui représentent la moitié de ses revenus.

Crise financière: Chavez se fait l'apôtre de la monnaie unique en Amérique latine


Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé ses homologues des pays d'Amérique du Sud à créer une monnaie commune, le "sucre", pour faire face à la crise financière mondiale, rapportent les médias mexicains. "Le moment est venu d'avoir notre propre monnaie. Pourquoi ne pas créer une monnaie régionale et la baptiser "sucre" si l'Equateur n'est pas contre?" a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec son homologue équatorien Rafael Correa.

Selon M. Chavez, cette mesure permettrait de "consolider les mécanismes régionaux face à la crise financière mondiale", symptôme selon lui du "démembrement de l'ordre capitaliste".

"L'Amérique latine ne devrait pas dépendre du dollar américain, ni de l'économie des Etats-Unis, a-t-il souligné. C'est la raison pour laquelle nous proposons avec insistance de créer une Banque latino-américaine chargée de protéger la région des bouleversements économiques extérieurs", a ajouté le dirigeant vénézuélien.

Lors d'une visite à Moscou en juillet dernier, M. Chavez avait appelé à faire du rouble russe une monnaie internationale, arguant que la Russie affichait une croissance économique soutenue et disposait d'importantes réserves de change.

Antonio José de Sucre est l'un des héros de la lutte indépendantiste contre les colons espagnols en Amérique latine. La capitale officielle de la Bolivie, un Etat du nord-est du Venezuela et la monnaie équatorienne portent son nom.

jeudi 30 octobre 2008

MERCREDI 29 OCTOBRE LE VENEZUELA A LANCE SON SATELLITE "SIMON BOLIVAR"


Le Venezuela a lancé mercredi depuis la Chine le satellite géostationnaire « Simon Bolivar », connu internationalement comme Venesat-1, à 12H20 locales (16H50 GMT) depuis le centre spatial chinois de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest), au sud-est de la Chine.

La chaîne de télévision officielle vénézuélienne (VTV), Telesur et la chaîne officielle chinoise CCTV ont diffusé des images en direct du lancement de la fusée Longue Marche 3B.

Peu après avoir été lancée dans l’espace, la fusée a commencé les phases de détachement des systèmes de propulsion.

Le satellite géostationnaire, baptisé "Simon Bolivar" mettra entre cinq et dix tours pour la mise en orbite, à 36 500 kms d’altitude, et elle prendra exactement 24 heures pour faire le tour de la planète.

YVKE Mundial / 19 octobre 2008

http://www.minci.gob.ve/



Rappelons-le Telesur, iniciative du gouvernement bolivarien, est le contre pouvoir de CNN en Amérique Latine et dans le monde et un gage de l'intégration latino américaine.

Les amis de M. Bush avaient bien essayé sans succès de faire passer une loi au Congrès pour « brouiller les émissions de l’axe du mal »...

cmrr

samedi 25 octobre 2008

Chavez : «Sarkozy, tu te rapproches du socialisme»



Hugo Chavez avait rencontré son homologue français au cours d'une visite officielle à Paris fin septembre.


«Bienvenue au club» a lancé le président vénézuélien à son «camarade» français, l'invitant à discuter de l'élaboration d'un «nouveau système» financier».

«Sarkozy, tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenue au club, ce sont des idées intéressantes», a lancé vendredi Hugo Chavez, lors d'une allocution retransmise par la radio-télévision nationale.

Le président vénézuélien se référait aux positions défendues par son homologue français pour surmonter la crise actuelle.

«Sarkozy est un bon ami, mais lui, il est capitaliste», et cependant «ses déclarations le rapprochent davantage de notre côté», a poursuivi Hugo Chavez.

Pour le leader vénézuélien qui veut promouvoir un «socialisme du XXIe siècle», il est «impossible de refonder» le capitalisme. Il faut créer «un système nouveau, avec des différences ici et là, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau. Nous l'appelons sans doute socialisme, (...) tu l'appelleras nationalisme, eh bien, discutons-en», a lancé Hugo Chavez à l'adresse du chef d'Etat français.

Nicolas Sarkozy «a déclaré que si on ne refondait pas le système capitaliste, il y aurait une révolution à l'échelle planétaire. Eh bien, Sarkozy, ici en Amérique latine une révolution s'est déjà produite il y a un certain temps», a encore déclaré Hugo Chavez qui avait rencontré son homologue français au cours d'une visite officielle à Paris fin septembre.

vendredi 24 octobre 2008

Désertion massive au Parlement européen avant le vote contre les inéligibilités au Venezuela


Une résolution contre les inéligibilités au Venezuela a été votée avec à peine 6,5% des voix de la droite et de l'extrême droite du Parlement européen, suite à une massive désertion des eurodéputés.

Le vice-ministre pour l'Europe, Alejandro Fleming, a informé que la désertion massive des eurodéputés lors de la plénière du Parlement européen «a montré leur rejet des groupes de droite et d'extrême droite qui ont utilisé les institutions européennes pour favoriser les intérêts de l'opposition vénézuélienne ».
Seulement 51 députés des 783 intégrant le Parlement européen (93,5% de désertion), ont soutenu la résolution. Peu avant, le Parlement européen avait approuvé plusieurs textes concernant le budget de 2009 avec un quorum de plus de 500 députés.



"Cette désertion massive montre que la plupart des députés n’ont pas voulu faire le jeu de la droite et de l'extrême droite et ont rejeté un vote qui placerait le Parlement européen du côté de la corruption au Venezuela. La droite européenne a utilisé encore une fois, de manière abusive, la ressource d'urgence du Parlement européen, n’ayant pas d'autres moyens d’ attaquer le Venezuela et ses institutions démocratiques »



."Le Venezuela est un pays souverain et les inéligibilités sont strictement notre affaire. Il est tout à fait contradictoire que la droite européenne condamne les inéligibilités refusant une décision administrative qui empêche un fonctionnaire corrompu d'être élu et qu’en même temps elle soutienne la Directive du retour, selon laquelle une décision administrative peut envoyer en prison un immigrant n’ayant commis aucun crime ».



Les groupes socialistes, les Verts et la Gauche Unitaire ont exprimé leur refus de cette ingérence et de participer à la rédaction d'une résolution contre le Venezuela qui est une « opération politique électorale » au bénéfice des candidats de l'opposition vénézuélienne aux prochaines élections de novembre.



Ministère du pouvoir populaire pour les Relations Extérieures / 23 octobre 2008

www.minci.gob.ve

jeudi 23 octobre 2008

Le dilemme de l'Opep


Réunis d’urgence à Vienne vendredi les dirigeants de l’Opep devraient annoncer des baisses de production alors que le pétrole est descendu à 67 dollars américains le baril après avoir touché le sommet de 147 dollars américains en juillet dernier.


«Nous allons réduire la production. De combien? Nous ne le savons pas. C'est là quelque chose que nous allons décider demain», a déclaré Chakhib Khelil, président de l'Organisation des principaux pays exportateurs de pétrole (Opep).

Une forte réduction de la production ferait certes remonter les prix mais ajouterait un poids de plus au ralentissement de l’économie mondiale. Ne pas réduire suffisamment la production équivaudrait à risquer des chutes de prix et brader des ressources rares.

Entretemps, les analystes tablent sur une réduction d’un million de barils par jour. Ceci équivaudrait à la réduction de la demande dans les pays de l’OCDE en raison de la récession.

Avancer des chiffres se révèle pourtant hasardeux. Car il ne s’agit pas seulement de s’entendre seulement sur des quotas mais aussi sur des cours cible. Et c’est là que, sous des allures de cartel solidaire, l’Opep cache un ensemble très disparate.

On voit d’un côté, le camp des agressifs avec en pôle position le Venezuela et l’Iran. Pour ces pays, c’est avec l’argent du pétrole que les gouvernants s’étaient permis des politiques sociales généreuses. La baisse des cours est un désaveu cinglant pour les dirigeants.

Dans le cas du Venezuela, malgré les assurances du président Hugo Chavez qui jure détenir 100 milliards de dollars américains de réserves, certains se demandent même si les réserves ne se situeraient pas plutôt aux alentours de 40 milliards de dollars américains. Et si elles sont suffisantes pour lui permettre de résister à la chute des cours.

Dans l’autre camp, l’Arabie saoudite peut survivre à une baisse des cours sans trop de dommages. Son coût de production se situerait aux alentours de 30 dollars américains. Dans le passé, l’Arabie saoudite a souvent passé outre les directives de l’Opep et a produit dépassé son quota de près de 500 000 barils par jour.

Chercher l’équilibre

En septembre dernier, quand le pétrole se transigeait à 100 dollars américains le baril, l’Opep jugeait le marché «équilibré». Depuis, la crise financière s’est aggravée et les prévisions de demande se sont tant détériorées que le baril est en chute libre.

À 67 dollars américains le baril, rien ne dit que le creux a été atteint. «Les cours de bourses des sociétés pétrolières reflètent implicitement un prix de 50 dollars américains le baril», estime Randy Ollenberger, analyste chez BMO Marché des Capitaux.

Si la réduction de la production semble imminente, l’effet d’une telle mesure sur les prix est incertain. L’Opep l’a bien vu dans les années 90 quand elle a décidé d’abandonner sa pratique de publier des prix cibles faute de les avoir atteints.

De plus, l’Opep, quoique influent, ne compte que pour 40% de la production mondiale de pétrole. En baissant unilatéralement sa production, il soutient les cours mondiaux mais se prive de revenus, aidant ainsi…les pays concurrents qui continuent pour leur part à pomper avec autant de zèle et à accumuler des réserves.

C’est pourquoi l’Opep a tenté une opération de médiation avec la Russie, un producteur de pétrole qui n’est pas membre de l’organisation. Le secrétaire général de l’Opep, Abdalla Salem el-Badri, a tenté de convaincre le président russe Dimitri Medvedev de réduire lui aussi sa production.

Mais la Russie ne s’est pas montrée très enthousiaste à emboiter le pas à l’Opep. Elle dépend de sa production de pétrole pour assurer les entrées dans les caisses de publiques.

Le défi de l’Opep sera donc double : baisser sa production sans trop ronger dans ses revenus nets et aussi….assurer la discipline dans les rangs de l’organisation. À défaut de quoi, c’est la raison d’être même de l’organisation qui pourrait être remise en question.

Chavez assure que le Venezuela ne sombrera pas


Avec la baisse du prix du pétrole, nombre d'analystes relèvent que le pays qui importe produits alimentaires et matières premières risque d'être confronté à des difficultés pour honorer ses engagements.

Le président Hugo Chavez a assuré que le Venezuela, heurté par la chute du prix du baril de brut local qui s'échangeait jeudi 16 octobre à 60 dollars, "n'allait pas sombrer", même si, selon les analystes, ces cours menacent les politiques sociales et les importations de base.
"Beaucoup espèrent que le pétrole continue de baisser pour nous voir chuter, mais le Venezuela ne va pas sombrer, notre système est consolidé", a affirmé le chef de l'Etat vénézuélien.
Toutefois, nombre d'analystes relèvent que le Venezuela qui importe l'essentiel de ses produits alimentaires et matières premières risque d'être confronté à des difficultés pour honorer ses engagements, même s'il puise dans ses réserves internationales.

Déséquilibre de la balance des paiements
"Avec un baril au-dessous des 70 dollars, les comptes de la balance des paiements ne s'équilibrent pas. Et on ne peut pas cesser d'importer des aliments car la population en a besoin, ni des matières premières pour ne pas paralyser l'industrie", a déclaré à l'AFP l'ex-directeur de la Banque centrale du Venezuela, Domingo Maza Zavala.
Jeudi, la moyenne des bruts vénézuéliens se situait autour des 60 dollars, soit la moitié de ce qu'elle valait il y a seulement quatre mois. Le bilan de 2008 reste en équilibre grâce aux prix élevés du pétrole enregistrés jusqu'en septembre mais les problèmes sont attendus pour 2009.
"Le Venezuela en tout cas compte avec les ressources qui peuvent lui permettre un certain souffle mais la réduction du prix du baril tellement abrupte va limiter la dépense publique et les possibilités de croissance. Le Venezuela ne va pas sombrer mais va entrer en crise", a assuré l'économiste Pedro Palma.

Besoin de pétroleCependant, selon Roy Daza, président de la Commission de Politique extérieure de l'Assemblée nationale, la baisse des prix du pétrole n'affectera pas le Venezuela parce que le pays "a été prévoyant".
"La réalité est que nous vivons dans un monde qui a besoin de pétrole et nous sommes un pays producteur de pétrole", a souligné avec optimisme Roy Daza.
Dans son budget prévisionnel de 2009, l'Etat vénézuélien a tablé sur un baril situé à 60 dollars, un prix mieux ajusté à la réalité et qui ne donnera pas une grande marge de manoeuvre au gouvernement pour gérer les ressources et les utiliser en crédits additionnelles.
"Le gouvernement est optimiste et donne de l'énergie à la population mais il devrait être responsable et transparent", note toutefois Domingo Maza Zavala.
Traditionnellement, avant toute chute brutale des cours du pétrole, les gouvernements vénézuéliens optent pour la dévaluation de la monnaie nationale, le bolivar, mais cette possibilité a été écartée du budget de 2009.

"On pourrait tenir deux ou trois ans"
Hugo Chavez devra recourir aux réserves internationales entre autres fonds, qui selon les données de la commission des Finances de l'Assemblée nationale compteraient au total 70 milliards de dollars.
"En tout, on pourrait tenir deux ou trois ans et ensuite recourir à des mesures 'héroïques' comme la dévaluation", souligne en outre Domingo Maza Zavala.
Autre sujet d'inquiétude relevé par les experts économiques, l'éventualité que les Etats-Unis décident peu à peu de se passer du brut vénézuélien dont ils sont le premier client, s'approvisionnant actuellement à raison d'environ 1,2 million de barils chaque jour.
Dans leur débat électoral de mercredi aux Etats-Unis, les candidats à la présidentielle, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, soulignaient qu'"en quelque 10 ans, il était possible de mettre un terme à la dépendance" américaine au pétrole du Venezuela et du Moyen-Orient.
"Il est clair que les Etats-Unis sont décidés à réduire leur dépendance énergétique du Venezuela. Notre principal marché est en danger et les marchés alternatifs comme la Chine et l'Inde sont trop loin et ne possèdent pas pour l'heure de raffineries adéquates", rappelle l'expert du secteur pétrolier Alberto Quiros Corradi.

dimanche 19 octobre 2008

Conférence internationale

CONFERENCE INTERNATIONALE A PARIS samedi 25 Octobre
APPUI À LA DÉMOCRATIE
ET AU PROGRÈS SOCIAL EN AMÉRIQUE LATINE



Venezuela : pour une politique européenne indépendante

CONFÉRENCE INTERNATIONALE



Samedi 25 octobre de 9 h 45 à 17 h 45

Maison de l’Amérique latine

217, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Métro : Solferino ou rue du Bac

http://www.medelu.org/spip.php?article120

Pour vous inscrire, merci de contacter rapidement Fanny Soares: fanny.soares@medelu.org

Pétrole: Hugo Chavez va demander une réduction de la production


Le président vénézuelien Hugo Chavez proposera "une réduction de la production" lors de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) vendredi, avec pour objectif de ne pas laisser le baril tomber sous les 80 dollars, a-t-il déclaré dimanche à l'AFP.
"Notre position depuis plus de 10 ans, c'est qu'il faut contrôler la production de pétrole", a-t-il expliqué.
"Maintenant que les prix baissent, nous allons proposer (à l'OPEP) de réduire la production", a ajouté M. Chavez au cours de la visite d'un projet de gazoduc à Cumana (nord-est).
L'OPEP tiendra vendredi à Vienne une réunion extraordinaire de ses membres face à la chute des prix du pétrole.
Ayant vu les prix divisés par deux en trois mois et demi, l'Opep va sans aucun doute resserrer les vannes, pour enrayer la chute et éviter la formation d'un excédent sur le marché.
L'Algérie, l'Iran et le Qatar se sont également prononcés, ces derniers jours, pour une réduction de la production.
Hugo Chavez s'est montré favorable à une fourchette de prix du pétrole comprise entre 80 et 100 dollars le baril.
"Si le prix du brut se stabilise autour de 80 dollars (...) nous pourrons parfaitement continuer à développer le pays et à vendre du pétrole dans le monde", a également affirmé Hugo Chavez.
M. Chavez a souligné que son gouvernement "n'a jamais fait de plans" ou de projets en prenant comme référence un baril à plus de 100 dollars.
"La guerre en Irak (lancée en 2003), les menaces contre l'Iran et contre le Venezuela, le manque d'investissements dans le secteur pétrolier, la spéculation et un ensemble d'autres facteurs ont fait exploser le prix du pétrole à un niveau que personne n'avait imaginé", a-t-il expliqué.
Le président vénézuelien a assuré qu'un baril à 60 dollars ne freinerait pas les projets de son gouvernement.
"Nous avons heureusement développé notre propre système de production, de distribution et de financement", a-t-il observé.
"Nous sommes tous préoccupés par ce qui se passe", a déclaré le ministre de l'Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez, qui accompagnait Chavez à Cumana. "Mais le Venezuela n'est pas en train de s'effrondrer, notre budget (pour 2009) prévoit un baril à 60 dollars", a-t-il ajouté.
Officiellement, le Venezuela produit 3,24 millions de barils par jour, l'Opep affirmant cependant que le production du pays ne dépasse pas les 2,33 millions de barils/jour.

samedi 11 octobre 2008

LA CRISE FINANCIERE ET L'URGENCE D'UN COMBAT IDEOLOGIQUE




Tandis que les membres des gouvernements néolibéraux du G7, du FMI et de la Banque Mondiale se réunissent ce vendredi à Washington, se cachant derrière une fausse volonté de trouver des solutions á un système économique en crise si enrichissant pour les élites, feignant le compromis avec les peuples et l’unité politique, tentant de dévier l’attention des citoyens sur les causes et solutions réelles de cette crise, cherchant des boucs-émissaires, promettant la lune et offrant des chiffres et des chimères, une autre voix se lève, celle des peuples du sud, et propose une alternative de développement économique durable et respectueux de tous les citoyens du monde.
Des économistes, chercheurs, dirigeants politiques et dirigeants sociaux des quatre coins du monde participent depuis mercredi 8 octobre à Caracas, capitale du Venezuela, à La Conférence Internationale d’Économie Politique : Réponses du Sud face á la Crise Economique Mondiale, où ils analysent et débattent sur l’actuelle crise économique mondiale, cherchent et proposent des solutions alternatives comme réponse au besoin urgent des peuples à se confronter á l’actuel système économique mondial, s’affrontant ainsi au modèle et aux organismes capitaliste actuels et au supposé plan de sauvetage des élites machiavéliques.
Ce forum, qui durera jusqu’au samedi 11 octobre, est organisé par le Centre International Miranda et par le Ministère de Planification et Développement du Venezuela. Il réunit des experts de différents pays d’Amérique Latine et des Caraïbes (Venezuela, Argentine, Chili, Équateur, Pérou, Paraguay, Mexique, Cuba), d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada), d’Europe (Allemagne, Espagne, France, Angleterre, Belgique), d’Asie (Chine, Corée, Corée du Sud, Philippines), d’Océanie (Australie) et d’Afrique (Egypte).
Les thèmes à débattre comprennent entre autres la chute financière et économique mondiale, la crise et les modèles économiques, la désarticulation des politiques néolibérales et du Consensus de Washington, les axes et défis pour le développement économique des peuples, les nationalisations versus privatisations. Les problématiques suivantes seront de même développées : quels sont les paradigmes qui assoient les relations économiques internationales aujourd’hui : nouvelles alternatives ou néo dépendance? Quelles sont les politiques économiques appliquées par les pays du sud pour contrer les forces hégémoniques des centres de pouvoir économiques mondiales ? Comment se consolident les processus d’intégration régionaux qui aident á dépasser les asymétries entre les nations ?, entre autres.
Les résultats de ces discutions et les propositions qui découleront de ces dernières seront publiées, tout comme une série de recommandations pour les peuples, dans leurs différentes formes d’organisation.


Intervention des experts, quelques mises en bouche

« Le processus de transformation que l’humanité et l’histoire nous exige est urgent. (…) L’humanité doit se demander quelle est la dimension objective du problème. La question est comment transformer ces rêves en réalité ». Pedro Páez, ministre de l’Économie d’Équateur.
« La crise financière mondiale est le résultat de l’irresponsabilité des politiques capitalistes mises en place par les gouvernements des pays mal nommés développés. (…) Mais heureusement, nos gouvernements se sont opposés à temps et ont créé des projets socialistes alternatifs à l’acharnement néolibéral qui veut nous imposer son schéma ». «Où sont les recettes de ces instruments multilatéraux qui prétendaient détenir les solutions à tous les problèmes liés au capitalisme ? ». Haiman El Troudi, ministre de Planification et Développement du Venezuela.
« Les pays latino-américains doivent s’unir pour se confronter, affronter et vaincre le capitalisme. (…) Il est nécessaire de changer le modèle productif, de réactiver l’économie, mais le faire de n’importe quelle façon sert les intérêts des classes dominantes. Le thème est de savoir pour qui on veut se développer, et il faut en finir avec l’insatisfaction des peuples et de leurs nécessités». Julio Gambina, économiste argentin.
« Cette crise marque le déclin idéologique du néolibéralisme ». Claudio Katz, économiste argentin.

Quand les utopies se veulent réalité… Quelques bribes du projet…


« Nous devons redéfinir des propositions spécifiques, basées sur les nécessités des peuples, garantissant les droits de l’homme et les nécessités basiques, avec des alternatives comme l’ALBA ou l’UNASUR », exprima Pedro Páez. Il a aussi proposé durant la conférence d’ouverture ce mercredi la création d’un Fond Monétaire Alternatif, et d’un réseau de banques centrales, entre autres
Les résultats de ces discutions et les propositions qui découleront de ces dernières seront publiées, tout comme une série de recommandations pour les peuples, dans leurs différentes formes d’organisation.


Intervention des experts, quelques mises en bouche

« Le processus de transformation que l’humanité et l’histoire nous exige est urgent. (…) L’humanité doit se demander quelle est la dimension objective du problème. La question est comment transformer ces rêves en réalité ». Pedro Páez, ministre de l’Économie d’Équateur.
« La crise financière mondiale est le résultat de l’irresponsabilité des politiques capitalistes mises en place par les gouvernements des pays mal nommés développés. (…) Mais heureusement, nos gouvernements se sont opposés à temps et ont créé des projets socialistes alternatifs à l’acharnement néolibéral qui veut nous imposer son schéma ». «Où sont les recettes de ces instruments multilatéraux qui prétendaient détenir les solutions à tous les problèmes liés au capitalisme ? ». Haiman El Troudi, ministre de Planification et Développement du Venezuela.
« Les pays latino-américains doivent s’unir pour se confronter, affronter et vaincre le capitalisme. (…) Il est nécessaire de changer le modèle productif, de réactiver l’économie, mais le faire de n’importe quelle façon sert les intérêts des classes dominantes. Le thème est de savoir pour qui on veut se développer, et il faut en finir avec l’insatisfaction des peuples et de leurs nécessités». Julio Gambina, économiste argentin.
« Cette crise marque le déclin idéologique du néolibéralisme ». Claudio Katz, économiste argentin.

Quand les utopies se veulent réalité… Quelques bribes du projet…

« Nous devons redéfinir des propositions spécifiques, basées sur les nécessités des peuples, garantissant les droits de l’homme et les nécessités basiques, avec des alternatives comme l’ALBA ou l’UNASUR », exprima Pedro Páez. Il a aussi proposé durant la conférence d’ouverture ce mercredi la création d’un Fond Monétaire Alternatif, et d’un réseau de banques centrales, entre autres
Haiman El Troudi a lui exigé le control des mouvements de capitaux, la création de mécanismes de commerce juste, l’éradication du secret bancaire et la suppression des paradis fiscaux, la création d’un fond de sécurité social pour tous les peuples du monde et l’implantation d’un revenu social fixe, entre autres.
Le Président du Venezuela, Hugo Chavez, a exigé pour sa part la dissolution du FMI. « Les bases du capitalisme doivent disparaitre », a-t-il annoncé lors de la conférence d’ouverture. « Nous sommes dans une période cruciale, un modèle économique pervers touche à sa fin. (…) Heureusement qu’il existe ici les germes de l’ALBA et plusieurs initiatives économiques tel que la Banque du Sud ». Il a ainsi ajouté que “tandis qu’ils (les membres des gouvernements néolibéraux) discutent les possibilités de survie des banques de nord, ici au Venezuela jaillissent des profondeurs les banques communales ».

Note : La Fondation “Centre International Miranda” rattachée au Ministère du Pouvoir Populaire pour l’Education Supérieure du Venezuela, a pour objectif principal la promotion et diffusion des valeurs du système politique de démocratie participative et protagoniste à travers l’investigation, la réflexion et la formation, sur des problématiques stratégiques du processus de transformations politiques et de leurs liens avec les transformations économiques, sociales et culturelles impulsées par la Révolution Bolivarienne. Pour plus d’information : http://centrointernacionalmiranda.gob.ve/ (page en espagnol)

Chavez salue le Cercle Bolivarien de Paris




Lors de son programme dominical Alo Presidente du 28 septembre 2008, le Président Hugo Chavez a commenté qu'il avait "tenu à saluer le Cercle Bolivarien de Paris, malgré les réticences du service de Sécurité » , place de la Concorde, lors de son rapide passage à Paris en visite officielle, le vendredi 26 septembre.
Aux cris de CHAVEZ AMIGO EL PUEBLO ESTA CONTIGO, les Bolivariens et autres militants pour un monde meilleur ont crié leur soutien au leader du Socialisme du XXIème siècle

Venezuela: la chute du pétrole pourrait compromettre la diplomatie de Chavez




La crise financière mondiale pourrait entraîner le Venezuela dans son sillage si le prix du pétrole, sa première source de revenus, continue à chuter, mettant aussi en difficulté les ambitions internationales de son président Hugo Chavez.

Vendredi, les cours du pétrole ont chuté à New York, terminant sous les 80 dollars le baril. Par rapport à ses records historiques du 11 juillet, à plus de 147 dollars, le pétrole a abandonné près de la moitié de sa valeur.

Au Venezuela, 8ème producteur mondial selon l'Agence internationale de l'énergie, les autorités se veulent rassurantes, affirmant pouvoir résister à la crise s'il se stabilise autour de 70 dollars.

Mais les économistes sont plus sombres et prédisent des difficultés importantes en cas de maintien du pétrole en dessous de la barre des 90 dollars le baril.

Le pays n'est pas "invulnérable" à la crise, a quand même prévenu le président Hugo Chavez, en annonçant que le budget 2009 serait "austère".

Au-delà des frontières vénézuéliennes, déclare aussi l'ancien secrétaire général de l'Opep Alvaro Silva Calderón, beaucoup de projets de coopération s'effondreraient si la crise économique s'approfondit.

Le Venezuela, qui produit 3,2 millions de barils par jour selon des chiffres officiels, dépend largement de ses exportations d'hydrocarbures, qui lui rapportent la moitié de ses revenus et 90% de ses devises.

Le gouvernement reste peu disert sur les conséquences régionales de la chute du prix du pétrole et notamment sur les accords facilitant l'accès "du peuple" à l'or noir, passés par la puissance pétrolière avec plus d'une vingtaine de pays d'Amérique latine et des Caraïbes.

"Le président a évoqué +l'austérité+ à l'intérieur mais cela ne concerne pas l'étranger, car les priorités sont à l'étranger", explique à l'AFP l'analyste du marché pétrolier Alberto Quirós Corradi.

Pour cet expert, le Venezuela devra cependant faire des choix dès 2009, en raison de la chute de ses exportations de brut et donc de ses ressources.

Caracas est liée à 16 pays caribéens et d'Amérique centrale, en vertu de l'accord "Petrocaribe", qui prévoit l'envoi dans la région de 200.000 barils de pétrole par jour, assorti d'un financement partiel sur 25 ans et de paiements qui peuvent être réalisés en matières premières ou en services touristiques.

Autre alliance, l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba, comprenant notamment Cuba, Bolivie, Nicaragua et la République dominicaine) permet aussi à ses membres d'acquérir plus facilement du pétrole, pour lutter contre la misère et "compenser les asymétries" régionales.

Le Venezuela a aussi conclu une multitude d'accords bilatéraux -- notamment avec le Paraguay, l'Argentine ou encore l'Uruguay -- prévoyant la fourniture de pétrole et des facilités de paiement.

Caracas a enfin offert à des communautés pauvres des Etats-Unis et de Grande Bretagne des ventes subventionnées de pétrole.

Toutefois, souligne le secrétaire général du Système économique latino-américain (Sela), José Rivera Banuet, ces programmes de coopération sont formulés en volume et pas en valeur, ce qui devrait les préserver.

L'Amérique latine et les Caraïbes devraient résister, selon cet expert, grâce à leurs réserves de 400 milliards de dollars accumulées au fil de cinq années de croissance à un rythme moyen de 5%.

Medvedev attendu fin novembre au Venezuela (Chavez)


Le président russe Dmitri Medvedev doit se rendre fin novembre au Venezuela, a fait savoir jeudi son homologue vénézuélien Hugo Chavez.

"Le président russe Dmitri Medvedev visitera le Venezuela aussitôt après les élections régionales et municipales qui auront lieu le 23 novembre, et c'est pour nous un grand honneur de le recevoir", a-t-il déclaré lors d'un rassemblement électoral du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV).

Selon le leader vénézuélien, cette visite ne sera pas de loin "un événement protocolaire". "Il s'agit d'une rencontre de travail de deux partenaires stratégiques. Nous travaillons actuellement à l'idée de créer une banque russo-vénézuélienne et une banque pétrolière internationale", a-t-il affirmé.

L'idée d'une banque pétrolière internationale a déjà été appuyée par l'Iran, et elle pourrait également séduire l'Arabie saoudite et l'Irak, a estimé M. Chavez.

Commentant la déclaration de M. Chavez à la demande de RIA Novosti, la porte-parole du président russe Natalia Timakova a indiqué que M. Medvedev étudiait "la possibilité de faire escale dans certains pays dans le cadre de son voyage en Amérique latine en vue de participer au sommet de l'Organisation de coopération économique d'Asie-Pacifique (APEC) qui se tiendra au Pérou".

Chavez accuse les Etats-Unis et le FMI d'avoir créé la crise financière internationale



Le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé le gouvernement américain et le Fonds monétaire international (FMI) d'avoir créé l'actuelle crise financière internationale.

Le président Chavez a fait ces remarques en inaugurant une conférence économique internationale intitulée : "Réponse du Sud à la crise économique mondiale".

Des représentants de l'Amérique latine, de l'Amérique du Nord, de l'Europe et de l'Asie ont participé à cette conférence.

La crise américaine a révélé que les bases de l'impérialisme sont en train de tomber et que le président américain, George W. Bush, ainsi que le FMI, doivent endosser la responsabilité de la crise financière internationale, a martelé le président Chavez.

Il a ajouté que le FMI feint de se laver les mains de la crise et de sortir comme le sauveur du désastre financier mondial.

"Les directeurs de l'organisation financière doivent démissionner de leurs fonctions", a-t-il affirmé. Le président a également appelé à une dissolution de l'institution financière internationale.

Selon le président Chavez, le gouvernement vénézuélien a pris des mesures pour minimiser les effets néfatifs de la crise.

dimanche 5 octobre 2008

Chavez appelle à davantage d’unité face à l’effondrement du néolibéralisme




Rencontre entre les présidents du Venezuela, de Bolivie, d’Equateur et du Brésil à Manaus

Le président du Venezuela Hugo Chavez a déclaré aujourd’hui dans la ville brésilienne de Manaus, où il a participé à un sommet avec les dirigeants du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva ; de Bolivie, Evo Morales ; et d’Equateur, Rafael Correa, que la Banque du Sud devait commencer ses activités pour faire face à la crise financière, rapporte l’agence ANSA.

« Tandis que le néolibéralisme s’effondre, nous avançons dans l’unité, et de manière très concrète dans la mise en route de la Banque du Sud », a indiqué Chavez.

« Nous ne pouvons pas perdre un seul jour dans le démarrage de la banque du Sud. C’est un projet que le Venezuela a en tête depuis une dizaine d’années et nous l’avons enfin signé il y a un an à Buenos Aires », a déclaré le dirigeant, qui a mis l’accent sur la nécessité de développer des mécanismes propres qui s’écartent du modèle de Bretton Woods, afin de protéger les pays latino-américains des remous internationaux.

Selon l’agence Reuters, les présidents sud-américains ont abordé pendant la réunion des sujets d’ordre bilatéral et régional, et ils ont critiqué les Etats-Unis pour leur gestion de la crise financière qui secoue les marchés et menace les économies du monde entier.
Lula a réitéré ses critiques exprimées lors de son intervention aux Nations unies contre Washington, en raison des turbulences financières provoquées sur le marché international.

De son côté, le chef d’Etat bolivien, Evo Morales, a souligné que cette crise financière a démontré que « le capitalisme n’est pas la solution pour l’humanité ».

Au terme d’une réunion de travail entre le Brésil et le Venezuela, sept accords ont été conclus sur le pétrole, les aliments, l’industrie et les programmes de promotion sociale.

Venezuela: inculpation du général Baduel, ex-ministre de Chavez devenu opposant



La justice militaire du Venezuela a inculpé de corruption le général retraité Raul Isaias Baduel. L'opposition parle de "persécution" politique. Ex-ministre de la Défense du président Hugo Chavez, qui lui doit d'avoir surmonté le putsch d'avril 2002, Baduel est actuellement un opposant notoire au chef de l'Etat.

ntercepté brutalement sur la voie publique, vendredi à Maracay (110 km à l'ouest de Caracas) en présence de sa femme et de ses deux jeunes enfants, Baduel a été conduit par un commando de la Direction du renseignement militaire (DIM) à Fuerte Tiuna, important complexe militaire qui abrite à Caracas le ministère de la Défense. L'ex-ministre en est ressorti le soir même, après avoir été inculpé.

Le juge militaire Nelson Morales a imposé à Baduel "l'interdiction de sortir du pays, la présentation devant le tribunal tous les 15 jours et l'impossibilité de parler de cette affaire devant les médias" a déclaré aux journalistes Rafael Tosta, défenseur du général retraité.
L'interpellation mouvementée de Baduel a eu un retentissement national immédiat, car au moment où elle se produisait l'ex-ministre réussissait à parler par téléphone avec la chaîne privée de télévision Globovision. "J'assume cet outrage avec dignité, car je n'ai rien à craindre ni rien dont je puisse avoir honte" déclarait alors Baduel.

Le général Ernesto José Cedeño, procureur militaire général du Venezuela, a expliqué lors d'une conférence de presse que Baduel est accusé de "soustraction de fonds" de l'armée pour "plus de 31 millions de bolivars" (14,4 millions de dollars) lorsqu'il était ministre de la Défense. Nommé à ce poste par le président Chavez, Baduel l'occupa de juin 2006 à juillet 2007 après avoir été commandant en chef de de l'armée de terre.

Selon le procureur Cedeño, l'ordre d'interpellation fut donné au vu de la "réticence obstinée" de Baduel à se présenter devant la justice, qui le convoqua "au moins quatre fois" au cours des six derniers mois, sans obtenir de réponse. Quant à l'usage de la force lors de l'interpellation, le procureur l'a estimée nécessaire, car l'ex-ministre "ne voulait pas venir volontairement".

Précisant qu'un lieutenant-colonel et un vice-amiral sont impliqués dans la même affaire de corruption, le procureur Cedeño a nié que Baduel soit l'objet de "représailles".

Des représentants de l'opposition au président Hugo Chavez attribuent néanmoins l'inculpation de Baduel à la "persécution" dont serait victime la dissidence au Venezuela. Le député Ismael Garcia, du parti Podemos, qualifie la "détention" de l'ex-ministre "d'acte de provocation" commis contre quelqu'un dont "le délit fondamental est de penser autrement" que le gouvernement. Divers observateurs soulignent la prétention gouvernementale de discréditer toute opposition avant les élections régionales et municipales de novembre.
En 2002, l'intervention de Raul Isaias Baduel précipita l'échec du putsch d'avril contre Chavez. A la tête alors de la brigade de parachutistes, il coordonna l'opération "Récupération de la dignité" qui ramena dans la nuit du 14 au 15 avril Hugo Chavez au palais présidentiel, dont il avait été évincé 48 heures plus tôt.

Baduel fut en outre avec Chavez l'un des quatre jeunes officiers fondateurs, en 1982, du Mouvement bolivarien révolutionnaire 200 (MBR-200), creuset de la révolution dite bolivarienne menée depuis dix ans au Venezuela.

Le divorce entre les deux compagnons d'armes découle du virage radical de Hugo Chavez vers un "socialisme du 21 siècle" après sa réélection triomphale de décembre 2006. Un an plus tard, Baduel contribuait à la première défaite électorale du président Chavez, au référendum du 2 décembre 2007, par lequel le chef de l'Etat espérait faire du Venezuela un Etat constitutionnellement socialiste. L'ex-ministre de la Défense fut l'un des protagonistes de la campagne victorieuse contre ce projet de réforme constitutionnelle, qu'il qualifia de tentative de "coup d'Etat" visant à enterrer le pluralisme.

Relativement jeune, 53 ans, Raul Isaias Baduel cherche sa place sur l'échiquier politique du Venezuela. Des médias lui ont prêté l'ambition de succéder à Chavez, mais la prochaine élection présidentielle n'aura lieu en principe que fin 2012. Dans l'immédiat, le militaire retraité se revendique d'une "démocratie à haut contenu social". Il reconnaît des contacts avec Podemos, parti social-démocrate qui a rompu son alliance avec la majorité présidentielle et qui cherche une troisième voie entre le radicalisme de Hugo Chavez et une opposition jugée stérile.

Selon Baduel, "l'unique prétention du président Chavez est de se perpétuer au pouvoir et manier arbitrairement les revenus publics et pétroliers". Le Venezuela, affirme-t-il, vivrait dans "une fiction de démocratie" au sein de laquelle n'existerait plus la division des pouvoirs, soumis au "personnalisme totalitaire et dictatorial" de Hugo Chavez.
Pratiquement dix ans après la première élection de Chavez à la présidence, le 6 décembre 1998, les élections régionales et municipales du 23 novembre prochain mesureront les chances de longévité du chavisme face à l'usure du pouvoir, naturelle en démocratie.