samedi 23 mai 2009

Hugo Chavez renforce la mainmise de l'Etat sur le secteur pétrolier


Le président Hugo Chavez a renforcé, vendredi 8 mai, sa mainmise sur l'industrie pétrolière vénézuélienne, prenant le contrôle d'un important chantier géré par Williams Companies, une compagnie américaine et saisissant les actifs de plusieurs sociétés de services locales.
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Le chantre de la "révolution bolivarienne"qui était la bête noire de l'ancien président américain George W. Bush, a déjà nationalisé de larges pans de l'économie du Venezuela, pays membre de l'OPEP, dans l'énergie et les télécommunications.

Jeudi soir, la compagnie pétrolière nationale PDVSA a commencé à prendre le contrôle des opérations gazières de Williams Companies. Des véhicules de l'armée ont sillonné les rues de Ciudad Ojeda, sur les rives du lac Maracaibo, où des centaines de bateaux et de chantiers navals ont été saisis.

Le parlement vénézuélien avait auparavant approuvé une loi autorisant la nationalisation d'un groupe d'entreprises du secteur. La politique de Chavez, qui a mené en 2007 dans le secteur pétrolier des nationalisations portant sur plusieurs milliards de dollars, a conduit les compagnies Exxon Mobil et ConocoPhillips à quitter le pays et a réclamer des indemnités.
La loi adoptée jeudi facilite la saisie ultérieure d'actifs d'importants prestataires comme Halliburton

dimanche 17 mai 2009

Chefs d'Etat transformés en journalistes


L’Amérique latine en temps de «guerre médiatique».

Le meilleur moyen de riposter à une presse agressive, encombrante, et parfois partisane à l'excès, c'est encore de se faire soi-même journaliste.

L'option est en vogue parmi les chefs d'État du continent latino-américain, où le contexte de «guerre médiatique» a pour beaucoup, coïncidé avec l'élection de dirigeants issus de la gauche au cours de la décennie 2000. Délestés d'une opposition assimilée, souvent à raison, au néolibéralisme des années 90, à la dépendance vis-à-vis du grand voisin nord-américain voire même à l'héritage des anciennes dictatures, ces nouvelles présidences latino-américaines n'ont pas tardé à se découvrir un nouvel adversaire: les médias. De fait, les visées d'un Hugo Chávez, d'un Evo Morales, d'un Lula et d'un (ou une) Kirchner cadraient peu a priori avec la ligne éditoriale de grands groupes de presse privés, liés à l'oligarchie traditionnelle et bénéficiaires d'une très forte concentration des médias.

Outre qu'il se pose également ailleurs, l'intérêt particulier des hommes de pouvoir pour la chose médiatique en Amérique latine n'est pas tout à fait nouveau. Il a même caractérisé un style de gouvernance avec l'ancien président Getúlio Vargas, invoquant les «travailleurs du Brésil» au début de ses discours, ou avec Juan et Evita Perón électrisant au micro les «sans-chemise» du haut du balcon de la Casa Rosada à Buenos Aires. Plus près de nous, les longues dissertations de Fidel Castro sur les ondes officielles ont cédé la place à l'heure d'Internet aux «Réflexions du compañero Fidel», en retrait du pouvoir depuis juillet 2006. Mais au moins, le Líder Maximo n'a jamais eu à craindre la concurrence d'une presse d'opposition...

Il en va tout autrement sur le reste du continent où l'appareil médiatique, audiovisuel surtout, ne s'est pas limité à la contradiction ou à la réplique contre un gouvernement et un chef d'État qui n'avaient pas ses faveurs. Eloigné quarante-huit heures du pouvoir par un coup d'Etat en 2002, dix ans après avoir tenté le sien, Hugo Chávez démocratiquement élu a essuyé dès le début de son premier mandat, le pilonnage de la presse privée. «L'innommable», le qualifiait la journaliste de radio Patricia Poleo refusant obstinément de citer son nom. «Le lieutenant-colonel Hugo Rafael Chávez Frías», a toujours annoncé à l'antenne la chaîne Radio Caracas Televisión (RCTV) comme pour cantonner l'intéressé à son passé de militaire putschiste. Le «lieutenant-colonel» saura s'en souvenir en faisant exclure RCTV des ondes hertziennes, en mai 2007, pour récupérer sa fréquence mais aussi son parc de 59 antennes relais.

Premier président indigène de son pays, Evo Morales a, lui, subi un véritable pic d'attaques racistes et d'appels aux meurtres dès le lancement de son projet constitutionnel, approuvé le 25 janvier 2009. «La guerre continue et les collas [indigènes de l'altiplano - ndlr] ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas vu le sang couler», entendait-on en 2008 sur Radio Oriental de la bouche de son propriétaire et «chroniqueur», Luis Arturo Mendivil, autonomiste acharné de la province de Santa Cruz. Parfois moqué pour ses origines nordestines, Lula s'est souvent vu rappeler au détour d'une colonne des quotidiens Globo ou Folha de São Paulo que sa formation d'ouvrier-métallurgiste ne le prédisposait guère à occuper un jour le Palais du Planalto.

C'est aussi à cette aune que l'offensive présidentielle contre les médias ou en leur sein a pris, en Amérique latine, une tournure particulière. Tous les présidents n'ont cependant pas suivi la même ligne de conduite. En milieu de premier mandat, Lula ouvre les portes du Planalto aux dirigeants des grands groupes de presse pour calmer le jeu. Son homologue argentin d'alors, Nestor Kirchner, décide au contraire de les bouder et aucune conférence de presse n'aura eu lieu à la Casa Rosada entre 2004 et 2008.

Evo Morales reçoit au Palacio Quemado, mais ne répond plus qu'aux correspondants de la presse étrangère. Mal à l'aise devant une forêt de micro et de caméras, le président bolivien préfère animer, depuis février 2009, son propre programme à la radio Kausachum coca, la station des producteurs de coca du Chaparé, elle-même liée au réseau radiophonique public Red Patria Nueva qu'il a contribué à mettre en place. A titre d'essai, précise-t-il. Rembarrant sèchement d'un «tais-toi boudin!» une journaliste du quotidien privé El Universo, le président équatorien Rafael Correa s'aménage lui aussi un espace au sein d'un service public audiovisuel qui n'existait pas avant son mandat. Pour Hugo Chávez, les fréquences sont autant de bastilles à prendre et la geste du très charismatique président bolivarien passe par une occupation médiatique presque constante.

Journaliste, professeur, animateur et parfois chanteur, Hugo Chávez fête cette année les dix ans de son propre programme dominical «Aló Presidente», où l'une de ses prestations a été jusqu'à atteindre neuf heures quarante-cinq. Mais le locataire du palais Miraflores dispose d'un autre tremplin audiovisuel, celui des «cadenas». La Loi de responsabilité sociale en radio et télévision (loi Resorte), adoptée en novembre 2004, permet en effet au gouvernement, en pratique au chef de l'État, de réquisitionner, pour ses discours en direct, tous les médias hertziens au même moment et sans limitation de durée. Publics ou privés, ces médias sont alors obligés sous peine d'amende, voire de «suspension administrative», de se connecter à la fréquence de la principale chaîne d'État, Venezolana de Televisión (VTV), qui diffuse également Aló Presidente.

Entre le 2 février 1999, date de sa première investiture, et le 19 décembre 2008, le chef de l'État vénézuélien aura parlé à l'antenne 1 816 fois pour une durée de 1 179 heures, soit l'équivalent de 49 jours pleins. La présence audiovisuelle ne lui suffisant manifestement pas, Hugo Chávez a inauguré une chronique imprimée le 22 janvier 2009. Inspirées, au moins formellement, des «Réflexions» de Fidel, les «Lignes de Chávez» tiennent à la fois du récit personnel et du compte-rendu de mandat. En février 2009, dans un style différent, Lula a lancé sa colonne «Le Président répond», vouée à paraître dans différents journaux. Le journaliste-président, ou le «caudillo médiatique» selon les cas, est aussi représenté à l'autre bord de l'échiquier politique. Tout comme son voisin Hugo Chávez, le président colombien Alvaro Uribe fait acte de présence dominicale à la télévision avec ses Consejos comunales (conseils communaux), transmis sur la chaîne publique Señal de Colombia. L'homme de la Casa de Nariño n'hésite pas davantage à ruer sur le standard d'une radio pour fustiger un journaliste qui lui déplaît.

«Traître», «menteur», «adeptes de la distorsion des faits», «terroriste»... La riposte présidentielle aux journalistes imite souvent les excès de ces derniers. En Amérique latine, la critique immaîtrisée des médias - voire la théorie du complot médiatique au nom de «la vérité» - se superpose facilement à la nécessaire volonté politique de les déconcentrer, les diversifier et les rappeler à l'éthique minimale. En Bolivie, la nouvelle Constitution avait même prévu un article selon lequel «l'information et les opinions émises à travers les médias de communications doivent respecter les principes de véracité et de responsabilité». Un tollé de la profession l'a fait amender d'une référence à «l'autorégulation» des médias eux-mêmes.

Une Constitution interdisant à la presse d'écrire parfois des bourdes serait-elle raisonnablement applicable?

mardi 12 mai 2009

Un Français accusé de complot contre Chavez


Les autorités vénézuéliennes affirment avoir déjoué une conspiration, alors que le pays est confronté à de graves difficultés économiques.

La police vénézuélienne a annoncé avoir arrêté en fin de semaine dernière un Français, Laurent-Frédéric Bocquet, et trois Dominicains, tous soupçonnés de préparer un complot contre le président Hugo Chavez. Un véritable arsenal aurait été trouvé dans l'immeuble dont est propriétaire le Français à Caracas : 13 fusils, 2 mitrailleuses, 3 carabines, des silencieux, des viseurs télescopiques, des gilets pare-balles, 5 000 cartouches, des grenades, des uniformes et 500 grammes d'explosifs. Laurent-Frédéric Bocquet s'apprêtait à quitter le pays lors de son arrestation. Il s'agirait d'un ressortissant franco-suisse résidant au Venezuela depuis une quinzaine d'années.

«Il existe un secteur de l'opposition irrationnelle de ce pays qui caresse encore l'espoir de détruire le processus révolutionnaire et qui s'est fixé pour objectif le départ du commandant-président Hugo Chavez», a accusé le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Tarek el-Aissami, pour commenter ces arrestations. Cette accusation en rappelle une autre : les autorités boliviennes avaient annoncé, mi-avril, avoir déjoué un complot contre le président Evo Morales dans la ville de Santa Cruz, à l'est du pays, où se concentrent l'opposition et les richesses du pays.

Les autorités vénézuéliennes n'ont, pour l'instant, pas dévoilé d'élément pouvant corroborer la thèse de la conspiration politique. La bande serait connue comme Los Internacionales. Si leur arsenal est impressionnant, il faut rappeler que le Venezuela est gangrené par le banditisme. Treize mille morts violentes ont été enregistrées en 2008.


Les politiques sociales fragilisées
Cette affaire est révélée alors que le président Chavez connaît actuellement des difficultés politiques et économiques. Certes, il a remporté en février dernier le référendum lui ouvrant la porte à une troisième réélection en 2012, mais l'opposition a marqué des points aux élections régionales de novembre dernier en emportant, notamment, la ville de Caracas. Face à ces difficultés, le leader bolivarien semble avoir choisi de durcir le régime. Après avoir retiré la gestion des ports et aéroports aux élus de l'opposition, les privant ainsi de ressources financières, il a créé un superpréfet pour chapeauter le maire de Caracas, Antonio Ledezma, membre de l'opposition, lui ôtant l'essentiel de son pouvoir. Enfin, il a fait inculper pour corruption Manuel Rosales, le maire antichaviste de Maracaibo, qui a obtenu l'asile politique au Pérou. L'OEA (Organisation des États américains) a inscrit, la semaine dernière, le Venezuela sur sa liste de pays qui doivent faire davantage pour défendre les droits de l'homme. «Chavez a forcé Manuel Rosales à s'expatrier, il a mis en prison Raul Baduel (un ancien allié), il a retiré tout pouvoir à Antonio Ledezma, constate Luis Vincente Leon, directeur de l'organisme de sondages vénézuélien Datanalisis. Il crée ainsi la peur pour que personne ne sorte du rang et rester le seul leader.»

Le pétrole constituant la principale ressource du pays, la baisse du prix du baril pourrait, dans les mois qui viennent, fragiliser le financement des politiques sociales du gouvernement vénézuélien. Créées à partir de 2003, elles permettent de distribuer un revenu aux plus pauvres. PDVSA, la compagnie pétrolière nationale, finance souvent directement ces actions dans les quartiers défavorisés. Avec un baril à moins de 50 dollars, certains économistes s'interrogent sur la viabilité de ces programmes, en grande partie responsables de la popularité persistante de Chavez.

vendredi 8 mai 2009

Chavez qualifie de "torchon" une résolution du Parlement européen




Le président vénézuélien Hugo Chavez a qualifié de "torchon" une résolution du Parlement européen condamnant la détérioration de la démocratie au Venezuela, ont annoncé vendredi les médias locaux.

"Ca sent le pourri (...) c'est un torchon pas un document", a tonné le numéro un vénézuélien sur la télévision publique.

Dans la résolution présentée par le Parti populaire européen (PPE) et adoptée jeudi avec 29 voix pour et une abstention, le Parlement fait part de "ses très vives inquiétudes devant la dégradation de la situation et de la qualité de la démocratie au Venezuela" qui est menacée par "l'autoritarisme croissant" du président Chavez.

La résolution a été provoquée par l'affaire du leader de l'opposition vénézuélienne Manuel Rosales, inculpé en mars pour corruption. L'ancien gouverneur du principal Etat pétrolier du pays, Sulia, se voit reprocher par le Parquet vénézuélien des cas de corruption et d'enrichissement illicite lors de l'octroi des commandes publiques.

M.Rosales, qualifiant ces accusations de politiques, a quitté d'urgence le pays pour demander l'asile politique au Pérou. L'ambassadeur vénézuélien au Pérou a immédiatement été rappelé.

"Ni le Parlement européen ni la droite européenne ne nous préoccupent outre mesure. Nous sommes libres ici et nous resterons libres. Le reste n'a aucune importance pour nous", a noté le président vénézuélien.

Alexandre Fleming, vice-ministre vénézuélien en charge de l'Europe, a qualifié de son côté cette résolution d'"attaque politique émanant de groupes de droite radicale", ajoutant que le Parlement européen n'était pas un tribunal autorisé à émettre des jugements.

"Le Venezuela ne tolérera aucune ingérence extérieure car c'est un pays indépendant", a indiqué le diplomate, ajoutant que Caracas n'envisageait pas d'"y venir" (au Parlement européen) pour "perdre son temps" en débats avec les parlementaires.

Venezuela: Hugo Chavez inaugure le premier forage de gaz



Le président du Venezuela Hugo Chavez a inauguré mardi le premier forage de gaz naturel du pays, situé à une centaine de kilomètres des côtes de l'Etat de Sucre (nord-est).

Le forage aura au départ une production de gaz de 616.000 m3 par jour mais celle-ci pourrait être portée à 1,96 million de m3 au maximum de son exploitation, a indiqué M. Chavez lors de la cérémonie d'inauguration retransmise à la télévision.

Le projet gazier, exploité par la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA), prévoit la mise en exploitation de 36 forages dans ce champ gazier dont les réserves prouvées s'élèvent à plus de 410.000 milliards de m3.

"Quand les 36 forages fonctionneront, nous devrions produire dans cette zone 2,54 milliards de pieds cubes (71 millions de m3 par jour), c'est-à-dire beaucoup plus que ce que consomme tout le Venezuela aujourd'hui", a affirmé M. Chavez.

Le gaz naturel issu de ce gisement commencera à être exporté à partir de 2013, a précisé le président de PDVSA, Rafael Ramirez.

Le Venezuela est le premier pays exportateur de pétrole en Amérique latine. L'an passé, l'or noir a représenté 90% des revenus d'exportations du Venezuela.

mardi 5 mai 2009

Virage à droite au Panama : un signal pour la gauche en Amérique latine ?




Ce dimanche 3 mai, les 2,2 millions d’électeurs panaméens étaient appelés à élire leur nouveau président, leurs 71 députés ainsi que leurs maires et conseillers municipaux. Actuellement dirigé par le social-démocrate Martin Torrijos, le pays s’apprête d’après les derniers sondages à « virer » à droite. Malgré la popularité du président sortant et la forte croissance du pays depuis plusieurs années (qui atteindrait encore 3 à 5 % du PIB en 2009), les inégalités persistantes dans un pays dont près de 30 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, semblent être l’une des principales raisons de l’avance de la droite.

Autre facteur de la vraisemblable perte des élections par le Parti révolutionnaire démocratique (PRD), le choix de la candidate social-démocrate, Balbina Herrera, ancienne ministre du logement et présidente du PRD. Perçue comme proche politiquement de l’ancien homme fort du Panama, le général Manuel Noriega qui exerça de facto un pouvoir dictatorial, et emprisonné depuis 17 ans aux Etats-Unis pour trafic de drogues et blanchiment d’argent, ses liens anciens avec la dictature et son passé d’ancienne militante anti-américaine éloignent d’elle une partie de l’électorat.
A l’inverse, Ricardo Martinelli, patron de la plus grande chaîne de supermarché du pays, Super 99 (rappelé par son mot d’ordre « l’économie, je sais comment ça marche »), rompt radicalement avec la tendance « noriégiste » et promet de contrôler les dépenses publiques et de lutter contre la corruption.
Ces élections illustrent aussi les clivages politiques en Amérique latine, depuis la nouvelle radicalisation de la gauche révolutionnaire portée par le président vénézuélien Hugo Chavez d’une part, et la montée d’une gauche plus pragmatique (dite social-démocrate), incarnée par le président brésilien Lula da Silva et la présidente du Chili, Michelle Bachelet, d’autre part.
Cependant, entamé depuis près d’une décennie, le tournant à gauche opéré par les tenants d’un discours et d’une politique modérés pourrait bien connaître les premiers signes de son essoufflement, la droite reprenant vraisemblablement l’avantage au Brésil comme au Chili. La gauche radicale – au Venezuela, en Bolivie et en Equateur – a su au contraire pour l’heure remporter les défis électoraux de ce début 2009.

Panama :Un milliardaire pour assurer l’avenir


Ricardo Martinelli, milliardaire à la tête de la plus grande chaîne de supermarchés du pays, vient de remporter la présidence du Panamá avec une large avance sur la candidate social-démocrate Balbina Herrera, représentante du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) sortant. Il a obtenu 61 % des voix contre 37 % pour sa rivale, tandis que le troisième candidat, l’ancien président Guillermo Endara, n’a rassemblé que 2,6 % des suffrages. Le Panamá vient ainsi de contredire la tendance latino-américaine des dernières années, qui ont vu se succéder les victoires de la gauche sur tout le continent.

Ricardo Martinelli a désormais pour tâche de mener à bien les travaux d’élargissement du canal de Panamá qui, pour quelque 4,3 milliards d’euros, doivent permettre de doubler la capacité de circulation sur cette voie transocéanique. Préoccupés par la crise économique et la montée de la délinquance, les Panaméens se sont rendus aux urnes pour désigner le successeur du social-démocrate Martín Torrijos. Ricardo Martinelli, plébiscité par les plus défavorisés, était donné favori dans tous les sondages.

Outre le président et le vice-président, les Panaméens ont également élu 71 députés à l’Assemblée nationale, 75 maires et les représentants des 623 corregimientos [subdivisions territoriales] pour cinq ans. Le Tribunal électoral fait état d’une participation de plus de 75 % pour ce quatrième scrutin organisé depuis la chute du dictateur Manuel Noriega [en 1989]. Ricardo Martinelli entrera en fonctions le 1er juillet, et c’est au cours de son quinquennat que doit s’achever l’élargissement du canal. Les deux principaux candidats s’étaient présentés en défenseurs de ces mégatravaux qui doivent créer 5 000 emplois directs. Le canal est le moteur de l’économie panaméenne, très tournée vers les services. Cependant, au cours des derniers mois, la crise économique a infléchi le trafic maritime mondial, jetant le projet dans l’incertitude. En juillet sera lancé l’appel d’offres pour la conception et la construction des nouvelles écluses, qui représentent 55 % du budget total des travaux.

San Miguelito, une banlieue ouvrière de la capitale, Panamá, a eu Balbina Herrera pour maire. Nombre d’anciens sympathisants se sont détournés de la candidate du PRD, jugée responsable de la forte inflation et décriée pour ses liens avec Noriega. Balbina Herrera a eu de nombreux problèmes avec Washington. Ceux-ci ont commencé lorsqu’elle a pris la tête des manifestations de 1989 contre la visite de George Bush père après l’intervention militaire américaine qui a provoqué la chute du dictateur. Ricardo Martinelli s’est engagé à augmenter les dépenses publiques, avec la construction d’un métro dans la capitale, et à favoriser l’accession à la propriété des plus pauvres pour soutenir le secteur du bâtiment en plein essor. Le Panamá est en plein bouleversement. Les travaux d’élargissement du canal ont relancé l’économie et ouvrent des perspectives prometteuses. Les incitations économiques, la bonne desserte aérienne (la compagnie panaméenne Copa offre des vols vers toutes les grandes villes du continent), le dollar, la stabilité politique et le climat se sont conjugués pour inciter de nombreux Colombiens, Américains et Vénézuéliens à venir au Panamá pour investir, voire s’y installer.

La croissance enregistrée ces dernières années par ce petit pays d’Amérique centrale a séduit des milliers d’entrepreneurs. Selon certaines sources, le Panamá serait même la nouvelle Miami, accueillant des milliers d’étrangers, travailleurs, hommes d’affaires ou retraités. Depuis six ans, le pays est d’ailleurs classé numéro un sur la liste des meilleures destinations pour retraités réalisée par le magazine américain International Living. Les facilités d’investissement et d’installation suscitent d’ailleurs aussi des problèmes, notamment la montée de la criminalité organisée et du trafic de drogue. Selon les chiffres officiels, sur la période allant de 2004 au 31 mars 2009, 45 000 étrangers ont obtenu des papiers de résident au Panamá, dont 45 % de Colombiens (11 400), 12 % d’Américains (5 403), 9 % de Chinois (4 174), 7 % de Vénézuéliens (3 065) et 5 % de Dominicains (2 068). Les permis de résidents sont une source de revenus non négligeables pour l’Etat, qui a ainsi engrangé 3,5 millions d’euros au premier trimestre 2009.

dimanche 3 mai 2009

Essoufflement de la gauche modérée en Amérique latine?


"Il ne m'inspire pas du tout" dit le milliardaire panaméen Ricardo Martinelli à propos du président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine. Par contre, le président conservateur de la Colombie voisine, Alvaro Uribe, est à ses yeux "un grand type". Ricardo Martinelli étant le net favori de l'élection présidentielle, le Panama social-démocrate pourrait mettre sans complexe ce dimanche le cap à droite.

A noter qu'au Chili, pays symbolique s'il en est de la nouvelle gauche latino-américaine, les sondages actuels, peut-être prématurés, pronostiquent pour l'élection présidentielle du 11 décembre la victoire d'un autre milliardaire, Sebastian Piñera. Et au Brésil du socialiste Luiz Inacio Lula da Silva, la droite a également le vent en poupe, du moins provisoirement, pour la présidentielle de 2010. Premiers signes d'essoufflement dans l'ample course à gauche entamée par l'Amérique latine il y a une décennie?

Si c'était le cas, il faudrait aussitôt préciser que le Panama, le Chili et le Brésil relèvent de ce qu'il est convenu d'appeler la gauche modérée et que la gauche radicale, elle, maintient le rythme. Les présidents Evo Morales (Bolivie), Hugo Chavez (Venezuela) et Rafael Correa (Equateur) ont en effet largement dominé en ce début 2009 leurs derniers rendez-vous avec les urnes.

Aux correspondants de la presse étrangère, Ricardo Martinelli, 57 ans, disait le 1er mai "Je ne suis ni de gauche ni de droite", mais plutôt partisan de "politiques concrètes" pour en finir avec la pauvreté et la corruption. Néanmoins, la carte de visite du milliardaire n'est pas neutre. Il préside les Supermarchés 99, la Centrale sucrière La Victoria, la fabrique de plastiques Plastigol et la société d'importations Ricamar. Il dirige aussi Gold Mills de Panama, Global Bank, Panasal S.A., Televisora Nacional de Panama, Direct TV, Desarrollo Norte S.A., etc. Certains l'appellent le Berlusconi panaméen.

Maintenir "les excellentes relations" avec les deux principaux investisseurs étrangers au Panama, "la mère patrie" (l'Espagne) et les Etats-Unis, domine la vision internationale du favori de la présidentielle et de sa coalition Alliance pour le changement (AC).

Ricardo Martinelli est crédité dans le dernier sondage de 55% des intentions de votes, contre 41% à la sociale-démocrate Balbina Herrera et 4% à l'ex-président conservateur Guillermo Endara. Outre leur président, les 2,2 millions d'électeurs panaméens, sur un total de 3,4 millions d'habitants, éliront aussi les 71 députés de l'Assemblée nationale, ainsi que leurs maires et conseillers municipaux. Le mandat de tous les élus sera de cinq ans.

Métisse née dans un quartier marginal, fille d'une femme de ménage, poussée vers la politique par un nationalisme teinté d'antiaméricanisme, ex-ministre du Logement du président sortant Martin Torrijos (fils du défunt général dictateur Omar Torrijos) et présidente du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) actuellement au pouvoir, Balbina Herrera, ingénieur agronome de 54 ans, est théoriquement l'antithèse de Ricardo Martinelli. D'autant qu'elle représente la gauche de ce PRD affilié à l'Internationale socialiste.

Mais elle défend le libre marché, ne s'oppose pas à l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis et s'accommode de la prédominance du dollar, aussi légal au Panama que la monnaie officielle, le balboa. Malgré la pauvreté qui frappe encore 30% de la population, une réalité qui favorise le changement prôné par Ricardo Martinelli, la politique semble en fait avoir du mal à s'ancrer résolument à gauche dans un pays dont les trois quarts du PIB (produit intérieur brut) sont assurés par les services bancaires, commerciaux, touristiques et maritimes.

Grâce surtout à son célèbre canal qui relie stratégiquement les océans Atlantique et Pacifique, canal en plein travaux d'élargissement, le Panama est la plus puissante économie et le plus important centre financier d'Amérique centrale. Son taux de croissance moyen au cours des cinq ans de la législature sortante est proche de 9%. Malgré la crise planétaire globale, il devrait surpasser 4% en 2009. Le PIB par habitant, 6.406 dollars (estimation 2008), est le plus élevé de la région. Il n'empêche que lors du défilé du 1er mai, à Panama City, des pancartes portées par les travailleurs clamaient "Le pays se porte bien, mais nous allons mal".

Pourquoi Balbina Herrera est-elle dominée dans les sondages par le milliardaire Ricardo Martinelli? Pour ses "péchés du passé" répond, interrogé par l'agence espagnole EFE, le cardiologue et chroniqueur politique Daniel Pichel. Selon lui, la candidate du PRD est "un visage du gouvernement de la dictature et le Panama ne l'a pas oublié".

Contrairement au président sortant Martin Torrijos, héritier de la popularité de son père qui négocia avec le président américain Jimmy Carter la restitution du canal de Panama, Balbina Herrera serait en effet identifiée au secteur "noriéguiste" du PRD. Elle soutint le général Manuel Noriega, homme fort du pays après la mort de Torrijos-père. Sans être constitutionnellement chef de l'Etat, Noriega exerça de facto un pouvoir dictatorial. Allié des Etats-Unis pendant la guerre froide, il tomba en disgrâce à Washington pour son implication dans le trafic de stupéfiants. Expulsé du pouvoir en 1989 par l'armée américaine, l'ex-général fut condamné et emprisonné aux Etats-Unis. Sa peine s'est achevée le 9 septembre 2008, mais Noriega, âgé de 73 ans, est maintenu en détention en Floride dans l'attente de l'octroi ou non de son extradition en France. Il est accusé d'avoir déposé dans les années 1980, sur des comptes de banques françaises, environ 3,15 millions de dollars issus du trafic de cocaïne.

Il y a un an, "il était impensable de croire que le PRD pourrait perdre les élections, mais ce parti s'est tiré un coup de feu dans la tempe en choisissant Balbina [comme candidate à la présidence du Panama]" estime Roberto Eisenman, journaliste et fondateur du quotidien panaméen La Prensa. Lui aussi croit que la candidate du PRD est victime de son image "noriéguiste".

Panama: le milliardaire Martinelli vainqueur de la présidentielle


Le milliardaire Ricardo Martinelli, candidat de la coalition de droite, a été proclamé dimanche soir vainqueur de l'élection présidentielle au Panama, où les électeurs n'ont pas voulu maintenir un social-démocrate au pouvoir.

Le président du tribunal électoral panaméen Erasmo Pinilla a annoncé la nouvelle par téléphone à l'homme d'affaires, estimant qu'après dépouillement de 43,68% des suffrages lui donnant la victoire avec 61% des voix il était le "vainqueur indiscutable", du scrutin, une conversation diffusée publiquement par le tribunal dans un centre de presse.

L'annonce est intervenue à peine deux heures après la fermeture à 16h00 (21h00 GMT) des bureaux de vote.

Quelque 2,2 million d'électeurs sur 3,3 millions d'habitants étaient appelés à se rendre aux urnes pour élire l'ensemble de leurs représentants et leur président, qui dirigera pour cinq ans ce petit pays stratégique par où transite 5% du commerce mondial.

Le candidat de l'"Alliance pour le changement" a convaincu ses concitoyens d'opérer un virage à droite, après cinq aux pouvoir du social-démocrate Martin Torrijos, pourtant très populaire. Agé de 57 ans, Ricardo Martinelli, qui a bâti sa fortune en créant une chaîne locale de supermarchés, a fait campagne en insistant sur les inégalités de ce pays où le lancement en 2007 des travaux d'élargissement du canal de Panama n'a pas profité à tout le monde.

En dépit d'une croissance qui devrait encore atteindre 3 à 5% en 2009, près de 28,6% de la population panaméenne vit sous le seuil de pauvreté et 11,7% dans un état d'extrême pauvreté. Les sondages donnaient largement favori l'homme d'affaires dès avant le scrutin, avec une avance de 11 à 16 points sur la candidate sociale-démocrate Balbina Herrera, de 54 ans.

A la mi-journée, l'Organisation des Etats américains (OEA) a estimé que le scrutin se déroulait normalement. "Notre jugement est très positif concernant l'organisation" de ces élections et "l'attitude du peuple panaméen", a déclaré le chef de la mission d'observation électorale de l'OEA José Octavio Bordon.

Ricardo Martinelli a promis de baisser le prix des aliments de base. Il a promis une retraite de 100 dollars mensuels pour les personnes âgées de plus de 70 ans qui n'ont pas d'assurance privée, et la construction d'un métro qui mettrait fin aux problèmes de circulation dans la capitale. Il a enfin assuré qu'il contrôlerait les dépenses publiques et jetterait en prison les corrompus.

Chavez demande du concret à Obama




Le président vénézuélien Hugo Chavez a invité vendredi Barack Obama à traduire dans les faits les bonnes intentions qu'il a affichées à l'égard de l'Amérique du Sud. Fervent pourfendeur de l'"empire" américain, Chavez, qui a serré la main de son homologue américain, le mois dernier, au sommet des Amériques, s'est montré moins virulent depuis son arrivée à la Maison blanche. "Il dit qu'il est là pour faire changer les choses (...) Les discours et les sourires ne suffisent pas, il faut du concret", a-t-il lancé vendredi à l'occasion du défilé du 1er-Mai. "Si le président Obama ne lève pas cet embargo contre le peuple cubain, alors tout n'est que mensonges, ce n'est qu'une vaste farce et l'empire est toujours là, menaçant", a-t-il poursuivi.

Les Cubains de Miami, entre enthousiasme et scepticisme



La communauté des exilés a applaudi des deux mains l'assouplissement des sanctions contre Cuba annoncé par Barack Obama. Mais elle reste divisée sur la tactique à employer pour que l'île devienne un pays libre et démocratique.


Tessie Aral a senti le vent tourner dès le mois de mars, en embauchant trois recrues, pour lui prêter main forte. Directrice d'ABC Charters, l'une des agences de voyage de Miami à organiser des liaisons avec Cuba, son téléphone n'arrête pas de sonner depuis la décision de Barack Obama d'assouplir l'embargo en vigueur depuis 1962, en autorisant les Américains d'origine cubaine à se rendre librement dans l'île caraïbe. «Pour nous, c'est évidemment une très bonne décision. Nous nous y attendions, mais pour la plupart de nos clients, c'était une vraie surprise», explique-t-elle. «Des personnes de tous âges nous appellent pour connaître les prix et les conditions de voyage pour une semaine ou deux, pas plus pour l'instant», ajoute Tessie Aral. Pour un aller-retour Miami-La Havane cet été, il faut en moyenne compter 400 dollars par personne.

Comme la plupart des exilés récents, Didier Rivero, chauffeur de taxi qui vit depuis 10 ans à Miami, ne se pose même pas la question. «Bien sûr que je vais en profiter pour aller voir ma famille !» Dès qu'il le pourra le jeune homme parcourra donc les 360 kilomètres qui le séparent de Cuba.

Outre la possibilité de s'y rendre une fois par an, au lieu d'une fois tous les trois ans sous Bush, le million et demi d'Américains-Cubains peut aussi désormais envoyer sans limitation de l'argent aux proches restés sur l'île.

«Tout ce qui peut bénéficier financièrement aux Cubains finira par affaiblir le pouvoir du régime, et permettra à la population de s'en émanciper», estime Carlos Saladrigas, PDG du Cuba Study Group, un aréopage d'hommes d'affaires américano-cubains, basé à Miami.

Mais même si 67% d'Américains-Cubains - pourtant traditionnellement ralliés à la cause républicaine - déclarent avoir une opinion favorable de Barack Obama*, après cette annonce de l'assouplissement de l'embargo, tous ne sont pas prêts à s'impliquer dans l'avenir de l'île. «De nombreux exilés, qui refusent de s'adapter au changement, sont en train de laisser passer le coche et ne feront rien pour le futur de Cuba. D'autres en revanche sont vraiment en train de s'engager de diverses manières pour participer à l'inévitable processus de transition qui se profile. C'est maintenant que de nombreux Américains-Cubains doivent faire leur choix : devenir des atouts pour cette transition plutôt que des obstacles», ajoute Carlos Saladrigas.

«Qu'ils soient communistes, moi, ça m'est égal !»

Dans ce paysage d'opinions et d'expériences, Lazaro Hernandez compte plutôt parmi les sceptiques. Vendeur de cigares depuis 30 ans sur la Calle Ocho, centre névralgique de Little Havana à Miami, il n'a qu'un seul mot à la bouche : «déséquilibre», entre la concession des Etats-Unis et l'immobilisme du régime cubain. Même s'il salue timidement la décision d'Obama, pas question d'aller «là-bas». «Je ne vais quand même pas retourner dans un pays où les miens n'ont pas de liberté d'expression, doivent reverser ce qu'ils gagnent au régime et risquent d'être emprisonnés pour un rien !», s'emporte ce cinquantenaire. «Et ce n'est même pas une question de régime, qu'ils soient communistes, moi, ça m'est égal !»

Jaime Suchlicki partage ce constat, mais pour lui, un changement de régime est un préalable à toute avancée. «Il faut que Cuba fasse des concessions significatives, et pas seulement libérer une dizaine de prisonniers politiques. Je parle de changer le système politique, le système économique et de respecter les droits de l'homme», insiste le directeur de l'Institute for Cuban & Cuban-American Studies. «Si les Cubains font cela, alors l'embargo sera immédiatement levé», assure cet analyste respecté. (Voir son interview vidéo ci-dessous)

Changement politique ou pas, l'avenir de Cuba ne monopolise pas les conversations de tous les exilés. Pour certains, la rupture est bel et bien consommée. Au Versailles, QG de la communauté cubaine de Miami, Carlos déguste son déjeuner dominical en famille. Au menu : le traditionnel riz et haricots noirs. Mais en dehors des spécialités culinaires, ce quarantenaire à l'aise n'a guère plus d'attachement à Cuba. «Ma vie est ici maintenant», explique-t-il, tout en déplorant que son propre fils de 5 ans ne parle pas un mot d'espagnol.

Quant au grand-père, exilé depuis plus de trente ans, il hoche la tête simplement en guise de «no», comme horrifié par cette idée farfelue de se remettre les pieds sur ses terres natales. De retour de croisière en Asie, toute la famille est à l'unisson sur le sujet, mais n'hésite pas à faire la promotion de la République dominicaine voisine. «Vous devriez y aller, c'est vraiment magnifique. C'est aussi beau qu'à Cuba, mais vous savez, sans le régime…»

*67% des Américano-Cubains ont une opinion favorable de Barack Obama, à en croire un sondage de l'institut Bendixen & Associates qui ausculte cette communauté depuis 25 ans.

Caracas ne veut pas "s'immiscer" dans la guerre contre les FARC




Le Venezuela ne veut pas s'impliquer dans le conflit armé colombien. Le président Hugo Chavez l'a encore répété vendredi 1er mai. "Ce n'est pas notre guerre et nous n'allons pas nous y immiscer", a-t-il expliqué. Cette déclaration intervient après la mort de huit soldats colombiens, tués mercredi dans le département frontalier de la Guajira, lors d'une embuscade tendue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Bogota a demandé la collaboration de Caracas pour capturer les guérilleros qui auraient trouvé refuge en territoire vénézuélien.
A La Havane, où il se trouve en visite, le ministre vénézuélien des relations extérieures, Nicolas Maduro, avait, jeudi 30 avril, assuré la Colombie du soutien de son gouvernement.