vendredi 30 janvier 2009

Cuba-Russie: entretiens Castro-Medvedev au Kremlin, accords bilatéraux


Le président russe Dmitri Medvedev et son homologue cubain Raul Castro se sont retrouvés vendredi pour des entretiens au Kremlin où une série d'accords économiques devaient être signés en vue de renforcer les relations entre leurs deux pays

Pendant que les chefs d'Etat entamaient leurs discussions, des membres des gouvernements cubains et russes, parmi lesquels le vice-Premier ministre russe Igor Setchine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, se réunissaient dans une salle voisine.

Parmi les documents devant être signés sous les ors du Kremlin entre Cuba et la Russie, dont les liens s'étaient fortement distendus après la chute de l'URSS, l'un portait sur un crédit d'un montant non précisé de l'Etat russe à l'île des Caraïbes, a-t-on appris de source proche du Kremlin.

Et ce après qu'en 2006 la Russie eut décidé de geler l'épineuse question de la dette cubaine contractée du temps de l'URSS, soit plus de 20 milliards de dollars selon les Russes.

D'autres accords concernent l'industrie agroalimentaire, la pêche, la coopération en matière d'éducation et scientifique, le sport et le tourisme, leur contenu devant être rendus publics ultérieurement.

MM. Medvedev et Castro devaient donner une conférence de presse dans l'après-midi.

Jeudi, les deux hommes s'étaient vus à Zavidovo, non loin de Moscou, pour des entretiens informels à l'occasion d'une partie de chasse.

Le déplacement de Raul Castro, le premier en plus de vingt ans d'un numéro un cubain en Russie, vise à relancer en priorité les échanges commerciaux bilatéraux, ont souligné des responsables russes.

jeudi 29 janvier 2009

Chavez aux Farc: 'libérez tous les otages, la guérilla n'est plus d'actualité'




Le président vénézuélien Hugo Chavez a demandé dimanche au nouveau dirigeant des Farc, Alfonso Cano, de libérer sans conditions tous les otages, tout en déclarant qu'un mouvement guérillero armé n'était plus d'actualité en Amérique latine.

"Je crois que le moment est venu pour les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) de libérer tous les (otages) qu'elles retiennent dans la montagne sans rien en échange. Ce serait un grand geste humanitaire" a déclaré M. Chavez durant son programme radio-télévisé dominical "Allo Président".

"En Amérique latine, un mouvement guérillero armé n'est pas actuellement à l'ordre du jour, et cela il faut le dire aux Farc", a poursuivi le chef de l'Etat vénézuélien.

C'est la première fois que le président vénézuélien adresse un message à Alfonso Cano depuis que sa désignation à la tête des Farc a été annoncée en mai.

"Je dis à Cano: allez, libérez tous ces gens, puis, avec un groupe de pays" démarrons les négociations sur un accord de paix, a insisté Hugo Chavez.

"C'est ce que je voulais dire à (Manuel) Marulanda", a ajouté le dirigeant vénézuélien, qui a regretté de ne pas avoir obtenu l'accord de la Colombie pour rencontrer l'ancien numéro un des Farc, le leader historique surnommé Tirofijo, décédé fin mars.

"Le contexte dans lequel se trouve l'Amérique latine et même le contexte des Etats-Unis semble créer des conditions favorables à un processus de paix" en Colombie, a estimé Hugo Chavez.

Le président vénézuelien avait assuré entre septembre et novembre 2007 une médiation auprès des Farc en vue de parvenir à un échange humanitaire entre une quarantaine d'otages aux mains des rebelles - dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains - et quelque 500 guérilleros emprisonnés.

lundi 26 janvier 2009

Inauguration de la rue Hugo Chavez


Au Liban, qui n'entretient pas de relation diplomatique avec Israël, les prises de position du président Chavez sur Gaza ont été particulièrement bien accueillies. A tel point que dans le village de Bireh, à 45 km au nord de Tripoli, le maire a choisi de dédier une rue au président vénézuélien.
J'ai pris cette décision dès que j'ai appris que le Venezuela expulsait l'ambassadeur d'Israël. Par ce geste, nous avons voulu remercier le président Chavez pour sa solidarité avec la population de Gaza, victime de la barbarie des Israéliens. C'est le minimum que l'on pouvait faire pour lui montrer notre gratitude et notre admiration.

La population de Bireh a applaudi la décision de baptiser une rue du nom de Hugo Chavez. Il faut dire qu'il y a beaucoup d'immigrés libanais au Venezuela. La plupart viennent de notre région, l'Akkar.

Chavez est un symbole dans tout le monde arabe, parce qu'il a pris des positions en notre faveur, depuis des années, alors que le monde entier ferme les yeux sur les actes criminels d'Israël. Concernant le Liban, il avait déjà dénoncé la guerre de 2006, qui a ruiné le pays. Son soutien est indéfectible."

Chavez, héros du monde arabe


Au Maghreb et au Moyen-Orient, des affiches à l'effigie d'Hugo Chavez ont parsemé les manifestations de soutien au peuple palestinien. Une rue porte même son nom dans une ville du nord du Liban.

Les discours anti-américains de Chavez ont toujours trouvé écho dans la région. Mais ses prises de position contre l'opération d'Israël à Gaza, qu'il a qualifiée de "génocide", et sa décision d'expulser l'ambassadeur d'Israël à Caracas ont accru sa popularité auprès des populations arabes.

dimanche 25 janvier 2009

Chavez salue les premières décisions d'Obama

Hugo Chavez a chaleureusement salué les premières initiatives de son homologue américain Barack Obama, qu'il accusait quelques jours plus tôt de "lancer des pierres" au Venezuela et de marcher dans les pas de son prédécesseur. Le président vénézuélien, qui a juré la mort de "l'empire américain", s'est ainsi félicité de la fermeture annoncée de la prison militaire de Guantanamo, symbole des dérapages de la "guerre contre le terrorisme" lancée par George Bush.

Hugo Chavez en Colombie pour un sommet anticrise avec Alvaro Uribe


Le président vénézuélien Hugo Chavez est arrivé samedi à la mi-journée à Cartagena (Colombie) pour un sommet avec son homologue colombien Alvaro Uribe consacré à la crise économique mondiale et aux moyens de la combattre.

"Je suis très heureux d'être ici", a déclaré M. Chavez à sa descente d'avion.

Le président socialiste vénézuélien, accusé fin 2007 par M. Uribe d'être trop favorable à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a aussi assuré qu'il ne soutenait pas les mouvements de guérilla.

"Je le répète: si je soutenais en Colombie un quelconque mouvement subversif, terroriste ou violent, je ne serais pas là", a déclaré M. Chavez peu après son arrivée à Cartagena, station balnéaire de luxe à 1.100 km au nord de Bogota.

La rencontre des deux présidents intervient un peu moins d'un an après la crise diplomatique qui avait secoué leurs relations.

En novembre 2007, le conservateur Alvaro Uribe avait mis abruptement fin à une mission de médiation auprès des Farc confiée à son homologue vénézuélien, en l'accusant d'être trop favorable à la guérilla.

En mars 2008, les relations s'étaient davantage tendues après le bombardement par l'armée colombienne d'un camp des Farc en territoire équatorien. M. Chavez, allié de l'Equateur, avait envoyé des soldats sur sa frontière avec la Colombie et rappelé son ambassadeur à Bogota.

Les deux dirigeants avaient enterré la hache de guerre lors d'un sommet en juillet 2008 au Venezuela, où ils avaient annoncé une "nouvelle étape" dans leurs relations.

Samedi, ils ont souligné qu'ils cherchaient avant tout à faire front commun face à la crise.

"Aborder le sujet de la crise mondiale est obligatoire. Nulle part dans le monde des présidents peuvent se réunir sans en parler", a déclaré M. Chavez.

"Nous allons examiner (...) comment nos peuples peuvent défendre nos économies", a expliqué M. Uribe.

lundi 19 janvier 2009

Vénézuela - Chavez assimile Obama à Bush




Le président vénézuélien a déclaré samedi que Barack Obama portait la même "mauvaise odeur" que son prédécesseur George Bush et qu'il risquait de se faire tuer "s'il n'obéissait pas aux ordres de l'empire".
Bien sûr, tous les dirigeants mondiaux espèrent une nouvelle ère dans les relations avec les Etats-Unis avec l'entrée en fonction du président démocrate, mardi à Washington. Tous ? Non, pas vraiment. Le socialiste Chavez n'attend aucune amélioration des liens avec Washington. "J'espère que je me trompe, mais je crois qu'Obama porte la même mauvaise odeur, pour ne pas dire un autre mot", a-t-il déclaré.

"Si Obama, en tant que président des Etats-Unis, n'obéit pas aux ordres de l'empire, ils le tueront, comme ils ont tué Kennedy, comme ils ont tué Martin Luther King, ou Lincoln, qui a libéré les Noirs et l'a payé de sa vie", a-t-il ajouté.

Jusqu'à une date récente, Chavez avait dit espérer une amélioration des relations avec Washington mais ces derniers jours, il a mal pris plusieurs commentaires qu'il attribue à Obama l'accusant de faire obstruction aux progrès en Amérique latine et d'exporter le terrorisme.

vendredi 16 janvier 2009

Fidel Castro au plus mal?


Des rumeurs inquiétantes circulent sur la santé du Lider Maximo, déjà absent lors des festivités marquant le 50e anniversaire de la révolution cubaine, début janvier.

Que devient Fidel Castro? Affaibli après une lourde intervention chirurgicale, il s'est retiré du pouvoir au profit de son frère Raul en février 2008. Même s'il n'apparaît plus publiquement depuis juillet 2006, des images du Lider Maximo âgé de 82 ans ont été diffusées et il a continué à signer des "réflexions" dans la presse officielle cubaine, notamment Granma.

Depuis le début de l'année, la question se pose pourtant de façon de plus en plus pressante. Les dernières images de lui datent du mois de novembre et de sa rencontre avec les présidents russe Dmitri Medvedev et chinois Hu Jintao. Sa dernière chronique date du 16 décembre... Et son absence fut remarquée, lors des festivités marquant le 50e anniversaire de la révolution cubaine, début janvier.

Hugo Chavez parle de son ami à l'imparfait...

Dans cette atmosphère mêlée de silence officiel des autorités cubaines et de rumeurs sur la santé de Fidel Castro, Hugo Chavez lui a rendu un hommage appuyé... et curieux. Le président du Venezuela, qui lui a souvent rendu visite pendant sa convalescence, a évoqué son ami, à l'imparfait.

"Nous savons, hélas, que Fidel qui arpentait les rues et les villes (...) dans son uniforme et embrassait les gens ne reviendra pas. Cela ne se répètera plus jamais, il deviendra un souvenir ", a-t-il dit dans son programme radiotélévisé hebdomadaire, Alo Presidente.

"Mais Fidel continuera à vivre, comme il est vivant aujourd'hui et vivra toujours, au-delà de son existence physique. Et il doit continuer à vivre, il le sait, dans les années à venir. Nous avons encore besoin de toi", a ajouté Hugo Chavez.

Depuis lundi, le sujet monopolise les médias, en Floride où la communauté cubaine est importante, raconte El Pais. Le quotidien espagnol indique par ailleurs que Fidel Castro a fait "une rechute en décembre", et que "vendredi matin, il y a eu des mouvements aux ministères de l'Intérieur et des Forces armées, après un possible arrêt cardiaque de Fidel Castro".

dimanche 11 janvier 2009

Chavez, père courage !




Le Gouvernement du Venezuela a expulsé l’ambassadeur d’Israël et une partie de son personnel du pays en signe de solidarité avec les souffrances du peuple palestinien.

Sans tirer un coup de fusil, HUGO CHAVEZ a rendu honteux tous les chefs d’Etat qui larmoient sur la « violence » et appellent en vain à un cesser le feu à Gaza. Il a fait le premier geste concret que tout chef d’Etat peut faire pour dénoncer la politique inhumaine d’un autre Etat.

Messieurs les donneurs de leçon, messieurs les défenseurs de « valeurs » (non cotées en bourse), messieurs les compatissants en chambre, à votre tour !

La route de la dignité politique est maintenant ouverte, suivez-la !

La déclaration officielle précise entre autres : « Le président Hugo Chavez qui a eu plusieurs réunions avec les principaux représentants du Conseil juif mondial, et qui a toujours été opposé à l’antisémitisme comme à toute autre forme de discrimination et de racisme, appelle le peuple juif du monde entier à s’opposer à la politique criminelle de l’État d’Israël, qui rappelle les pires pages de l’histoire du 20e siècle. Avec le génocide du peuple palestinien, l’État d’Israël ne sera jamais en mesure d’offrir à son peuple une paix nécessaire et durable. »

VENEZUELA, Les nouveaux horizons de Chavez


Le président du Venezuela, Hugo Chavez, estime qu'il «devait» rester encore «au moins» dix ans au pouvoir et a indiqué qu'il se considérait comme «candidat potentiel» à la présidentielle de 2012, fin de son théoriquement ultime mandat. «En mettant en perspective les 10 dernières années et mettant en perspective l'avenir, je le dis sans complexe aucun : ‘‘Je crois que je dois rester encore au moins 10 ans à la tête du gouvernement vénézuélien’’ », a déclaré M. Chavez dans une allocation télévisée, destinée à promouvoir un amendement constitutionnel devant autoriser un nombre illimité de mandats présidentiels. «Je ne peux pas dire que je suis déjà candidat pour 2012, mais, oui, je peux dire que si l'amendement est adopté, considérez-moi comme candidat potentiel à la présidence pour 2012, parce que je sens que ce n'est réellement pas le moment pour moi de me retirer», a-t-il ajouté.

Le Parlement, dominé par la majorité de M. Chavez, a commencé mi-décembre à débattre de cette proposition d'amendement à la Constitution de 1999, destiné à permettre à M. Chavez de briguer un nombre indéfini de mandats pour poursuivre sa «révolution bolivarienne».

La constitution actuelle interdit au chef de l'État de briguer un troisième mandat et par conséquent, M. Chavez, réélu en 2006, devrait céder le pouvoir en 2012, si la Constitution n'est pas modifiée. Sur proposition du chef de l'État, les parlementaires doivent étendre la proposition d'amendement à tous les mandats d'élus, c'est-à-dire des gouverneurs, des maires, des députés et des conseillers.

L'abolition de la limitation du nombre de mandats présidentiels était l'un des principaux points d'une proposition de réforme constitutionnelle présentée par M. Chavez en 2007 et rejetée par référendum.

Hugo Chavez, nouveau héros des Palestiniens


Des drapeaux vénézuéliens et des effigies de Hugo Chavez flottaient cette semaine en Cisjordanie sur des manifestations contre la guerre de Gaza.

La décision, le 6 janvier, du président vénézuélien d'expulser l'ambassadeur d'Israël de Caracas - seul pays avec la Mauritanie à avoir pris une telle initiative - a soudain fait de lui un héros chez les Palestiniens.

Israël a qualifié la mesure de "brutale" et accusé "les dirigeants vénézuéliens d'avoir conclu des alliances avec les islamistes et les terroristes".

Mais le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, a "salué la décision courageuse" du chef de file de la gauche radicale en Amérique latine et bête noire des Etats-Unis, tout comme le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, qui a appelé les pays arabes à "suivre l'exemple du président vénézuélien".

Hugo Chavez "est un militant, un symbole de la lutte pour la liberté. Tout comme Che Guevara. Cela le distingue des autres présidents du monde", estime Mohammed al-Lahham, député du mouvement Fatah, le parti du président palestinien, Mahmoud Abbas.

Son opposition aux Etats-Unis, fidèle allié d'Israël, à la guerre d'Irak et à l'offensive israélienne contre le Liban en 2006 a fait de Hugo Chavez, aux yeux des Palestiniens, un symbole pour tous les peuples qui "résistent et luttent contre l'occupation", explique-t-il.

Les manifestants de Bethléem, Ramallah et Hébron ont arboré des drapeaux du Venezuela et des portraits du président Chavez lors de protestations contre l'offensive israélienne à Gaza, des marches que la chaîne satellitaire Al-Jazira, du Qatar, a amplement couvertes.

Cette chaîne a également diffusé un entretien avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro, où il s'en prend "aux criminels qui gouvernent Israël" et ont "commis un holocauste de Palestiniens durant 60 ans".

"J'aimerais pouvoir offrir à Chavez un passeport palestinien pour qu'il devienne citoyen palestinien. Ensuite, nous l'élirions et il deviendrait notre président", affirme Mahmoud Zwahré, maire d'Al-Masar, une localité proche de Bethléem où vivent dans la pauvreté quelque 8.000 Palestiniens.

Face à l'hégémonie américaine, "c'est cette réaction qu'il faut", dit ce maire qui, avec des petits moyens dans une localité sans téléphone, fait ce qu'il peut pour télécharger des portraits du président vénézuélien et les distribuer aux manifestants.

"Ici tout le monde le connaît. De plus en plus de gens viennent me demander des photos pour les porter pendant les manifestations", souligne-t-il.

Mohammad Brijeh, responsable d'un comité militant dans la région de Bethléem contre la barrière de séparation qu'érige Israël en Cisjordanie, affirme que "le comportement de Chavez vaut mieux que celui de l'ONU".

L'ONU "ne fait que ce que veut Israël", dénonce-t-il.

"Si seulement nous avions des dirigeants aussi forts" que Hugo Chavez!, se lamente M. Brijeh. "Nous n'avons aucun dirigeant avec une stratégie ou une mission claires", regrette de son côté le maire d'Al-Masar.

Le président Abbas s'est vu affaibli par le Hamas et par le souvenir omniprésent de son prédécesseur et dirigeant historique des Palestiniens, Yasser Arafat, dont les portraits ornent les bâtiments publics et de nombreuses habitations.

Pour Iyad, qui tient un commerce près de l'église de la Nativité à Bethléem, c'est clair: "Chavez est le meilleur président, il soutient toujours les Palestiniens".

"Il est mieux que les dirigeants arabes. La Jordanie et l'Egypte auraient dû expulser eux aussi les ambassadeurs (d'Israël). C'est bien triste que nous n'ayons pas de dirigeants comme lui", dit Assem, un autre commerçant.

mercredi 7 janvier 2009

L'ambassadeur d'Israël expulsé du Venezuela


Le gouvernement du Venezuela a ordonné mardi l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas pour protester contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien, a annoncé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

"Le Venezuela a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Israël" Shlomo Cohen "et une partie du personnel de l'ambassade d'Israël, réaffirmant son attachement à la paix et son exigence de respect du droit international", est-il écrit dans le texte.

Le président vénézuélien Hugo Chavez avait fustigé lundi l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, qualifiant l'Etat hébreu d'"assassin" et de "génocidaire".

Mardi, il a estimé que le président israélien devrait être "traduit devant la Cour pénale internationale" (CPI) de La Haye à la suite de cette attaque.

dimanche 4 janvier 2009

Hugo Chavez veut nationaliser les mines d'or




Le pétrole ne suffit plus au Vénézuela, Hugo Chavez va donc nationaliser des mines d'or. "Nous allons reprendre des concessions que de précédents gouvernements ont accordées à des gens riches", a déclaré le président vénézuélien samedi 27 décembre, qui n'en est pas à sa première nationalisation. En 2006, il avait déjà repris quatre projets majeurs de forage pétrolier.

Maintenant que le prix du baril a chuté de 70% depuis juillet, "le Venezuela doit augmenter ses revenus non liés au pétrole", a expliqué Hugo Chavez, repris par CNBC. L'or noir représente en effet 94% des exportations et plus de la moitié du budget national. Certes, les riches seront touchés par la baisse des cours. Mais pas les pauvres qui bénéficient d'une aide sociale, a précisé Hugo Chavez: "notre système social ne sera pas affecté".

L'or ne devrait pas combler pour autant les pertes liées à la dégringolade des cours du pétrole. Le Vénézuela n'a produit que 4,2 tonnes d'or en 2007 et la plupart des réserves en or sont largement sous-développées. A commencer par la principale mine du pays, Las Cristinas. Dans le collimateur du gouvernement vénézuélien, cette mine a été concédée en 2002 au canadien Cristallex pour sa mise en exploitation. Mais le ministère de l'environnement a fait arrêter les travaux en mai dernier, Las Cristinas se trouvant au beau milieu de la forêt protégée d'Imataca.

Cette déclaration d'Hugo Chavez met radicalement un terme aux nombreux conflits qui ont émaillé les relations entre le gouvernement et les compagnies minières cette année. De son côté, Cristallex n'a pas réagi. Mais la firme canadienne avait averti dans un style sybillin, le 11 décembre, qu'elle avait "reçu des informations non officielles à propos de changements à venir sur le site de Las Cristinas".

Cuba mise sur une détente graduelle avec les Etats-Unis, après l'investiture de Barack Obama




L'embargo américain contre Cuba sera-t-il remis en cause par le président américain élu, Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier ? La Havane, qui fête les 50 ans de la révolution, attribue au "blocus américain", condamné tous les ans par l'Assemblée générale des Nations unies, les problèmes de l'économie cubaine.
En 1996, la loi Helms-Burton, votée à Washington, a tenté d'entraver les relations des entreprises non américaines avec Cuba. Mais la Maison Blanche a régulièrement suspendu les mesures de rétorsion de cette loi, pour éviter des conflits avec les pays d'Europe ou des Amériques, comme le Canada.

Les Cubains importent 84 % des denrées alimentaires consommées dans l'île. En dépit de l'embargo, les Etats-Unis sont devenus leur principal fournisseur. Les exportateurs s'accommodent bien d'une situation qui limite la concurrence et leur vaut d'être payés rubis sur ongle, faute de pouvoir recourir au crédit.

En novembre, une enquête d'opinion réalisée dans le comté de Miami-Dade, coeur de la communauté cubaine de Floride, révélait pour la première fois une majorité pour la levée de l'embargo.

A cause de la loi Helms-Burton, la normalisation des relations semblait suspendue à un éventuel consensus au Congrès. En réalité, la Maison Blanche détient l'essentiel des leviers. Malgré l'inefficacité de l'embargo, sa valeur symbolique reste forte. Personne à Washington ne songe à y mettre fin sans contrepartie, comme l'Union européenne l'a fait pour les sanctions diplomatiques adoptées en 2003.

Tout en fustigeant le "blocus", La Havane mise plutôt sur une approche graduelle. La levée des restrictions aux voyages et aux envois de fonds imposées par l'administration Bush, promise par le président élu américain Barack Obama aux électeurs de Floride, serait la bienvenue. Destinée à satisfaire les Cubains-Américains, cette mesure contribuerait à maintenir le flux touristique, une des principales sources de devises, et les remesas, qui améliorent l'ordinaire d'un foyer cubain sur deux (ou sur trois, selon les estimations).

Pour "créer la confiance" entre les deux parties et engager un dialogue, La Havane espère rétablir la coopération et les contacts réguliers dans deux domaines sensibles, les migrations et la lutte contre le trafic de stupéfiants. Cuba est au carrefour des routes de la drogue.

"Une autre crise de "balseros" (boat people), comme en 1994, serait une catastrophe pour les autorités des deux pays", note le Canadien Hal Klepak, auteur d'un ouvrage sur les militaires cubains. Ces derniers accordent un crédit mitigé à la propagande récurrente sur les dangers d'une intervention américaine. Mais ils n'estiment pas moins que l'attitude des Etats-Unis pourrait changer, si La Havane perdait le contrôle de la situation.

En attendant une normalisation graduelle avec Washington, les Cubains ont infléchi leurs relations diplomatiques dans deux directions. D'une part, un resserrement des liens avec la Chine et la Russie. D'autre part, une ouverture avec l'Union européenne et un rapprochement avec l'Amérique latine.

Fidel Castro et la vieille garde orthodoxe croient que rien ne remplace les affinités idéologiques et l'antiaméricanisme partagé. En revanche, d'autres officiels pensent que la dépendance à l'égard du Venezuela peut s'avérer aussi fatale que celle entretenue vis-à-vis de l'Union soviétique, avant la chute du mur de Berlin. L'alliance entre La Havane et Caracas est liée à la présence au pouvoir du président Hugo Chavez, dont le mandat expire en 2013.